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A demain Philippe
Séguin
par Raphaël Dargent
Les hommages de la
classe politique sont unanimes pour regretter la disparition brutale
de Philippe Séguin. Dans notre affliction et notre douleur, nous ne
pouvons nous empêcher pourtant de dire que ce ne sont pas ces
réactions-là qui nous importent. Les réactions qui nous frappent et
nous semblent importantes, et encore révélatrices d’une certaine
vérité de l’homme qui vient de disparaître, ce sont celles du peuple
et de ce Français que d’aucuns appellent moyen, lequel est,
je crois, qu’il soit de gauche ou de droite, sincèrement ému de
cette disparition. C’est un signe tout de même que la mort de
Philippe Séguin n’a laissé personne indifférent. Pour un peu, on en
tirerait quelques leçons d’optimisme en se disant que rien n’est
complètement perdu pour l’esprit public.La
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La revue de la pensée
française
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L'Iran aura la bombe
par
Pierre Pascallon
Rien n'interdit à un
Etat déclarant développer un programme nucléaire civil de se doter
d'installations d'enrichissement ou de retraitement d'uranium qui
peuvent, le moment venu et dans un délai finalement bref, déboucher
sur un programme militaire. C'est bien ce qu'à fait l'Iran : sous
couvert en effet de programme civil, ce pays s'est lancé dans une
véritable course à l'arme atomique que « l'Occident » a découvert au
début des années 2000, plus précisément en Août 2002 lorsqu'un
groupe d'opposants iraniens en exil dénonce l'existence d'une
installation d'enrichissement d'uranium à NATANZ et d'une centrale
nucléaire à ARAK. Depuis, l'Iran n'a cessé de faire preuve de sa
détermination dans sa marche forcée vers la bombe atomique, et la
plupart des observateurs s'accordent désormais pour assurer que
l'Iran va pouvoir produire sa première bombe atomique en 2010.
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Histoire et
Géographie:
quantités négligeables
?
par Gaël Nofri
L’idée de supprimer
l’enseignement de l’Histoire Géographie en classe de Terminale
Scientifique est une intention grave, et lourde de signification
pour celles et ceux qui demeurent attachés à un certain nombre de
valeurs, à une certaine idée de la France. Aborder la question de l’Histoire-Géographie
en classe de Terminale Scientifique c’est s’attaquer à un sujet bien
plus grave que la simple suppression de cours de culture générale ou
à l’organisation des épreuves du baccalauréat. Il y a dans cet enjeu
quelque chose de fondamental, au sens premier du terme.
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Albert
Camus au Panthéon?
par Jean-Gérard
Lapacherie
Albert
Camus (1913-1960) est de toute évidence un des grands écrivains du XXe
siècle dont les Français se rappellent ou, s’ils ne le font pas,
devraient se rappeler l’œuvre et les engagements de résistant en faveur
de la liberté. Assez rapidement, il a obtenu ce à quoi tout écrivain
aspire : la reconnaissance, comme en témoignent la diffusion mondiale de
deux romans, toujours publiés, L’Etranger (1942) et de La
Peste (1947), l’influence des éditoriaux du quotidien Combat,
dont il a dirigé la rédaction pendant quelques années, le relatif succès
de ses essais, de ses pièces de théâtre, de ses mises en scène et
l’obtention du prix Nobel de littérature en 1957, alors qu’il était
relativement jeune.
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Hommage à Eugène
Ionesco
par Jean-Gérard
Lapacherie
Eugène Ionesco, né en 1909, en Roumanie, mort à Paris en 1994,
aurait eu cent ans en 2009. Cet anniversaire n’est guère célébré,
comme si l’œuvre de cet écrivain s’effaçait peu à peu de notre
horizon et qu’elle fût tombée dans l’oubli. Quoi qu’il en soit, elle
n’a plus l’impact sur les esprits qu’elle a pu avoir dans les années
1960. Au milieu des années 1960, dans une importante ville de
province, se donnait une pièce d’Ionesco, peut-être Rhinocéros,
cette critique acerbe du conformisme grégaire, lequel consiste à se
plier à la loi du plus fort ou du plus grand nombre, à tout faire
pour ressembler aux autres et à ne s’en démarquer en rien, à
s’aligner sur les puissants, les riches ou ceux qui ont le pouvoir.
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Hyde
de Neuville
I. L'aventurier de la
Légitimité
par
Daniel de Montplaisir
Lorsque, Charles X
étant réfugié au palais royal d'Edimbourg, Victor Hugo célébrait en
vers cette hospitalité qu'à travers les siècles se rendaient
Bourbons et Stuart, il aurait pu évoquer aussi ces échanges de
serviteurs qui les accompagnèrent tout le temps que durèrent les
malheurs respectifs des deux dynasties. Alexandre Dumas en avait
livré une version romanesque dans Vingt ans après lorsque les
quatre mousquetaires tentèrent d'empêcher l'exécution de Charles II.
Derrière la légende, se profile une réalité, celle de la fidélité
aux principes de la royauté légitime...
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Napoléon III, digne
héritier
par David Saforcada
Mais son idée ne
mourut pas.
Déjà, la reine
Hortense, cette fille adoptive de l’Empereur, s’est identifiée à la
politique de l’Empire. Ainsi, en 1813, quand l’horizon de la France
s’assombrit, la reine Hortense prie son mari, qui est à Naples, de
venir se réunir à tous les Français pour la défense de son pays. «
Voilà comment il faut reconnaître, écrit-elle, tout ce que ce peuple
a fait pour notre famille. » Un historien, qui cite ces paroles,
ajoute : « Ce mot de peuple est constamment à la bouche de la reine.
