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L'Argent
suite... (et fin?)
Esprit français contre esprit
bourgeois
par Raphaël Dargent
Impossible de
trouver une place, j’ai beau tourner et retourner dans les allées
numérotées, je ne vois nulle place pour ma petite voiture. C’était bien
la peine d’agrandir ce parking ! Après cela, on dira que les Français ne
consomment plus ! Et c’est ainsi tous les jours de la semaine ; bientôt
jusqu’au dimanche et aux jours fériés, que les clients réclament. Ils
veulent acheter tous les jours que le bon Dieu fait, même le septième,
celui pourtant où il se reposa de tant de labeurs.
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Traité
de Lisbonne
La sanction
démocratique irlandaise
par Laurent Dauré et
Dominique Guillemin
Le 12 juin, le peuple
irlandais a rejeté le traité de Lisbonne par 53,4 % des voix. Sa
Constitution l’obligeant à organiser un référendum, l’Irlande fut le
seul pays de l’Union où purent s’exprimer les enjeux du processus
d’intégration à l’œuvre malgré l’échec du Traité Constitutionnel
Européen en 2005. Le
"non" irlandais ne doit pas être interprété comme un refus isolé, il
s’inscrit au contraire dans la continuité des "non" français et
néerlandais. Les aveux de nombreuses personnalités européennes en
attestent. Valéry Giscard d’Estaing, architecte en chef de la
Constitution, avait lui-même affirmé que le « mini-traité » a le même
contenu que le texte précédent. Ainsi, « La substance de la
Constitution est maintenue. C’est un fait » (Angela Merkel).
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Pour une Europe
combattante
Rencontre avec
Jean-Paul Baquiast
Raphaël
Dargent. - L’Europe n’en a pas fini d’agiter nos esprits et de
provoquer nos enthousiasmes ou nos colères. Cher Jean-Paul Baquiast,
votre livre « L’Europe et le vide de puissance » mérite toute notre
attention et même si je n’en partage pas bien des vues, l’éclairage
qu’il donne est loin d’être dénué d’intérêt. Je crois que nos
divergences ici exprimées peuvent enrichir le débat. Face aux défis du
monde d’aujourd’hui, et a fortiori du monde de demain, face à
l’hypothèse d’une crise systémique majeure d’ordre climatique,
économique, démographique – crise de moins en moins improbable – vous
estimez que « la France seule ne pourra prendre que des mesures
mineures. Le niveau européen est le seul adéquat en ce sens. ». En
quelque sorte, selon vous, nous n’avons plus le choix : la France n’a
plus les moyens de mener sa propre politique ; il faut l’Europe ?
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Que
faut-il penser
des pôles de compétitivité?
par Pierre Pascallon et
Pascal Hortefeux
On sait que le
Gouvernement a décidé de faire évaluer les 71 pôles de compétitivité
existants, fin 2007, par un consortium de cabinets d’audit qui doit
rendre son rapport à l’été 2008.
On vaudrait
s’autoriser, ici, à juger cette démarche initiée par les Pouvoirs
Publics en 2005 afin - face aux phénomènes de désindustrialisation
et de délocalisations liés à la mondialisation - de favoriser au
mieux, chez nous, l’innovation technologique dans les secteurs à
très forte valeur ajoutée. Tout le monde s’accorde d’abord à
reconnaître un certain nombre de mérites à ces pôles de
compétitivité.
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Le
chef des armées
est en réalité un chef
désarmeur
par Pierre-Marie
Gallois
C’est dans le cadre
d’une situation du monde bien différente de celles dont l’Histoire nous
laisse des traces, que nous vivons. Amplifiée par l’évolution des
techniques, la mondialisation des échanges, personnes, biens, services,
exerce à la fois ses bienfaits et ses méfaits.
Certes, depuis un
demi-siècle le monde, dans l’ensemble, s’est enrichi, les niveaux de vie
ont été améliorés, de vastes portions de l’humanité sont sorties de la
misère. Mais les bénéfices moraux et matériels de cette frénésie de
travail, de production, et de consommation, sont de plus en plus
inégalement répartis.
