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Où
est le monarque?
L'hypo-présidence de Nicolas
Sarkozy
par Raphaël Dargent
Il n’est pas donné à tout
le monde – cela est même donné à peu – d’habiter la fonction
présidentielle créée sur mesure par Charles de Gaulle. Nul ne conteste
que les habits du Général étaient trop grands pour Jacques Chirac. Avec
Nicolas Sarkozy, l’écart est manifeste, outrancier, humiliant. On a
l’habitude de dire que la fonction grandit l’homme ; cela s’est presque
toujours vérifié. Las, avec Nicolas Sarkozy, c’est la fonction qui
rapetisse avec lui. Où est donc passé le monarque républicain La
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Ce
qu'est la laïcité
ou la liberté de conscience
par Alexandre Dorna
Les déclarations de M.
Sarkozy sont trop ambiguës pour rester sans réagir énergiquement et avec
clarté. La laïcité ne se réduit pas à une commission "d'experts", même
laïques, encore moins aux discours pragmatiques des politiques qui
risquent de mal la défendre ou de la brader pour quelques dollars de
plus. Devant l’oubli des
contenus et la tergiversation autour des principes, il nous faut une
attitude pédagogique et la dénonciation de la ruse rhétorique de
certains et l’ignorance conceptuelle des autres, afin d’ouvrir de
réelles perspectives et de faire en sorte que la laïcité dépasse son
image d’un icône neutre et figé. La suite... |
Autopsie
d'un crime: la reconnaissance du Kosovo
Lettre ouverte à Nicolas
Sarkozy
par Jean-Michel Bérard
Le 17 février dernier, la
province serbe du Kosovo-Métochie a proclamé unilatéralement son
indépendance. La France, oublieuse tant de ses valeurs de justice et de
droit, que de ses intérêts géopolitiques et stratégiques, a été, pour
son plus grand déshonneur, le premier pays à reconnaître cet Etat
fantoche.Cette reconnaissance dont vous êtes l’inspirateur est un acte
profondément anti-français. Par la politique du fait accompli et de la
destruction méthodique, consciente, du droit international, elle
consacre de surcroît la fin de l’ONU. Le nazisme avait tué la SDN, la
trahison française a tué l’ONU. (1) Quelle honte pour notre pays, que de
s’afficher dans une telle lignée !La suite...
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Traité européen : que
s'est-il passé?Du
référendum de 2005
à la ratification de
2008
par Laurent Dauré et
Dominique Guillemin
Le 4 février 2008, le
parlement réuni en Congrès à Versailles a voté le projet de loi
modifiant le titre XV de la Constitution française. Trois jours plus
tard, le 7 février, l’Assemblée ratifiait le traité de Lisbonne. Sa
publication au Journal Officiel le 14 février entérine l’adhésion de la
France au nouveau traité européen.Qu’est-ce que le traité
de Lisbonne, également appelé « traité simplifié » ou « mini-traité » ?
C’est un accord réformant les institutions de l’UE à vingt-sept. Il a
été rédigé à partir de la Constitution européenne de Valéry Giscard
d’Estaing qui fut rejetée par référendum en France le 29 mai 2005 (55%)
et aux Pays-Bas le 1er juin 2005 (61%).
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Le
désarmement européen
par Pierre-Marie
Gallois
Le gouvernement vient de décider la mise sur pied d’une Commission
rassemblant des personnalités compétentes afin d’étudier la
problématique militaire de la France de demain – dans le cadre européen
et atlantique – compte tenu du bouleversement des rapports de force
internationaux vécus et, dans une certaine mesure, prévisibles. Ainsi
que nous le verrons – puisque c’est là l’objet de ce texte – l’une des
principales composantes d’un éventuel recours à la force et aussi de
l’entretien d’un potentiel d’intimidation pour en éviter l’emploi, en
l’occurrence l’armement – sous ses différents aspects – est défaillante.
De tergiversations en renoncements, au cours des trente dernières
années, la France en a perdu la maîtrise, sans doute définitivement.
