Mise à jour: 20 avril 2008

 

 Cercle Jeune France

  Des Lettres, de l'Histoire, de la Politique de la France

              "L'âme d'une nation ne se conserve pas sans un collège officiellement chargé de la garder."

                                                                                                                                      Ernest Renan

Si vous souhaitez vous inscrire à notre liste de diffusion, merci de nous le signaler par courriel.

 

 

Le Livre du Mois

 

 

 

Politique française

 

Éditorial

Chronique nationale

Tribune européenne

Regard international

Libre opinion

Informations militantes

 

Lettres  françaises

 

Nos immortels

Langue française

Idées et réflexions

Critique littéraire

 

Histoire de France

 

Rois et serviteurs

Les Napoléon

Panthéon républicain

De Gaulle et le gaullisme

Patrimoine

Traditions et terroirs

 

Notre bibliothèque

 

Sélection du mois

Citation

Grands entretiens

 

 

Si vous souhaitez vous inscrire à notre liste de diffusion, merci de nous le signaler par courriel.

 

Le livre-révélation

des élections 

de 2007!

 

Commandez-le!

(en cliquant ici)

 

 

 

 

 Accueil / Présentation / Notre équipe / Archives édito / Nous écrire / Liens

Où est le monarque?

L'hypo-présidence de Nicolas Sarkozy

par Raphaël Dargent

Il n’est pas donné à tout le monde – cela est même donné à peu – d’habiter la fonction présidentielle créée sur mesure par Charles de Gaulle. Nul ne conteste que les habits du Général étaient trop grands pour Jacques Chirac. Avec Nicolas Sarkozy, l’écart est manifeste, outrancier, humiliant. On a l’habitude de dire que la fonction grandit l’homme ; cela s’est presque toujours vérifié. Las, avec Nicolas Sarkozy, c’est la fonction qui rapetisse avec lui. Où est donc passé le monarque républicain La suite...

 

Découvrez

  Libres

La revue de la pensée française

 

Commandez-la!

Bon de commande

 

Retrouvez les anciens numéros

N°1

N°2

N°3

sur le site

www.revue-libres.com

 

 

Ce qu'est la laïcité

ou la liberté de conscience

par Alexandre Dorna

 

Les déclarations de M. Sarkozy sont trop ambiguës pour rester sans réagir énergiquement et avec clarté. La laïcité ne se réduit pas à une commission "d'experts", même laïques, encore moins aux discours pragmatiques des politiques qui risquent de mal la défendre ou de la brader pour quelques dollars de plus. Devant l’oubli des contenus et la tergiversation autour des principes, il nous faut une attitude pédagogique et la dénonciation de la ruse rhétorique de certains et l’ignorance conceptuelle des autres, afin d’ouvrir de réelles perspectives et de faire en sorte que la laïcité dépasse son image d’un icône neutre et figé. La suite...

Autopsie d'un crime: la reconnaissance du Kosovo

Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

par Jean-Michel Bérard

 Le 17 février dernier, la province serbe du Kosovo-Métochie a proclamé unilatéralement son indépendance. La France, oublieuse tant de ses valeurs de justice et de droit, que de ses intérêts géopolitiques et stratégiques, a été, pour son plus grand déshonneur, le premier pays à reconnaître cet Etat fantoche.Cette reconnaissance dont vous êtes l’inspirateur est un acte profondément anti-français. Par la politique du fait accompli et de la destruction méthodique, consciente, du droit international, elle consacre de surcroît la fin de l’ONU. Le nazisme avait tué la SDN, la trahison française a tué l’ONU. (1) Quelle honte pour notre pays, que de s’afficher dans une telle lignée !La suite... 

Traité européen : que s'est-il passé?Du référendum de 2005

à la ratification de 2008

par Laurent Dauré et Dominique Guillemin

 Le 4 février 2008, le parlement réuni en Congrès à Versailles a voté le projet de loi modifiant le titre XV de la Constitution française. Trois jours plus tard, le 7 février, l’Assemblée ratifiait le traité de Lisbonne. Sa publication au Journal Officiel le 14 février entérine l’adhésion de la France au nouveau traité européen.Qu’est-ce que le traité de Lisbonne, également appelé « traité simplifié » ou « mini-traité » ? C’est un accord réformant les institutions de l’UE à vingt-sept. Il a été rédigé à partir de la Constitution européenne de Valéry Giscard d’Estaing qui fut rejetée par référendum en France le 29 mai 2005 (55%) et aux Pays-Bas le 1er juin 2005 (61%). La suite...

