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"Les heures les
plus sombres
de notre
histoire"
Du
bon usage
de
quelques Roms
par Raphaël Dargent
Les heures
les plus sombres de notre histoire, les
heures les plus sombres de notre histoire... L’expression est
partout depuis quelques semaines au sujet du renvoi de quelques
centaines de Roms vers la Roumanie, leur pays d’origine. C’est
désormais à chaque fois qu’un gouvernement met en oeuvre le minimum
requis des mesures pour lutter contre l’immigration illégale ou
contre la montée des violences faites aux personnes et aux biens que
toute la bien-pensance – mais pas seulement : des pans entiers des
corps constitués ou des forces d’opinion – se lève comme un seul
homme pour crier au « fascisme », au « racisme d’Etat », et nous
répéter que ces mesures somme toute de salubrité publique rappellent
celles honnies entre toutes – horresco referens – « des
heures les plus sombres de notre histoire », à savoir celles
antisémites du gouvernement de Vichy ! Il faut dire ici combien une
telle rhétorique est outrée et constitue non seulement un abus de
langage choquant, mais un scandale au regard même de ce que furent
en réalité ces années de guerre.
La
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française
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Ce
que révèle
l'affaire Bettencourt
Par Gaël Nofri
Plus un jour sans que les colonnes de nos journaux ne soient
assaillies par cette fameuse affaire politico-financière sur fond de
drame familial que l’on nomme Bettencourt. De l’emploi de Madame
Woerth au financement des « micro-partis » et du chèque de 30
millions d’euros à l’île fabuleuse détenue par une société du
Liechtenstein, les informations se succèdent et s’embrouillent dans
notre tête au risque de créer quelques amalgames. Pourtant, au milieu de tout cela, il convient de faire ressortir ce
qui, à mon avis, est l’essentiel de l’histoire : le rejet par
l’opinion publique d’une certaine proximité entre pouvoir et argent.
Soyons clairs, nul n’est ici naïf, et chacun sait bien que le monde
politique et celui de la finance ont, de tout temps, entretenu des
relations privilégiées, voire douteuses. Dès lors qu’est ce qui a
changé ? Pourquoi ce rejet, que l’on sent franc et massif, a t-il
ainsi saisi la France et ne semble plus vouloir la lâcher ?
La
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Une colonie ordinaire
du XXIe siècle
Rencontre avec
Charles-Xavier Durand
Raphaël Dargent.
- Cette dernière publication est clairement dans le prolongement de
tes livres précédents. Comment juges-tu de l’évolution de la
situation que tu dénonçais dans “La nouvelle guerre contre
l’intelligence” dont le dernier tome fut publié en 2003 ?
Charles Durand.
-Je tiens d’abord à préciser que le sujet qui nous intéresse ici
n’est pas unique à la France et est partagé par beaucoup de pays
d'Europe continentale mais, écrivant en français, je l'ai
volontairement circonscrit à la situation française tout en évoquant
les problèmes propres à la Commission européenne. Depuis 2003, on
peut dire que la situation s’est clairement dégradée. Les attaques
identitaires se sont multipliées dans les divers pays de l’UE, les
gens sont pris au piège d’une économie en dégradation constante et
sont donc obligés de plus en plus de se focaliser sur leurs besoins
matériels immédiats et, quand ils peuvent s’en affranchir, ils sont
invités à se distraire dans l’insignifiance, dans la futilité ou
dans le sport hautement médiatisé. L’une des parties les plus
visibles de l’iceberg est sans doute la progression d’une anglomanie
galopante qui révèle un état d’occupation des esprits très avancé.
C’est la raison pour laquelle j’ai parlé de colonisation puisqu’il
s’agit d’une occupation de fait.
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L'Afrique
sans fard
par Jean-Gérard
Lapacherie
Qualifier de somme » un livre
ou une œuvre est un cliché ; mais, en l’occurrence, ce cliché résume
assez les intentions de Bernard Lugan, à savoir exposer dans 1245
pages les recherches menées depuis plus d’un demi-siècle sur
l’histoire de l’Afrique, « des origines à nos jours », c’est-à-dire
du Néolithique à 2008, tout en s’en tenant scrupuleusement aux faits
établis et aux réalités, sans sacrifier l’exactitude à une
quelconque idéologie, au conformisme ou au ce qui va de soi, sans
visées apologétiques. Il laisse de nombreuses questions ouvertes,
pointant du doigt les interrogations, les points à approfondir, les
doutes, les zones d’ombre… De ce point de vue, Bernard Lugan n’a
rien du messie allumé qui annonce que l’Afrique rase gratis depuis
l’aube des temps. De toute évidence, il est hostile à la
colonisation européenne, qui a été un non sens, et aux résultats
politiques auxquels elle a abouti, même s’il en relativise
l’importance, serait-ce parce qu’elle a duré à peine un siècle,
durée minuscule par rapport aux 120 siècles d’histoire du continent.
