Mise à jour:  30 août 2010

 

 Cercle Jeune France

  Des Lettres, de l'Histoire, de la Politique de la France

              "L'âme d'une nation ne se conserve pas sans un collège officiellement chargé de la garder."

                                                                                                                                      Ernest Renan

Si vous souhaitez vous inscrire à notre liste de diffusion, merci de nous le signaler par courriel. 

 

 

Le Livre du Mois

 

 

Politique française

 

Éditorial

Chronique nationale

Tribune européenne

Regard international

Libre opinion

 

Lettres  françaises

 

Nos immortels

Langue française

Idées et réflexions

Critique littéraire

 

Histoire de France

 

Rois et serviteurs

Les Napoléon

Panthéon républicain

De Gaulle et le gaullisme

Patrimoine

Traditions et terroirs

 

Notre bibliothèque

 

Sélection du mois

Citation

Grands entretiens

 

 

Si vous souhaitez vous inscrire à notre liste de diffusion, merci de nous le signaler par courriel.

 

 

 

En vente

dans toutes les bonnes librairies !

 

 

 

 

 

 

Visitez

Roman national

Le blog de Raphaël Dargent

www.raphael-dargent.fr

 

 

Retrouvez

Raphaël Dargent

sur Facebook


 

 

 

 

 

"Les heures les plus sombres

de notre histoire"

Du bon usage

de quelques Roms

 par Raphaël Dargent

Les heures les plus sombres de notre histoire, les heures les plus sombres de notre histoire... L’expression est partout depuis quelques semaines au sujet du renvoi de quelques centaines de Roms vers la Roumanie, leur pays d’origine. C’est désormais à chaque fois qu’un gouvernement met en oeuvre le minimum requis des mesures pour lutter contre l’immigration illégale ou contre la montée des violences faites aux personnes et aux biens que toute la bien-pensance – mais pas seulement : des pans entiers des corps constitués ou des forces d’opinion – se lève comme un seul homme pour crier au « fascisme », au « racisme d’Etat », et nous répéter que ces mesures somme toute de salubrité publique rappellent celles honnies entre toutes – horresco referens – « des heures les plus sombres de notre histoire », à savoir celles antisémites du gouvernement de Vichy ! Il faut dire ici combien une telle rhétorique est outrée et constitue non seulement un abus de langage choquant, mais un scandale au regard même de ce que furent en réalité ces années de guerre.  La suite....

 

Découvrez

Libres 

La revue de la pensée française

 

N°1

 

 

 

 

 

 

 

 

N°2

 

 

 

 

 

 

 

 

N°3

 

 

 

 

 

 

 

 

N°4

 

 

 

 

 

 

 

 

N°5

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon de commande

Ce que révèle

l'affaire Bettencourt

Par Gaël Nofri

 

Plus un jour sans que les colonnes de nos journaux ne soient assaillies par cette fameuse affaire politico-financière sur fond de drame familial que l’on nomme Bettencourt. De l’emploi de Madame Woerth au financement des « micro-partis » et du chèque de 30 millions d’euros à l’île fabuleuse détenue par une société du Liechtenstein, les informations se succèdent et s’embrouillent dans notre tête au risque de créer quelques amalgames. Pourtant, au milieu de tout cela, il convient de faire ressortir ce qui, à mon avis, est l’essentiel de l’histoire : le rejet par l’opinion publique d’une certaine proximité entre pouvoir et argent. Soyons clairs, nul n’est ici naïf, et chacun sait bien que le monde politique et celui de la finance ont, de tout temps, entretenu des relations privilégiées, voire douteuses. Dès lors qu’est ce qui a changé ? Pourquoi ce rejet, que l’on sent franc et massif, a t-il ainsi saisi la France et ne semble plus vouloir la lâcher ? La suite...