Le désarmement européen

par Pierre-Marie Gallois

Le gouvernement vient de décider la mise sur pied d’une Commission rassemblant des personnalités compétentes afin d’étudier la problématique militaire de la France de demain – dans le cadre européen et atlantique – compte tenu du bouleversement des rapports de force internationaux vécus et, dans une certaine mesure, prévisibles. Ainsi que nous le verrons – puisque c’est là l’objet de ce texte – l’une des principales composantes d’un éventuel recours à la force et aussi de l’entretien d’un potentiel d’intimidation pour en éviter l’emploi, en l’occurrence l’armement – sous ses différents aspects – est défaillante. De tergiversations en renoncements, au cours des trente dernières années, la France en a perdu la maîtrise, sans doute définitivement.         La suite...

De la contestation mondiale bobo-docile au souverainisme de libération              par Paul-Eric Blanrue

À chaque époque, ses contradictions. L'une des contradictions majeures de notre temps, se déroulant dans la pratique sociale et politique, se présente sous la forme d'une lutte à mort entre les puissances convergeant vers l'homogénéisation planétaire et les mouvements résistant à ce processus. Largement utilisés depuis les années 1980, les termes de mondialisation et de globalisation traduisent l'action des puissances homogénéisantes. Qu'est-ce que la mondialisation ? L'intégration croissante des économies dans le monde, au moyen des courants d'échanges et des flux financiers.  La suite...

Munich tous les jours!

Le renoncement d'avant la catastrophe

par Loïc Lorent

 

Raphaël DARGENT. – Après Votre jeunesse, vous publiez avec Vous aurez la guerre, votre deuxième essai ; le style en est vif et vos réflexions toujours empreintes d’un bon sens patriotique qui nous plaît beaucoup. Vous épinglez dans cet opus un mal européen et français contemporain –  au moins depuis 1938 et la tristement célèbre conférence de Munich – et que vous appelez le munichisme. Vous annoncez le pire car nous sommes défaits dans nos têtes. Il est vrai que l’abaissement moral précède toujours la défaite physique, le renoncement à soi prépare toujours la débâcle. Le munichisme, n’est-ce pas cela d’abord : le renoncement à soi, le refus du patriotisme ? La suite...

Le Deux-Décembre

ou le coup d'Etat inévitable

par David Saforcada

Lorsqu’éclate une catastrophe dans l’Etat comme dans la famille, le besoin se manifeste aussitôt d’en rechercher les causes et d’en établir les responsabilités. Ce sentiment n’est pas seulement instinctif, il est nécessaire et réparateur en ce sens que la mise en lumière des causes doit en écarter le retour dans l’avenir et peut-être même en atténuer les suites dans le présent. Toutefois, pour être efficace, cette recherche des responsabilités doit être effectuée avec une impartialité parfaite et scrupuleusement restreinte aux limites de la vérité. La suite...

Assumer l'héritage royal

par Xavier Cheneseau

Raphaël DARGENT. – Pourquoi cet ouvrage sur les rois et reines de France après un très remarqué Guide des pèlerinages et lieux de retraites en France ?

Xavier CHENESEAU. – Parce que aux racines même de la France se trouve le catholicisme qui donne sa légitimité à la monarchie. Le terme d’Ancien régime a été mis au goût du jour par Mirabeau vers 1790. Péjoratif mais surtout élevé en opposition à un ordre nouveau en devenir : la République. Au-delà même de ces termes, il y a la France, Pré carré né avec les rois de France qui de génération en génération l’on construite. La suite...

Les nouveaux possédés

par Jean-Gérard Lapacherie

Opprobre est un mot jugé littéraire par les lexicographes du Trésor de la langue française, mais dont la force ou la portée sémantique nous échappe en partie. Dans le Dictionnaire de l’Académie française (première édition, 1694), il est défini ainsi : “ ignominie, honte, affront ” et illustré de cet emploi “ on dit qu’un homme est l’opprobre de sa nation, de sa maison, du genre humain, pour dire qu’il fait honte à sa nation, à sa maison, au genre humain ”. Richard Millet est devenu, lui “ le dernier écrivain ”, “ l’opprobre du genre humain ”, mais aux seuls yeux des critiques, des journalistes, des prescripteurs de vertuisme. La suite...

