Mise à jour:  6 mai 2009

 

 Cercle Jeune France

  Des Lettres, de l'Histoire, de la Politique de la France

              "L'âme d'une nation ne se conserve pas sans un collège officiellement chargé de la garder."

                                                                                                                                      Ernest Renan

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OTAN: Non à la fin de

la singularité française

par Pierre Pascallon

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a décidé le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN dont le général de Gaulle s’était résolu à sortir en 1966. Pour persuader l’opinion que cette réintégration est le « bon choix », le chef de l’Etat et les responsables français – on pense notamment aux développements sur ce thème dans le nouveau « Livre Blanc » – avancent essentiellement deux arguments liés, dont on va voir qu’ils sont loin d’emporter une pleine adhésion.       La suite....    

 

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Vers un vaste marché

euro-américain

L'action de la Fondation Bertelsmann

par Pierre Hillard

 La création d’un grand marché transatlantique pour 2015 est la grande ambition des dirigeants bruxellois. Après la visite du Président Obama en Europe, lors du sommet UE/Etats-Unis, le parlement européen en a profité pour adopter une résolution le 26 mars 2009 appelant à réussir ce marché transatlantique. Il est même appelé à un « renforcement de la coordination entre les institutions monétaires européennes et américaines »[i]. En fait, ces affirmations ne sont que la suite logique des travaux en amont de la Fondation Bertelsmann. L’ambition est d’aboutir à un seul marché unique transatlantique... La suite...

Feu vert

pour les Grandes guerres

par Pierre-Marie Gallois

 Depuis la possession partagée des armements nucléaires, les « Grandes guerres » opposant les combattants par millions et les armes lourdes par centaines de milliers relèvent, fort heureusement, de l’Histoire. Cependant, les impérialismes demeurent et les industries d’armement leurs fournissent les moyens matériels du combat, mais un combat figé bien avant de monter aux extrêmes de la violence de crainte... La suite...

Keynes peut-il nous sauver?

par Pierre Pascallon

On assiste avec la crise géante 2007-2008 au grand retour en grâce de Keynes (1883-1946). Oui, l’auteur de « La théorie générale » est réhabilité et avec lui sont légitimés à nouveau l’Etat et l’intervention publique, « l’appel » à l’Etat qui doit être économiquement et socialement actif, garant de la croissance économique et de la stabilité sociale, capable pour ce faire de pratiquer systématiquement des politiques de stabilisation discrétionnaire pour tenter d’atteindre le niveau de la demande globale compatible avec le plein emploi sans inflation. La suite...

Maurice Druon, de cape et d'épée

La France est un roman qui a été

par Raphaël Dargent

 

« L'histoire est un roman qui a été. » Cette citation des frères Goncourt, placée en exergue du premier tome des Rois maudits, résume assez bien le personnage que fut Maurice Druon, homme de lettres et homme d’histoire, homme de France, grand Français tout simplement. C’est par ce biais là, la lecture des Rois maudits, vaste fresque sur les derniers Capétiens directs, lignée qui s’éteint avec Charles IV le Bel, que j’ai découvert, comme beaucoup d’autres de mes compatriotes – quand j’y pense en l’écrivant, le mot compatriote, si désuet et pourtant si beau, ne convient peut-être plus mais qu’importe : je l’écris encore pour Druon – que j’ai découvert donc celui qui vient de disparaître...

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Georges Clemenceau

ou la République combattante

Entretien avec Samuël Tomei

 

 Raphaël Dargent. - L’Histoire a retenu trois grandes figures républicaines de la fin du XIXe et du début du XXe siècles : Gambetta, Ferry et Clemenceau. Pouvez-vous nous expliquer les différences politiques entre les trois hommes ?

               Samuël Tomei. - Tous trois, opposants sans concessions au Second Empire, visaient un même but : installer la République de façon durable une fois Napoléon III déchu. Mais si leur idée de la République était peu ou prou semblable – elle était si belle sous l’Empire…–, ils divergeaient quant aux moyens pour instaurer des institutions stables. Gambetta était le héraut du radicalisme... La suite...

Le duc de Richelieu,

homme d'Etat modèle

par Daniel de Montplaisir

Après les Cent-Jours, sentant son trône branlant, Louis XVIII se résolut à faire appel aux deux politiciens les plus roués de l’époque : Fouché et Talleyrand : « le vice appuyé sur le bras du crime »  selon la célèbre « vision d'horreur » de Chateaubriand.  La France, au bord de la ruine, du dépeçage et de la guerre civile, s’acheminait vers le chaos. L'été 1815 fut l'un des pires notre Histoire. Les armées alliées investissaient le territoire national sur fond de pillage et d'anarchie. Les élections des 14 et 21 août envoyèrent à la Chambre une forte majorité d'ultraroyalistes ... La suite...

Napoléon III et les "Républicains"

Le cas Victor Hugo

par David Saforcada

Au lendemain du Deux-Décembre, les chefs républicains durent aller planter leurs tentes ailleurs … Ledru-Rollin, Félix Pyat, Victor Hugo, passèrent en Belgique où ils furent à l’aise pour insulter le gouvernement sorti de la volonté nationale et l’Empereur, à qui la France, librement, et avec enthousiasme, confiait ses destinées.  Un homme : Victor Hugo, par son nom et son influence, encore aujourd’hui, domine la foule des proscrits. Nul ne songe à contester le génie littéraire de celui qui chanta l’épopée napoléonienne et qui éveilla dans l’âme populaire un sentiment ... La suite...

L'identité française?

Histoire, culture, langue!