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De l'éducation
à l'ère du zapping
par
le docteur G
L'une des questions les plus fréquentes dans les forums relatifs à
l'enfance sur internet concerne la présence de la télévision dans
l'univers familier des bambins de moins de deux ans. La télévision est
le vecteur de variété le plus puissant que l'on puisse imaginer, or nous
venons de voir que la variété peut être source de déséquilibre et de
rejet. Le
zapping aux Etats-Unis commence à neuf mois, et les chiffres de
fréquentation de la télé jusqu'à deux ans s'établissent ...
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Contre
les faux dieux
et les morales
usurpées
Rencontre avec
Arnaud Teyssier
Raphaël DARGENT. –
Votre biographie, Charles Péguy, une humanité française, est tout
à fait particulière. Plutôt que de vous attacher dans le détail à la
chronologie de la vie de l’écrivain, vous retracez son parcours
intellectuel et spirituel en nous brossant un riche tableau de son temps
où l’on croise d’autres grands – et moins grands – esprits, tels Barrès,
Maurras, France, Herr, Bergson, Lotte, Reinach, Halévy, Maritain, Benda,
Gide, Renan, Sorel, Waldeck-Rousseau, Jaurès. Vous nous conviez ainsi à
un bain salutaire dans cette période d’effervescence patriotique et
socialiste.
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Le Quatre Septembre
1870
Un "crime de lèse-patrie"
par David Saforcada
Quelque redoutable que
soit l’ébranlement révolutionnaire, tant par lui-même que par ses
conséquences, le bouleversement peut en être absout lorsque par
certaines novations salutaires ou par la suppression de graves abus il
compense les maux qu’il a entraînés. Il est rare qu’une révolution
n’engendre que ravage et destruction, il faut pour cela, qu’au lieu
d’avoir été préparée par le cours naturel des évènements, elle ne relève
que du choc de passions criminelles ou antipatriotiques.
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Assumer
l'héritage royal
Rencontre avec Xavier Cheneseau
Raphaël Dargent.
– Pourquoi cet ouvrage sur les rois et reines de France après un très
remarqué Guide des pèlerinages et lieux de retraites en France ?
Xavier Cheneseau.
– Parce que aux racines même de la France se trouve le catholicisme
qui donne sa légitimité à la monarchie. Le terme d’Ancien régime a
été mis au goût du jour par Mirabeau vers 1790. Péjoratif mais
surtout élevé en opposition à un ordre nouveau en devenir : la
République. Au-delà même de ces termes, il y a la France, Pré carré
né avec les rois de France qui de génération en génération l’on
construite.
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Enfin,
Malherbe vint
par Jean-Gérard Lapacherie
Au cours du
XXe siècle, des dizaines d’historiens, entre autres MM. Duby, Le
Goff, Mme Pernoud, etc. ont établi que le Moyen Age n’avait rien de
l’époque sombre, barbare, cruelle, dont on disait qu’elle était
jadis pour des raisons de commodité idéologique, la présentant comme
l’antithèse, les Dark Ages, des temps modernes qui commencent
à la Renaissance. Ce vaste savoir, cette connaissance patiemment
constituée, tous les livres publiés, ces lumières n’ont servi à
rien. Depuis quelques décennies, le Moyen Age européen et chrétien
est retombé dans les ténèbres : ce n’est plus qu’une ère sombre
d’ignorance crasse...
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La Francosphère
contre le choc des
civilisations
Rencontre avec Albert Salon
Raphaël
Dargent. - Cher Albert Salon, vous êtes de longue date
un combattant de la cause francophone. Dans votre dernier
ouvrage, vous établissez un parallèle entre les situations
actuelles de la France, de la Belgique wallonne et du Québec
et vous lancez un appel pour que leurs trois peuples
puissent se prononcer sur leur avenir – et en l’occurrence
sur leur indépendance par référendum. Pourquoi établir ce
parallèle ? En quoi les situations de ces trois espaces
francophones sont-elles semblables ?