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De la contestation
mondiale bobo-docile au souverainisme de libération
par Paul-Eric
Blanrue
À chaque
époque, ses contradictions. L'une des contradictions majeures de notre
temps, se déroulant dans la pratique sociale et politique, se présente
sous la forme d'une lutte à mort entre les puissances convergeant vers
l'homogénéisation planétaire et les mouvements résistant à ce processus.
Largement utilisés depuis les années 1980, les termes de mondialisation
et de globalisation traduisent l'action des puissances homogénéisantes.
Qu'est-ce que la mondialisation ? L'intégration croissante des économies
dans le monde, au moyen des courants d'échanges et des flux financiers.
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Munich
tous les jours!
Le renoncement d'avant la
catastrophe
par Loïc Lorent
Raphaël DARGENT. –
Après Votre jeunesse, vous publiez avec Vous aurez la guerre,
votre deuxième essai ; le style en est vif et vos réflexions toujours
empreintes d’un bon sens patriotique qui nous plaît beaucoup. Vous
épinglez dans cet opus un mal européen et français contemporain – au
moins depuis 1938 et la tristement célèbre conférence de Munich – et que
vous appelez le munichisme. Vous annoncez le pire car nous sommes
défaits dans nos têtes. Il est vrai que l’abaissement moral précède
toujours la défaite physique, le renoncement à soi prépare toujours la
débâcle. Le munichisme, n’est-ce pas cela d’abord : le
renoncement à soi, le refus du patriotisme ?
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Le Deux-Décembre
ou le coup d'Etat inévitable
par David Saforcada
Lorsqu’éclate une
catastrophe dans l’Etat comme dans la famille, le besoin se manifeste
aussitôt d’en rechercher les causes et d’en établir les responsabilités.
Ce sentiment n’est pas
seulement instinctif, il est nécessaire et réparateur en ce sens que la
mise en lumière des causes doit en écarter le retour dans l’avenir et
peut-être même en atténuer les suites dans le présent. Toutefois, pour
être efficace, cette recherche des responsabilités doit être effectuée
avec une impartialité parfaite et scrupuleusement restreinte aux limites
de la vérité.
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Assumer
l'héritage royal
par Xavier Cheneseau
Raphaël DARGENT.
– Pourquoi cet ouvrage sur les rois et reines de France après un très
remarqué Guide des pèlerinages et lieux de retraites en France ?
Xavier CHENESEAU.
– Parce que aux racines même de la France se trouve le catholicisme
qui donne sa légitimité à la monarchie. Le terme d’Ancien régime a
été mis au goût du jour par Mirabeau vers 1790. Péjoratif mais
surtout élevé en opposition à un ordre nouveau en devenir : la
République. Au-delà même de ces termes, il y a la France, Pré carré
né avec les rois de France qui de génération en génération l’on
construite.
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Les
nouveaux possédés
par Jean-Gérard Lapacherie
Opprobre
est un mot jugé littéraire par les lexicographes du Trésor de
la langue française, mais dont la force ou la portée sémantique nous
échappe en partie. Dans le Dictionnaire de l’Académie française
(première édition, 1694), il est défini ainsi : “ ignominie, honte,
affront ” et illustré de cet emploi “ on dit qu’un homme est l’opprobre
de sa nation, de sa maison, du genre humain, pour dire qu’il fait honte
à sa nation, à sa maison, au genre humain ”. Richard Millet est devenu,
lui “ le dernier écrivain ”, “ l’opprobre du genre humain ”, mais aux
seuls yeux des critiques, des journalistes, des prescripteurs de
vertuisme.
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Sommet de la Francophonie à
Québec
L'enterrement de la
francophonie
est-il programmé?
par Michel Guillou
Qu’on veuille
bien excuser ce titre provocateur et ces lignes sans tabou.
Il ne s’agit en aucune sorte d’une critique systématique.