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De
Gaulle : une figure consensuelle au service
de la France d'après?
par Loïc Lorent
Souvent je me demande
pourquoi je conserve mon antique poste de télévision. Ce truc est sans
doute plus vieux que moi, ou pas loin. C’est une marque allemande, gage
de longévité, paraît-il, comme tout ce qui est allemand, au reste. Il
crache, il soupire, il est fréquemment contrarié, il a reçu plus de
coups d’objets divers que Tina Turner de claques de son cher et tendre
Ike, il ne ressemble à rien, il est mutilé, j’ai perdu la télécommande
il y a de cela une éternité, on ne m’en filerait même pas deux euros si
je tentais de le refourguer à l’un de ces honnêtes commerçants des
boutiques spécialisées dans la récup et qui pullulent ces temps-ci à la
périphérie hangarisée des préfectures de la province profonde, il
me fait honte, pour tout dire, et pourtant je l’aime bien. Ensemble, lui
et moi, on a traversé de belles Coupes du monde et de risibles soirées
électorales, de sinistres attentats et de logiques inondations, des
films d’horreur tard dans la nuit et des téléfilms français aux effets
spéciaux involontairement comiques – donc comiques au carré. Je ne suis
pas du genre à abandonner un vieux camarade, même s’il me déçoit. Or,
récemment, il m’a déçu. C’était hier.
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La littérature
en phase terminale?
par Jean-Gérard
Lapacherie
Des enseignants communistes ou
proches du PCF ou autres partis extrémistes et membres du syndicat
communiste SNES ont rédigé une pétition dans laquelle ils protestent
contre le nouveau programme de littérature des classes terminales L,
parce que, dans ce programme, figure le tome III des Mémoires de
guerre de Charles de Gaulle. Cette pétition a ou aurait été signée
par mille cinq cents « profs de lettres ». La voici:
Le programme de Littérature en classe de Terminale L fait, depuis la
création de cette spécialité, l'objet d'un vaste consensus. Il a
permis à des milliers de futurs étudiants en sciences humaines de
découvrir d'indiscutables chefs-d'œuvre, qui ont tous marqué
l'histoire des lettres françaises ...
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Mgr
Frayssinous,
premier ministre
de l'Instruction
publique
par
Daniel de Montplaisir
Le 22 juin dernier,
plusieurs députés, de la majorité comme de l’opposition,
interpellaient Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, pour
déplorer que, malgré d’innombrables réformes de celle-ci depuis
qu’elle existe, l’échec scolaire demeurât un problème non résolu et
que le système éducatif continuât de reproduire les inégalités
sociales alors qu’on l’avait précisément créé pour les réduire.
Pourtant, bien peu de ces parlementaires auraient pu citer le nom de
celui qui présida à la mise en place, il y a de cela cent
quatre-vingt ans, du service public de l’Instruction et dont l’un
des principes de base consistait déjà à lutter contre les inégalités
issues de la naissance afin de récompenser plutôt les mérites tirés
de l’intelligence et du travail. Denis-Luc Frayssinous naquit sous
le règne de Louis XV, le 9 mai 1765 à Curières, aujourd’hui en
Aveyron...
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Gustave
Caillebotte
L'artiste maudit n'est
pas celui
que l'on dit qui est
par Jean-Gérard Lapacherie
Il est
une mythologie moderne qui a fleuri à la fin du XIXe siècle et s’est
épanouie tout au long du XXe siècle : c’est celle la malédiction qui
frappe ou frapperait ou a frappé ou aurait frappé indifféremment des
écrivains, des artistes, des poètes, des grands hommes, des savants,
etc. et toujours parmi les plus talentueux ou les mieux inspirés : les
plus géniaux en somme. Maudit est attesté au tout début du XIIe
siècle au sens de « réprouvé par Dieu » et de « qui semble frappé de la
malédiction divine ». Pendant de longs siècles, Dieu a maudit des hommes
– généralement pervers, méchants, cruels, aimant faire le mal pour faire
le mal. Au XIXe siècle, la religion devenant ce qu’elle est devenue –
plus grand-chose – Dieu n’a plus maudit personne, mais la malédiction
n’a pas disparu. Elle n’était pas à prendre, elle était à ramasser. La
suite...
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Portrait d'une grande Française
par Raphaël Dargent
La télévision a rendu
il y a quelques jours un bel hommage à l’impératrice Eugénie, notre
dernière souveraine. Il était temps. Il y a près d’un siècle, Lucien
Daudet – le fils d’Alphonse et le frère de Léon –, bel écrivain lui
aussi, titrait l’ouvrage qu’il lui consacrait « L’inconnue ».