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Portrait
d'un homme
doublement déterminé
par Raphaël Dargent
C’est la nature
du sol où elle germe qui détermine ce que deviendra la graine.
C’est par cette remarque liminaire que débute cette étonnante biographie
de Charles de Gaulle, biographie partielle dont on se demande s’il
s’agit d’un premier tome ou au contraire d’un projet achevé puisque
l’auteur ne traite ici que de De Gaulle avant le 18 juin 40, « de
l’enfance à l’Appel ».
Mais est-ce plus étrange
finalement d’arrêter la biographie de Charles de Gaulle au 18 juin que
de faire, comme on le lit souvent, débuter son épopée avec l’Appel ?
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Les
mille feux de la Saint-Jean
par Hadrien Frank
Le 21 juin, jour du solstice d’été, qui connaît la nuit la plus
courte de l’année, était l’occasion, dès la très haute Antiquité,
d’allumer des feux. A partir de cette date, les jours commencent à
raccourcir et le Soleil perdant son emprise sur l’univers, nos
ancêtres tentaient de compenser ce déclin en organisant des
cérémonies rituelles destinées à se concilier les faveurs du Soleil,
source de vie et de bien-être. Ces feux étaient aussi investis de
pouvoirs purificateurs, destructeurs de maléfices et de sortilèges.
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Culture française:
l'ère postpatrimoniale
par
Raphaël Dargent
« Toutes les
statistiques démontrent que le niveau monte », ce fut bel et bien la
phrase que prononça un inspecteur de l’Education nationale à un
collègue qui s’étonnait de la très piètre qualité des copies que
nous corrigions lui et moi. C’était il y a bientôt dix ans. Depuis,
j’imagine que le niveau n’a cessé de monter, au point d’exploser
tous les plafonds de réussite. Le fait est que l’inspecteur n’avait
pas tort : les statistiques disaient bel et bien cela – le taux de
réussite augmentait – qui était en contradiction radicale
avec ce que nous constations mon collègue et moi ...
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Georges
Bernanos,
phare de la
modernité
par Thierry Giaccardi
Une
conscience qui juge le monde à partir d’une morale, et plus encore d’une
morale chrétienne, est toujours sévère pour les agissements de ses
contemporains. La modernité a sans
doute exacerbé cet état des choses en prônant l’autonomie de l’individu.
C’est que les masses, à la différence des peuples, sont indifférentes
aux grandes questions et que les élites non traditionnelles sont souvent
mues par des considérations immédiates et sont plus encore absorbées
dans leur égoïsme. La question qui se pose aux justes et aux moralistes
est ainsi souvent la même : pourquoi mal agir alors que bien agir
n’exige pas plus d’efforts ou d’abnégation de soi ?
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Jules Michelet«««
Histoire de France Tome I
Editions des Equateurs, 2008.
En 1833 paraissent chez
Hachette les deux premiers volumes de l'Histoire de France de Jules
Michelet. l'auteur a trente-cinq ans. Au milieu du chemin de sa vie (
comme l'écrit Dante), il ne sait pas qu'il s'écoulera encore trente-cinq
ans avant qu'il puisse refermer l'oeuvre commencée. Il enseigne
l'histoire à l'Ecole normale depuis 1827. dans cette fonction, il forme
de futurs professeurs de lycée à une discipline qui trouve petit à petit
sa place dans les programmes scolaires. L'histoire sainte ne constitue
plus l'essentiel de l'enseignement de l'histoire au lycée...
La suite... |
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La
France au loin
Poème de Jules
Supervielle
Je cherche au loin la
France
Avec des mains avides,
Je cherche dans le vide
A de grandes distances.
Je tâte de l'espace
L'ombre désespérée,
Je reconnais la place
A d'anciennes rosées.
La suite...
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