Non, ces propos traduisent le décalage entre ce que pensent
les parlants français et la Francophonie
intergouvernementale. C’est le constat d’un malaise, la
traduction d’un désarroi.Le meilleur
baromètre, ce sont les jeunes, et dans mon cas, les
étudiants. Certes, l’étudiant du Nord ne connaît pas ou peu
la Francophonie, qui est pour lui un non-sujet, mais pour
l’étudiant du Sud, c’est plus grave. Non seulement il ne la
connaît pas, mais il se pose parfois à haute voix la
question de son utilité, allant jusqu’à penser qu’être
francophone est un handicap vis-à-vis de la modernité. Il
rêve du monde anglo-saxon. Cette réalité, il faut la voir en
face.
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Portrait
d'un homme
doublement déterminé
par Raphaël Dargent
C’est la nature
du sol où elle germe qui détermine ce que deviendra la graine.
C’est par cette remarque liminaire que débute cette étonnante biographie
de Charles de Gaulle, biographie partielle dont on se demande s’il
s’agit d’un premier tome ou au contraire d’un projet achevé puisque
l’auteur ne traite ici que de De Gaulle avant le 18 juin 40, « de
l’enfance à l’Appel ».
Mais est-ce plus étrange
finalement d’arrêter la biographie de Charles de Gaulle au 18 juin que
de faire, comme on le lit souvent, débuter son épopée avec l’Appel ?
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Le
patrimoine français
vu par trois
écrivains
Renaud Camus,Richard Millet, Philippe Muray
par Jean-Gérard Lapacherie
Trois écrivains, que les
lecteurs de Jeune France connaissent bien, à savoir Richard Millet,
Renaud Camus et Philippe Muray, ont traité, à leur manière, de façon
indirecte ou par des biais, du patrimoine – et même du patrimoine
français : Richard Millet, dans L’art du bref (Le cabinet des
lettrés, Le Promeneur, Gallimard, 2006) ; Renaud Camus, dans Commande
publique (P.O.L., 2007) ; Philippe Muray dans un gros roman méconnu
publié il y a dix ans : On ferme, Les Belles Lettres, 1997.
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Jacques
Laurent,
grammairien irrévérencieux
par Jean-Gérard
Lapacherie
Il
n’est pas aisé de rendre hommage à Jacques Laurent (1919-2000), élu à
l’Académie française en 1986, tant son œuvre est diverse : journaliste,
fondateur de revues, penseur ou esthète, animateur du mouvement
littéraire dit des Hussards, en hommage à Giono (et à son roman de
1951 : Le Hussard sur le toit), admirateur de Stendhal, non pas
de l’idéologue, mais du romancier ironique et persifleur, polémiste et
homme de convictions fortes, auteur de romans populaires (la série des
Caroline Chérie), historien, auteur de romans policiers, critique
théâtral, auteur de romans sentimentaux, et même artiste peintre ...
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Françoise Hildesheimer«««
La double mort du roi
Louis XIII
Flammarion, 2007.
Dans la galerie des rois
de France, Louis XIII fait grise mine, coincé qu'il est entre son père,
Henri IV, et son fils, Louis XIV. s'intéresse-t-on à son règne, c'est le
nom de Richelieu qui flamboie; au point que les livres d'histoire
sautent parfois sans vergogne de la mort du cardinal, en décembre 1642,
aux débuts tumultueux du futur Roi-Soleil; comme si, avec Richelieu, on
avait enterré Louis XIII. C'est oublier que Louis a survécu six mois à
son ministre: six mois ignorés de la postérité, amis capitaux pour
l'histoire de France. Ce sont ces six mois qui sont racontés ici.
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Reconstituer
la société française
Citation de
Louis-Napoléon Bonaparte
"L'idée
napoléonienne consiste à reconstituer la société française
bouleversée par cinquante ans de révolution, à concilier l'ordre et
la liberté; les droits du peuple et les principes d'autorité. Au
milieu de deux partis acharnés, dont l'un ne voit que la passé, et
l'autre que l'avenir, elle prend les anciennes formes, et les
nouveaux principes. Voulant fonder solidement, elle appuie son
système sur des principes d'éternelle justice, et brise sous ses
pieds les théories réactionnaires enfantées par les excès des
partis."
La suite...
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