Une colonie ordinaire

du XXIe siècle

Rencontre avec Charles-Xavier Durand

Raphaël Dargent. - Cette dernière publication est clairement dans le prolongement de tes livres précédents. Comment juges-tu de l’évolution de la situation que tu dénonçais dans “La nouvelle guerre contre l’intelligence” dont le dernier tome fut publié en 2003 ?

Charles Durand. -Je tiens d’abord à préciser que le sujet qui nous intéresse ici n’est pas unique à la France et est partagé par beaucoup de pays d'Europe continentale mais, écrivant en français, je l'ai volontairement circonscrit à la situation française tout en évoquant les problèmes propres à la Commission européenne. Depuis 2003, on peut dire que la situation s’est clairement dégradée. Les attaques identitaires se sont multipliées dans les divers pays de l’UE, les gens sont pris au piège d’une économie en dégradation constante et sont donc obligés de plus en plus de se focaliser sur leurs besoins matériels immédiats et, quand ils peuvent s’en affranchir, ils sont invités à se distraire dans l’insignifiance, dans la futilité ou dans le sport hautement médiatisé. L’une des parties les plus visibles de l’iceberg est sans doute la progression d’une anglomanie galopante qui révèle un état d’occupation des esprits très avancé. C’est la raison pour laquelle j’ai parlé de colonisation puisqu’il s’agit d’une occupation de fait. La suite...

L'Afrique sans fard

par Jean-Gérard Lapacherie

Qualifier de somme » un livre ou une œuvre est un cliché ; mais, en l’occurrence, ce cliché résume assez les intentions de Bernard Lugan, à savoir exposer dans 1245 pages les recherches menées depuis plus d’un demi-siècle sur l’histoire de l’Afrique, « des origines à nos jours », c’est-à-dire du Néolithique à 2008, tout en s’en tenant scrupuleusement aux faits établis et aux réalités, sans sacrifier l’exactitude à une quelconque idéologie, au conformisme ou au ce qui va de soi, sans visées apologétiques. Il laisse de nombreuses questions ouvertes, pointant du doigt les interrogations, les points à approfondir, les doutes, les zones d’ombre… De ce point de vue, Bernard Lugan n’a rien du messie allumé qui annonce que l’Afrique rase gratis depuis l’aube des temps. De toute évidence, il est hostile à la colonisation européenne, qui a été un non sens, et aux résultats politiques auxquels elle a abouti, même s’il en relativise l’importance, serait-ce parce qu’elle a duré à peine un siècle, durée minuscule par rapport aux 120 siècles d’histoire du continent. La suite...

De Gaulle : une figure consensuelle au service

de la France d'après?

par Loïc Lorent

  

Souvent je me demande pourquoi je conserve mon antique poste de télévision. Ce truc est sans doute plus vieux que moi, ou pas loin. C’est une marque allemande, gage de longévité, paraît-il, comme tout ce qui est allemand, au reste. Il crache, il soupire, il est fréquemment contrarié, il a reçu plus de coups d’objets divers que Tina Turner de claques de son cher et tendre Ike, il ne ressemble à rien, il est mutilé, j’ai perdu la télécommande il y a de cela une éternité, on ne m’en filerait même pas deux euros si je tentais de le refourguer à l’un de ces honnêtes commerçants des boutiques spécialisées dans la récup et qui pullulent ces temps-ci à la périphérie hangarisée des préfectures de la province profonde, il me fait honte, pour tout dire, et pourtant je l’aime bien. Ensemble, lui et moi, on a traversé de belles Coupes du monde et de risibles soirées électorales, de sinistres attentats et de logiques inondations, des films d’horreur tard dans la nuit et des téléfilms français aux effets spéciaux involontairement comiques – donc comiques au carré. Je ne suis pas du genre à abandonner un vieux camarade, même s’il me déçoit. Or, récemment, il m’a déçu. C’était hier. La suite...