Sommet de la Francophonie à Québec

L'enterrement de la francophonie

est-il programmé?

par Michel Guillou

Qu’on veuille bien excuser ce titre provocateur et ces lignes sans tabou. Il ne s’agit en aucune sorte d’une critique systématique. Non, ces propos traduisent le décalage entre ce que pensent les parlants français et la Francophonie intergouvernementale. C’est le constat d’un malaise, la traduction d’un désarroi.Le meilleur baromètre, ce sont les jeunes, et dans mon cas, les étudiants. Certes, l’étudiant du Nord ne connaît pas ou peu la Francophonie, qui est pour lui un non-sujet, mais pour l’étudiant du Sud, c’est plus grave. Non seulement il ne la connaît pas, mais il se pose parfois à haute voix la question de son utilité, allant jusqu’à penser qu’être francophone est un handicap vis-à-vis de la modernité. Il rêve du monde anglo-saxon. Cette réalité, il faut la voir en face.        La suite...

Portrait d'un homme

doublement déterminé

par Raphaël Dargent

C’est la nature du sol où elle germe qui détermine ce que deviendra la graine. C’est par cette remarque liminaire que débute cette étonnante biographie de Charles de Gaulle, biographie partielle dont on se demande s’il s’agit d’un premier tome ou au contraire d’un projet achevé puisque l’auteur ne traite ici que de De Gaulle avant le 18 juin 40, « de l’enfance à l’Appel ». Mais est-ce plus étrange finalement d’arrêter la biographie de Charles de Gaulle au 18 juin que de faire, comme on le lit souvent, débuter son épopée avec l’Appel ?    La suite...

Le patrimoine français

vu par trois écrivains

Renaud Camus,Richard Millet, Philippe Muray

par Jean-Gérard Lapacherie

 

Trois écrivains, que les lecteurs de Jeune France connaissent bien, à savoir Richard Millet, Renaud Camus et Philippe Muray, ont traité, à leur manière, de façon indirecte ou par des biais, du patrimoine – et même du patrimoine français : Richard Millet, dans L’art du bref (Le cabinet des lettrés, Le Promeneur, Gallimard, 2006) ; Renaud Camus, dans Commande publique (P.O.L., 2007) ; Philippe Muray dans un gros roman méconnu publié il y a dix ans : On ferme, Les Belles Lettres, 1997. La suite...

Jacques Laurent,

grammairien irrévérencieux

par Jean-Gérard Lapacherie

Il n’est pas aisé de rendre hommage à Jacques Laurent (1919-2000), élu à l’Académie française en 1986, tant son œuvre est diverse : journaliste, fondateur de revues, penseur ou esthète, animateur du mouvement littéraire dit des Hussards, en hommage à Giono (et à son roman de 1951 : Le Hussard sur le toit), admirateur de Stendhal, non pas de l’idéologue, mais du romancier ironique et persifleur, polémiste et homme de convictions fortes, auteur de romans populaires (la série des Caroline Chérie), historien, auteur de romans policiers, critique théâtral, auteur de romans sentimentaux, et même artiste peintre ... La suite...

Françoise Hildesheimer«««

La double mort du roi Louis XIII

Flammarion, 2007.

 

Dans la galerie des rois de France, Louis XIII fait grise mine, coincé qu'il est entre son père, Henri IV, et son fils, Louis XIV. s'intéresse-t-on à son règne, c'est le nom de Richelieu qui flamboie; au point que les livres d'histoire sautent parfois sans vergogne de la mort du cardinal, en décembre 1642, aux débuts tumultueux du futur Roi-Soleil; comme si, avec Richelieu, on avait enterré Louis XIII. C'est oublier que Louis a survécu six mois à son ministre: six mois ignorés de la postérité, amis capitaux pour l'histoire de France. Ce sont ces six mois qui sont racontés ici.   La suite...

Reconstituer la société française

Citation de Louis-Napoléon Bonaparte

 

"L'idée napoléonienne consiste à reconstituer la société française bouleversée par cinquante ans de révolution, à concilier l'ordre et la liberté; les droits du peuple et les principes d'autorité. Au milieu de deux partis acharnés, dont l'un ne voit que la passé, et l'autre que l'avenir, elle prend les anciennes formes, et les nouveaux principes. Voulant fonder solidement, elle appuie son système sur des principes d'éternelle justice, et brise sous ses pieds les théories réactionnaires enfantées par les excès des partis." La suite...