Jamais elle n’oublie que sa famille doit tout au peuple, qu’elle
n’est quelque chose que par lui seul, et sans cesse elle lui
rapporte tout avec reconnaissance. »
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Lyautey, le service
de la France
Rencontre avec
Arnaud Teyssier
Raphaël Dargent. –
« Un auteur ne se décide à écrire une biographie entre mille autres, que
parce qu’avec ce maître choisi il se sent accordé ; pour tenter
l’approche d’un homme disparu depuis des siècles, la route la meilleure
passe par nous-mêmes » écrivait François Mauriac. Qu’est-ce qui vous a
amené à Lyautey et attiré chez lui ?
Arnaud Teyssier. –
J’ai toujours beaucoup entendu parler de Lyautey par mon père, qui a été
tout jeune officier de spahis au Maroc à la fin de la dernière guerre et
qui avait subi le charme de sa légende avec une force étonnante. En
outre, mon arrière-grand-père avait été le représentant de la Banque de
Paris et des Pays-Bas dans le royaume au lendemain de la Grande Guerre
et avait à ce titre travaillé avec Lyautey. J’ai conservé une étonnante
photographie que le maréchal lui avait dédicacée.
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L'intelligence
du coeur
A propos d'Alain Finkielkraut
par Jean-Gérard Lapacherie
George
Steiner, né à Paris en 1929 dans une famille juive ayant fui
l’antisémitisme qui fleurissait alors en Autriche, estime qu’il est le
dernier représentant du grand humanisme juif d’Europe centrale, illustré
par Spitzer, Auerbach, Arendt, Klemperer, Freud, etc. humanisme qui n’a
pas survécu à l’extermination des juifs d’Europe centrale. En un sens,
il s’est trompé, non pas sur la « solution finale », mais sur sa place à
lui dans la longue lignée interrompue de cet humanisme. Il n’en est plus
le « dernier » représentant. Alain Finkielkraut, qui a vingt ans de
moins que lui, a repris le flambeau et il reste fidèle, plus qu’il ne le
croit lui-même, à ce qui a fait, pendant près d’un siècle, la grandeur
de la pensée juive en Europe centrale, de Berlin à Saint-Pétersbourg ou
de Varsovie à Salonique.
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Un
homme de devoir
par Raphaël Dargent
Méconnu du grand
public, Bernard Saint-Hillier fut un héros à part entière, soldat
engagé d’emblée en 1940 derrière de Gaulle et fidèle jusqu’au bout,
jusqu’au bout à l’armée, jusqu’au bout à la France, livrant tous les
combats et servant le pays pendant un demi-siècle. Cinq ans après la
mort de ce grand général, Jean-Christophe Notin, s’appuyant sur des
carnets jusqu’alors inédits, lui rend justice dans un ouvrage
remarquable par bien des aspects et qui, au-delà d’un simple
portrait, constitue une véritable plongée dans l’histoire militaire
de notre pays. Issu d’une famille franc-comtoise dont l’engagement
patriotique était de tradition, Bernard Saint-Hillier marcha sur les
pas de son arrière-grand-père, soldat de Napoléon, de son grand-père
décoré de la médaille militaire en 1859, de son père Louis, croix de
Guerre, ...
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Vichy, à
redécouvrir
par Raphaël Dargent
Alain Carteret,
spécialiste de Napoléon III et du Second Empire, est aussi un
passionné de sa ville, Vichy, pour laquelle il se bat avec
enthousiasme et énergie afin d’en mettre en lumière le plus beau du
patrimoine historique et architectural. Après plusieurs ouvrages
consacrés à la cité thermale, voici qu’il publie peut-être le plus
réussi, « Vichy, cité Napoléon III », servant dans le même opus ses
deux centres d’intérêts. Carteret a raison : Vichy n’est nullement
une cité Pétain et c’est bien à tort que la ville pâtit de cette
image mauvaise d’être la ville qui accueillit l’Etat français entre
1940 et 1944. Quant à l’Hôtel du Parc, de sinistre mémoire, il n’a
point d’attrait particulier.
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Alain Durel «««
Les amants du
silence
Le roman de Charles de Foucault
Editions de l'Oeuvre, 2009.
Aristocrate bon vivant,
soldat valeureux, explorateur du Sahara, linguiste hors pair et ermite
dans le sud algérien, Charles de Foucault a été assassiné à Tamanrasset
le 1er décembre 1916 et béatifié à Rome le 13 novembre 2005. Sa
vie fut une perpétuelle quête d'absolu. Foucault le jouisseur, Foucault
l'intrépide, Foucault le pieux a vécu de manière radicale nos désirs les
plus fous. c'est pour cela qu'il fascine et déroute toujours. L'une des
clefs de l'énigme Foucault se cache dans sa passion de jeunesse pour une
cousine, Marie de Bondy. passion à jamais inassouvie, mais qui donna
lieu à une correspondance bouleversante et éclairante. Charles et Marie
n'ont jamais vécu ensemble, et pourtant ils ne se sont jamais quittés.
Pas un jour sans penser à elle. pas un jour sans penser à lui.
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Mille
et une vertus du souverain
Citation de
Jean de La Bruyère
" Que de dons
du Ciel ne faut-il pas pour bien régner! Une naissance auguste, un air
d'empire et d'autorité, un visage qui remplisse la curiosité des peuples
empressés de voir le prince, et qui conserve le respect dans le
courtisan.
Une parfaite égalité
d'humeur, un grand éloignement pour la raillerie piquante, ou assez de
raison pour ne se la permettre point; ne faire jamais ni menaces, ni
reproches; ne point céder à la colère, et être toujours obéi. l'esprit
facile, insinuant; le coeur ouvert, sincère, et dont on croit voir le
fond, et ainsi très-propre à se faire des amis, des créatures et des
alliés; être secret toutefois, profond et impénétrable dans ses motifs
et dans ses projets....La suite...
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