La littérature

en phase terminale?

par Jean-Gérard Lapacherie

 

Des enseignants communistes ou proches du PCF ou autres partis extrémistes et membres du syndicat communiste SNES ont rédigé une pétition dans laquelle ils protestent contre le nouveau programme de littérature des classes terminales L, parce que, dans ce programme, figure le tome III des Mémoires de guerre de Charles de Gaulle. Cette pétition a ou aurait été signée par mille cinq cents « profs de lettres ». La voici: 

Le programme de Littérature en classe de Terminale L fait, depuis la création de cette spécialité, l'objet d'un vaste consensus. Il a permis à des milliers de futurs étudiants en sciences humaines de découvrir d'indiscutables chefs-d'œuvre, qui ont tous marqué l'histoire des lettres françaises ...

La suite...

Mgr Frayssinous,

premier ministre

de l'Instruction publique

par Daniel de Montplaisir

 

Le 22 juin dernier, plusieurs députés, de la majorité comme de l’opposition, interpellaient Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, pour déplorer que, malgré d’innombrables réformes de celle-ci depuis qu’elle existe, l’échec scolaire demeurât un problème non résolu et que le système éducatif continuât de reproduire les inégalités sociales alors qu’on l’avait précisément créé pour les réduire. Pourtant, bien peu de ces parlementaires auraient pu citer le nom de celui qui présida à la mise en place, il y a de cela cent quatre-vingt ans, du service public de l’Instruction et dont l’un des principes de base consistait déjà à lutter contre les inégalités issues de la naissance afin de récompenser plutôt les mérites tirés de l’intelligence et du travail. Denis-Luc Frayssinous naquit sous le règne de Louis XV, le 9 mai 1765 à Curières, aujourd’hui en Aveyron...  La suite...

Gustave Caillebotte

L'artiste maudit n'est pas celui

que l'on dit qui est

par Jean-Gérard Lapacherie

 

Il est une mythologie moderne qui a fleuri à la fin du XIXe siècle et s’est épanouie tout au long du XXe siècle : c’est celle la malédiction qui frappe ou frapperait ou a frappé ou aurait frappé indifféremment des écrivains, des artistes, des poètes, des grands hommes, des savants, etc. et toujours parmi les plus talentueux ou les mieux inspirés : les plus géniaux en somme. Maudit est attesté au tout début du XIIe siècle au sens de « réprouvé par Dieu » et de « qui semble frappé de la malédiction divine ». Pendant de longs siècles, Dieu a maudit des hommes – généralement pervers, méchants, cruels, aimant faire le mal pour faire le mal. Au XIXe siècle, la religion devenant ce qu’elle est devenue – plus grand-chose – Dieu n’a plus maudit personne, mais la malédiction n’a pas disparu. Elle n’était pas à prendre, elle était à ramasser.   La suite...

Portrait d'une grande Française

par Raphaël Dargent

La télévision a rendu il y a quelques jours un bel hommage à l’impératrice Eugénie, notre dernière souveraine. Il était temps. Il y a près d’un siècle, Lucien Daudet – le fils d’Alphonse et le frère de Léon –, bel écrivain lui aussi, titrait l’ouvrage qu’il lui consacrait « L’inconnue ». Etrange titre dirons-nous pour celle qui fut l’épouse de Louis-Napoléon Bonaparte, premier président de la République élu au suffrage universel puis Empereur des Français, et régna ainsi, avec lui, pas moins de vingt-deux ans. C’est qu’à l’époque – pourtant Eugénie ne disparaîtra qu’en 1920, à quatre-vingt-quatorze ans ! –, Eugénie était sortie du coeur des Français depuis près d’un demi-siècle, et chacun, jusqu’à Clemenceau lui-même, ignorait qu’elle existait encore et même qu’elle suivait l’actualité politique... La suite...

