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OTAN: Non à la fin de
la singularité
française
par Pierre Pascallon
Le président de la
République, Nicolas Sarkozy, a décidé le retour de la France dans le
commandement intégré de l’OTAN dont le général de Gaulle s’était
résolu à sortir en 1966. Pour persuader l’opinion que cette
réintégration est le « bon choix », le chef de l’Etat et les
responsables français – on pense notamment aux développements sur ce
thème dans le nouveau « Livre Blanc » – avancent essentiellement
deux arguments liés, dont on va voir qu’ils sont loin d’emporter une
pleine adhésion.
La
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Le n°5 de
Libres
La revue de la pensée
française
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Vers un vaste
marché
euro-américain
L'action de la Fondation
Bertelsmann
par Pierre Hillard
La création d’un grand marché transatlantique pour 2015 est la
grande ambition des dirigeants bruxellois. Après la visite du Président
Obama en Europe, lors du sommet UE/Etats-Unis, le parlement européen en
a profité pour adopter une résolution le 26 mars 2009 appelant à réussir
ce marché transatlantique. Il est même appelé à un « renforcement de la
coordination entre les institutions monétaires européennes et
américaines »[i].
En fait, ces affirmations ne sont que la suite logique des travaux
en amont de la Fondation Bertelsmann. L’ambition est d’aboutir à un
seul marché unique transatlantique...
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Feu vert
pour les Grandes guerres
par
Pierre-Marie Gallois
Depuis la possession
partagée des armements nucléaires, les « Grandes guerres » opposant
les combattants par millions et les armes lourdes par centaines de
milliers relèvent, fort heureusement, de l’Histoire. Cependant, les
impérialismes demeurent et les industries d’armement leurs
fournissent les moyens matériels du combat, mais un combat figé bien
avant de monter aux extrêmes de la violence de crainte...
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Keynes peut-il nous
sauver?
par Pierre Pascallon
On assiste avec la crise
géante 2007-2008 au grand retour en grâce de Keynes (1883-1946). Oui,
l’auteur de « La théorie générale » est réhabilité et avec lui sont
légitimés à nouveau l’Etat et l’intervention publique, « l’appel » à l’Etat
qui doit être économiquement et socialement actif, garant de la
croissance économique et de la stabilité sociale, capable pour ce faire
de pratiquer systématiquement des politiques de stabilisation
discrétionnaire pour tenter d’atteindre le niveau de la demande globale
compatible avec le plein emploi sans inflation. La
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Maurice
Druon, de cape et d'épée
La France est un roman
qui a été
par Raphaël Dargent
« L'histoire est un roman
qui a été. » Cette citation des frères Goncourt, placée en exergue du
premier tome des Rois maudits, résume assez bien le personnage
que fut Maurice Druon, homme de lettres et homme d’histoire, homme de
France, grand Français tout simplement. C’est par ce biais là, la
lecture des Rois maudits, vaste fresque sur les derniers
Capétiens directs, lignée qui s’éteint avec Charles IV le Bel, que j’ai
découvert, comme beaucoup d’autres de mes compatriotes – quand j’y pense
en l’écrivant, le mot compatriote, si désuet et pourtant si beau,
ne convient peut-être plus mais qu’importe : je l’écris encore pour
Druon – que j’ai découvert donc celui qui vient de disparaître...
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Georges
Clemenceau
ou la République
combattante
Entretien avec
Samuël Tomei
Raphaël Dargent.
- L’Histoire a retenu trois grandes figures républicaines de la fin du
XIXe et du début du XXe siècles : Gambetta, Ferry
et Clemenceau. Pouvez-vous nous expliquer les différences politiques
entre les trois hommes ?
Samuël Tomei. - Tous trois, opposants sans concessions au Second
Empire, visaient un même but : installer la République de façon durable
une fois Napoléon III déchu. Mais si leur idée de la République était
peu ou prou semblable – elle était si belle sous l’Empire…–, ils
divergeaient quant aux moyens pour instaurer des institutions stables.
Gambetta était le héraut du radicalisme...
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Le
duc de Richelieu,
homme d'Etat modèle
par
Daniel de Montplaisir
Après les
Cent-Jours, sentant son trône branlant, Louis XVIII se résolut à
faire appel aux deux politiciens les plus roués de l’époque : Fouché
et Talleyrand : « le vice appuyé sur le bras du crime » selon la
célèbre « vision d'horreur » de Chateaubriand. La France, au bord
de la ruine, du dépeçage et de la guerre civile, s’acheminait vers
le chaos. L'été 1815 fut l'un des pires notre Histoire. Les armées
alliées investissaient le territoire national sur fond de pillage et
d'anarchie. Les élections des 14 et 21 août envoyèrent à la Chambre
une forte majorité d'ultraroyalistes ...
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Napoléon III et les "Républicains"
Le cas Victor Hugo
par David Saforcada
Au lendemain
du Deux-Décembre, les chefs républicains durent aller planter leurs
tentes ailleurs … Ledru-Rollin, Félix Pyat, Victor Hugo, passèrent
en Belgique où ils furent à l’aise pour insulter le gouvernement
sorti de la volonté nationale et l’Empereur, à qui la France,
librement, et avec enthousiasme, confiait ses destinées. Un
homme : Victor Hugo, par son nom et son influence, encore
aujourd’hui, domine la foule des proscrits. Nul ne songe à contester
le génie littéraire de celui qui chanta l’épopée napoléonienne et
qui éveilla dans l’âme populaire un sentiment ...
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L'identité française?
Histoire, culture, langue!