Etrange titre dirons-nous pour celle qui fut l’épouse de
Louis-Napoléon Bonaparte, premier président de la République élu au
suffrage universel puis Empereur des Français, et régna ainsi, avec
lui, pas moins de vingt-deux ans. C’est qu’à l’époque – pourtant
Eugénie ne disparaîtra qu’en 1920, à quatre-vingt-quatorze ans ! –,
Eugénie était sortie du coeur des Français depuis près d’un
demi-siècle, et chacun, jusqu’à Clemenceau lui-même, ignorait
qu’elle existait encore et même qu’elle suivait l’actualité
politique...
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Leur
avant-guerre
par Jean-Gérard
Lapacherie
On sait ce qu’il advint de
Robert Brasillach. Poursuivi à la Libération pour intelligence avec
l’ennemi, il a été condamné à mort et exécuté. Le général de Gaulle
aurait pu le gracier. Il a refusé de le faire. On sait pourquoi. Il
considérait comme tout aussi grave de collaborer avec l’ennemi par la
plume que par les armes. La résistance, ce n’était pas seulement la
poursuite de la guerre, malgré la perte de la bataille de France (mai et
juin 1940), c’était aussi les lettres, la pensée, les écrivains qui
disaient « non » et maintenaient en France ou à Londres ou dans tous les
territoires que les Allemands n’occupaient pas, la flamme française.
L’auteur de ces lignes, est-il besoin de
le préciser, n’éprouve aucune sympathie pour Brasillach. Il n’a lui, et
très récemment, presque par hasard, que Notre avant-guerre...
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Une génération de
la réaction et du renouveau
Rencontre avec
Julien Louis Rochedy
Raphaël DARGENT. –
Dans votre ouvrage qui est une charge au marteau, rien n’est épargné de
notre temps. Vous fustigez énergiquement la féminisation de notre
société, l’humanitarisme, l’égalitarisme, l’universalisme,
l’individualisme, le nombrilisme, l’hédonisme, le communautarisme, le
vivre-ensemble, les bons sentiments, tout le prêchi-prêcha bien-pensant
autour du Progrès, de la Raison, de la tolérance, l’art contemporain,
le rap et la techno, la littérature française contemporaine, tout ce
dont en somme notre pauvre temps est malade. Mais puisqu’il faut mettre
un nom à tout cela, trouver en quelque sorte un dénominateur commun,
afin de mener, n’est-ce pas, bonne et juste guerre, vous déclarez que
l’ennemi à abattre est le gauchisme, gauchisme non seulement de la
gauche, mais gauchisme aussi de la droite.
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La nature
peut-elle entrer
dans le patrimoine?
par Jean-Gérard Lapacherie
Il est
un patrimoine qui est resté longtemps méconnu, mais que l’on commence à
découvrir : c’est celui de la gnomonique ou art des gnomons ou, pour ne
plus parler grec, les cadrans solaires. La tradition, assez ancienne,
qui consiste à orner d’un cadran solaire la façade d’un bâtiment public,
d’une église ou d’une maison, et qui était vivace dans les Alpes du Sud
et, plus particulièrement, dans les Hautes-Alpes, pour ne citer que ce
département, au milieu du XIXe siècle, s’est peu à peu perdue. Les
couleurs « a fresca » sur un support d’enduit à la chaux humide sèchent
en même temps que le support, pénétrant ainsi dans la matière ; mais,
avec le temps, le soleil, les intempéries, elles finissent par s’affadir
et se dégrader, les propriétaires hésitant à faire appel à un
spécialiste, ou cadranier, pour les restaurer ou les raviver.
La suite... |
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Jean Gall «««
Catherine de Médicis
Editions SEM,
Figures et Plumes,2010.
Elevée dans les ors et les
horreurs de Florence, Catherine de Médicis n'était pas spécialement
belle, mais cultivée. Mariée à un prince français qui ne l'aimait guère
et n'avait d'yeux que pour Diane de Poitiers, elle fut couronnée reine
de France , et ne quitta jamais sa robe de deuil après la mort d'Henri
II, son mari. Trois de ses fils furent sacrés rois de France, mais c'est
elle qui, régente ou reine-mère, régna. Confrontée au terrible défi du
fanatisme religieux, elle voulut la paix civile, tenta tous les
compromis, mais n'empêcha ni les assassinats ni les massacres...
n
Après Jeanne d'Arc, de
Gaulle, Napoléon, voici que la belle collection dirigée par Jean-Paul
Bled se penche sur Catherine de Médicis...La suite... |
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L'amour
de la Patrie
est le premier amour
Citation de Paul
Verlaine
"L'amour de la Patrie est
le premier amour
Et le dernier amour après
l'amour de Dieu
C'est un feu qui s'allume
alors que luit le jour
Où notre regard luit comme
un céleste feu;
C'est le jour baptismal
aux paupières divines
De l'enfant, la rumeur de
l'aurore aux oreilles
Frais écloses, c'est l'air
emplissant les poitrines
En fleur, l'air printanier
rempli d'odeurs vermeilles.
La suite...
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