Leur avant-guerre

par Jean-Gérard Lapacherie

On sait ce qu’il advint de Robert Brasillach. Poursuivi à la Libération pour intelligence avec l’ennemi, il a été condamné à mort et exécuté. Le général de Gaulle aurait pu le gracier. Il a refusé de le faire. On sait pourquoi. Il considérait comme tout aussi grave de collaborer avec l’ennemi par la plume que par les armes. La résistance, ce n’était pas seulement la poursuite de la guerre, malgré la perte de la bataille de France (mai et juin 1940), c’était aussi les lettres, la pensée, les écrivains qui disaient « non » et maintenaient en France ou à Londres ou dans tous les territoires que les Allemands n’occupaient pas, la flamme française. L’auteur de ces lignes, est-il besoin de le préciser, n’éprouve aucune sympathie pour Brasillach. Il n’a lui, et très récemment, presque par hasard, que Notre avant-guerre... La suite...

Une génération de la réaction et du renouveau

Rencontre avec Julien Louis Rochedy

Raphaël DARGENT. – Dans votre ouvrage qui est une charge au marteau, rien n’est épargné de notre temps. Vous fustigez énergiquement la féminisation de notre société, l’humanitarisme, l’égalitarisme, l’universalisme, l’individualisme, le nombrilisme, l’hédonisme, le communautarisme, le vivre-ensemble, les bons sentiments, tout le prêchi-prêcha bien-pensant autour du Progrès,  de la Raison,  de la tolérance, l’art contemporain, le rap et la techno, la littérature française contemporaine, tout ce dont en somme notre pauvre temps est malade. Mais puisqu’il faut mettre un nom à tout cela, trouver en quelque sorte un dénominateur commun, afin de mener, n’est-ce pas, bonne et juste guerre, vous déclarez que l’ennemi à abattre est le gauchisme, gauchisme non seulement de la gauche, mais gauchisme aussi de la droite.  La suite...

La nature peut-elle entrer

dans le patrimoine?

par Jean-Gérard Lapacherie

Il est un patrimoine qui est resté longtemps méconnu, mais que l’on commence à découvrir : c’est celui de la gnomonique ou art des gnomons ou, pour ne plus parler grec, les cadrans solaires. La tradition, assez ancienne, qui consiste à orner d’un cadran solaire la façade d’un bâtiment public, d’une église ou d’une maison, et qui était vivace dans les Alpes du Sud et, plus particulièrement, dans les Hautes-Alpes, pour ne citer que ce département, au milieu du XIXe siècle, s’est peu à peu perdue. Les couleurs « a fresca » sur un support d’enduit à la chaux humide sèchent en même temps que le support, pénétrant ainsi dans la matière ; mais, avec le temps, le soleil, les intempéries, elles finissent par s’affadir et se dégrader, les propriétaires hésitant à faire appel à un spécialiste, ou cadranier, pour les restaurer ou les raviver.  La suite...

Jean Gall «««

Catherine de Médicis

Editions SEM, Figures et Plumes,2010.

Elevée dans les ors et les horreurs de Florence, Catherine de Médicis n'était pas spécialement belle, mais cultivée. Mariée à un prince français qui ne l'aimait guère et n'avait d'yeux que pour Diane de Poitiers, elle fut couronnée reine de France , et ne quitta jamais sa robe de deuil après la mort d'Henri II, son mari. Trois de ses fils furent sacrés rois de France, mais c'est elle qui, régente ou reine-mère, régna. Confrontée au terrible défi du fanatisme religieux, elle voulut la paix civile, tenta tous les compromis, mais n'empêcha ni les assassinats ni les massacres...  n Après Jeanne d'Arc, de Gaulle, Napoléon, voici que la belle collection dirigée par Jean-Paul Bled se penche sur Catherine de Médicis...La suite...

L'amour de la Patrie

est le premier amour

Citation de Paul Verlaine

 

"L'amour de la Patrie est le premier amour

Et le dernier amour après l'amour de Dieu

C'est un feu qui s'allume alors que luit le jour

Où notre regard luit comme un céleste feu;

 

C'est le jour baptismal aux paupières divines

De l'enfant, la rumeur de l'aurore aux oreilles

Frais écloses, c'est l'air emplissant les poitrines

En fleur, l'air printanier rempli d'odeurs vermeilles.

La suite...