Rencontre avec
Paul-François Paoli
Raphaël Dargent. –
La question de l’identité est au centre de votre réflexion d’auteur et
au coeur de votre dernier essai, La France sans identité publié
aux éditions Autres temps. Selon vous – mais nous partageons cette idée
– des papiers ne peuvent suffire à faire des Français ; encore faut-il
posséder l’essentiel qui est d’ordre culturel. Être français, c’est tout
un programme qui ne passe que par l’affirmation assumée d’un héritage
historique, littéraire, religieux aussi, multiséculaire, fait
d’expériences diverses et parfois contradictoires. Mais une telle
conception est-elle tout simplement...
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Devenir
écrivain
A propos de Richard Millet
par Jean-Gérard Lapacherie
Ce
serait faire un contresens et passer à côté de ce qui fait la force de
ce récit que de le réduire à une longue méditation sur le choc des
civilisations ou à une narration relative à la guerre du Liban
(1975-1976) et de juger, comme semblent l’avoir fait les quelques
journalistes, que la peur d’en rendre compte n’a pas paralysés, cette
Confession négative à partir de l’avertissement, que l’auteur
ou son éditeur ou, d’un commun accord, l’auteur et son éditeur, ont
publié page 8, au dos de la page de titre et en regard de la page des
exergues (une de l’Apocalypse, l’autre de Flaubert), à savoir : « les
propos tenus par certains personnages en 1975-1976, dans le cadre de la
guerre civile au Liban, ne reflètent en rien la pensée...
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L'éternelle
trahison
par Raphaël Dargent
« Plus que
jamais, il me fallait donc prendre appui dans le peuple plutôt que
dans les "élites" qui, entre lui et moi, tendaient à s’interposer. »
« Voilà bien la phrase-clé de ce destin », résume François Mauriac
dans son De Gaulle, alors qu’il cite le Général. Nulle autre
citation ne peut dire mieux en effet la relation qu’entretint de
Gaulle avec les élites, ou prétendues telles, à partir du 18 Juin
1940. Relation difficile à tout le moins lorsqu’il s’agit des élites
politiques qui le plus souvent ne comprendront pas le personnage
historique qu’était de Gaulle et s’opposeront à lui. Bien sûr,
encore faut-il distinguer parmi les élites et faire, comme nous y
invite Serge Bernstein dans son introduction, la part des choses
entre celles, administratives et militaires, pour lesquelles de
Gaulle avaient une affection réelles, celles, économiques et
intellectuelles,
...
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La fête des Mères
par Hadrien Frank
La
fête des mères est le fruit d'une très longue tradition. Dans
de nombreuses civilisations et depuis très longtemps, on relève de
nombreuses traces de ce culte de la mère de famille.
Au IVe siècle avant Jésus-Christ, on la
célébrait déjà et lui offrait cadeau. Napoléon avait en tête de
d'instituer chaque année au printemps "une grande fête aux mérites
des mères, des enfants de la famille" car, disait-il, "c'est à ma
mère que je dois tout." Cette coutume nous est transmise dans
l'histoire moderne en 1917 par l'intermédiaire des soldats
américains puisque c'est le premier ou deuxième dimanche de mai
qu'est fêtée aux USA le "Mother day".La suite...
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Les paysages
ferroviaires
à l'abandon
par Jean-Gérard Lapacherie
Dans
l’ensemble des paysages français ou de paysages dont on peut dire
qu’ils sont spécifiques de la France, la définissant en quelque
sorte pour ce qui est de la perception que l’on peut en avoir, par
exemple ceux, d’une diversité extrême, de toutes les régions de
France et même de ce que les géographes, à la fin du XIXe siècle,
appelaient les pays de France ou les petits pays, parfois réduits au
territoire d’un canton, paysages marins, de montagne, de campagne,
urbains, de routes ombragées, de canaux, d’autoroute, de forêts,
paysages qui varient suivant les espèces dont la forêt est composée
(pins maritimes, pins d’Alep, sapins, mélèzes, feuillus, hêtres,
châtaigniers, chênes, etc.), les paysages ferroviaires occupent une
place à part, au moins pour deux raisons.
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François Cahen««
1918 - Forteresses
Bayol, 2009.
Octobre 1918. Les Alliés
ont percé le front des Balkans. les forces des Puissances Centrales
s'effondrent. Coupée du gros de l'armée, coupée du monde, une
colonne de soldats austro-hongrois reflue vers le nord. autour d'eux:
les montagnes et les maquisards serbes; derrière eux: un détachement
franco-grec lancé à leur poursuite; devant eux: l'espoir d'un asile;
parmi eux: le colonel Alugilać, officier d'élite de l'armée impériale,
héros de la guerre, et le soldat Nielk, lâche, taciturne, cynique.
n
Voilà un jeune auteur qui
se lance dans le roman historique avec talent et avec souffle !918-
Forteresses est une très belle fresque sur la fin d'un monde,
celui de l'Autriche-Hongrie, et le commencement d'un nouveau ...
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L'Argent
et la prostitution
du monde moderne
Citation de Charles
Péguy
Je l’ai dit depuis
longtemps. Il y a le monde moderne. Ce monde moderne a fait à l’humanité
des conditions telles, si entièrement et si absolument nouvelles, que
tout ce que nous savons par l’histoire, tout ce que nous avons appris
des humanités précédentes ne peut aucunement nous servir, ne peut pas
nous faire avancer dans la connaissance du monde où nous vivons. Il n’y
a pas de précédents. Pour la première fois dans l’histoire du monde les
puissances spirituelles ont été toutes ensemble refoulées non point par
les puissances matérielles mais par une seule puissance matérielle qui
est la puissance de l’argent.
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