Rencontre avec Paul-François Paoli

Raphaël Dargent. – La question de l’identité est au centre de votre réflexion d’auteur et au coeur de votre dernier essai, La France sans identité publié aux éditions Autres temps. Selon vous – mais nous partageons cette idée – des papiers ne peuvent suffire à faire des Français ; encore faut-il posséder l’essentiel qui est d’ordre culturel. Être français, c’est tout un programme qui ne passe que par l’affirmation assumée d’un héritage historique, littéraire, religieux aussi, multiséculaire, fait d’expériences diverses et parfois contradictoires. Mais une telle conception est-elle tout simplement...   La suite...

Devenir écrivain

A propos de Richard Millet

par Jean-Gérard Lapacherie

  

 

Ce serait faire un contresens et passer à côté de ce qui fait la force de ce récit que de le réduire à une longue méditation sur le choc des civilisations ou à une narration relative à la guerre du Liban (1975-1976) et de juger, comme semblent l’avoir fait les quelques journalistes, que la peur d’en rendre compte n’a pas paralysés, cette Confession négative à partir de l’avertissement, que l’auteur ou son éditeur ou, d’un commun accord, l’auteur et son éditeur, ont publié page 8, au dos de la page de titre et en regard de la page des exergues (une de l’Apocalypse, l’autre de Flaubert), à savoir : « les propos tenus par certains personnages en 1975-1976, dans le cadre de la guerre civile au Liban, ne reflètent en rien la pensée... La suite...

L'éternelle trahison

par Raphaël Dargent

 

  « Plus que jamais, il me fallait donc prendre appui dans le peuple plutôt que dans les "élites" qui, entre lui et moi, tendaient à s’interposer. » « Voilà bien la phrase-clé de ce destin », résume François Mauriac dans son De Gaulle, alors qu’il cite le Général. Nulle autre citation ne peut dire mieux en effet la relation qu’entretint de Gaulle avec les élites, ou prétendues telles, à partir du 18 Juin 1940. Relation difficile à tout le moins lorsqu’il s’agit des élites politiques qui le plus souvent ne comprendront pas le personnage historique qu’était de Gaulle et s’opposeront à lui. Bien sûr, encore faut-il distinguer parmi les élites et faire, comme nous y invite Serge Bernstein dans son introduction, la part des choses entre celles, administratives et militaires, pour lesquelles de Gaulle avaient une affection réelles, celles, économiques et intellectuelles, ... La suite...

La fête des Mères

par Hadrien Frank

 

 La fête des mères est le fruit d'une très longue tradition.  Dans de nombreuses civilisations et depuis très longtemps, on relève de nombreuses traces de ce culte de la mère de famille. Au IVe siècle avant Jésus-Christ, on la célébrait déjà et lui offrait cadeau. Napoléon avait en tête de d'instituer chaque année au printemps "une grande fête aux mérites des mères, des enfants de la famille" car, disait-il, "c'est à ma mère que je dois tout." Cette coutume nous est transmise dans l'histoire moderne en 1917 par l'intermédiaire des soldats américains puisque c'est le premier ou deuxième dimanche de mai qu'est fêtée aux USA le "Mother day".La suite...

Les paysages ferroviaires

à l'abandon

par Jean-Gérard Lapacherie

 

 Dans l’ensemble des paysages français ou de paysages dont on peut dire qu’ils sont spécifiques de la France, la définissant en quelque sorte pour ce qui est de la perception que l’on peut en avoir, par exemple ceux, d’une diversité extrême, de toutes les régions de France et même de ce que les géographes, à la fin du XIXe siècle, appelaient les pays de France ou les petits pays, parfois réduits au territoire d’un canton, paysages marins, de montagne, de campagne, urbains, de routes ombragées, de canaux, d’autoroute, de forêts, paysages qui varient suivant les espèces dont la forêt est composée (pins maritimes, pins d’Alep, sapins, mélèzes, feuillus, hêtres, châtaigniers, chênes, etc.), les paysages ferroviaires occupent une place à part, au moins pour deux raisons. La suite...

François Cahen««

1918 - Forteresses

Bayol, 2009.

 

Octobre 1918. Les Alliés ont percé le front des Balkans. les forces des Puissances Centrales s'effondrent.  Coupée du gros de l'armée, coupée du monde, une colonne de soldats austro-hongrois reflue vers le nord. autour d'eux: les montagnes et les maquisards serbes; derrière eux: un détachement franco-grec lancé à leur poursuite; devant eux: l'espoir d'un asile; parmi eux: le colonel Alugilać, officier d'élite de l'armée impériale, héros de la guerre, et le soldat Nielk, lâche, taciturne, cynique. n Voilà un jeune auteur qui se lance dans le roman historique avec talent et avec souffle !918- Forteresses est  une très belle fresque sur la fin d'un monde, celui de l'Autriche-Hongrie, et le commencement d'un nouveau ... La suite...

L'Argent et la prostitution

du monde moderne

Citation de Charles Péguy

 

Je l’ai dit depuis  longtemps. Il y a le monde moderne. Ce monde moderne a fait à l’humanité des conditions telles, si entièrement et si absolument nouvelles, que tout ce que nous savons par l’histoire, tout ce que nous avons appris des humanités précédentes ne peut aucunement nous servir, ne peut pas nous faire avancer dans la connaissance du monde où nous vivons. Il n’y a pas de précédents. Pour la première fois dans l’histoire du monde les puissances spirituelles ont été toutes ensemble refoulées non point par les puissances matérielles mais par une seule puissance matérielle qui est la puissance de l’argent.

La suite...