Mise à jour:  14 janvier 2010

 

 Cercle Jeune France

  Des Lettres, de l'Histoire, de la Politique de la France

              "L'âme d'une nation ne se conserve pas sans un collège officiellement chargé de la garder."

                                                                                                                                      Ernest Renan

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A demain Philippe Séguin

par Raphaël Dargent

Les hommages de la classe politique sont unanimes pour regretter la disparition brutale de Philippe Séguin. Dans notre affliction et notre douleur, nous ne pouvons nous empêcher pourtant de dire que ce ne sont pas ces réactions-là qui nous importent. Les réactions qui nous frappent et nous semblent importantes, et encore révélatrices d’une certaine vérité de l’homme qui vient de disparaître, ce sont celles du peuple et de ce Français que d’aucuns appellent moyen, lequel est, je crois, qu’il soit de gauche ou de droite, sincèrement ému de cette disparition. C’est un signe tout de même que la mort de Philippe Séguin n’a laissé personne indifférent. Pour un peu, on en tirerait quelques leçons d’optimisme en se disant que rien n’est complètement perdu pour l’esprit public.La suite....    

 

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L'Iran aura la bombe

par Pierre Pascallon

Rien n'interdit à un Etat déclarant développer un programme nucléaire civil de se doter d'installations d'enrichissement ou de retraitement d'uranium qui peuvent, le moment venu et dans un délai finalement bref, déboucher sur un programme militaire. C'est bien ce qu'à fait l'Iran : sous couvert en effet de programme civil, ce pays s'est lancé dans une véritable course à l'arme atomique que « l'Occident » a découvert au début des années 2000, plus précisément en Août 2002 lorsqu'un groupe d'opposants iraniens en exil dénonce l'existence d'une installation d'enrichissement d'uranium à NATANZ et d'une centrale nucléaire à ARAK. Depuis, l'Iran n'a cessé de faire preuve de sa détermination dans sa marche forcée vers la bombe atomique, et la plupart des observateurs s'accordent désormais pour assurer que l'Iran va pouvoir produire sa première bombe atomique en 2010. La suite...

Histoire et Géographie:

quantités négligeables ?

par Gaël Nofri

L’idée de supprimer l’enseignement de l’Histoire Géographie en classe de Terminale Scientifique est une intention grave, et lourde de signification pour celles et ceux qui demeurent attachés à un certain nombre de valeurs, à une certaine idée de la France. Aborder la question de l’Histoire-Géographie en classe de Terminale Scientifique c’est s’attaquer à un sujet bien plus grave que la simple suppression de cours de culture générale ou à l’organisation des épreuves du baccalauréat. Il y a dans cet enjeu quelque chose de fondamental, au sens premier du terme. La suite...

Albert Camus au Panthéon?

par Jean-Gérard Lapacherie

 Albert Camus (1913-1960) est de toute évidence un des grands écrivains du XXe siècle dont les Français se rappellent ou, s’ils ne le font pas, devraient se rappeler l’œuvre et les engagements de résistant en faveur de la liberté. Assez rapidement, il a obtenu ce à quoi tout écrivain aspire : la reconnaissance, comme en témoignent la diffusion mondiale de deux romans, toujours publiés, L’Etranger (1942) et de La Peste (1947), l’influence des éditoriaux du quotidien Combat, dont il a dirigé la rédaction pendant quelques années, le relatif succès de ses essais, de ses pièces de théâtre, de ses mises en scène et l’obtention du prix Nobel de littérature en 1957, alors qu’il était relativement jeune.  La suite...

Hommage à Eugène Ionesco

par Jean-Gérard Lapacherie

 

Eugène Ionesco, né en 1909, en Roumanie, mort à Paris en 1994, aurait eu cent ans en 2009. Cet anniversaire n’est guère célébré, comme si l’œuvre de cet écrivain s’effaçait peu à peu de notre horizon et qu’elle fût tombée dans l’oubli. Quoi qu’il en soit, elle n’a plus l’impact sur les esprits qu’elle a pu avoir dans les années 1960. Au milieu des années 1960, dans une importante ville de province, se donnait une pièce d’Ionesco, peut-être Rhinocéros, cette critique acerbe du conformisme grégaire, lequel consiste à se plier à la loi du plus fort ou du plus grand nombre, à tout faire pour ressembler aux autres et à ne s’en démarquer en rien, à s’aligner sur les puissants, les riches ou ceux qui ont le pouvoir. La suite...

Hyde de Neuville

I. L'aventurier de la Légitimité

par Daniel de Montplaisir

Lorsque, Charles X étant réfugié au palais royal d'Edimbourg, Victor Hugo célébrait en vers cette hospitalité qu'à travers les siècles se rendaient Bourbons et Stuart, il aurait pu évoquer aussi ces échanges de serviteurs qui les accompagnèrent tout le temps que durèrent les malheurs respectifs des deux dynasties. Alexandre Dumas en avait livré une version romanesque dans Vingt ans après lorsque les quatre mousquetaires tentèrent d'empêcher l'exécution de Charles II. Derrière la légende, se profile une réalité, celle de la fidélité aux principes de la royauté légitime... La suite...

Napoléon III, digne héritier

par David Saforcada

Mais son idée ne mourut pas. Déjà, la reine Hortense, cette fille adoptive de l’Empereur, s’est identifiée à la politique de l’Empire. Ainsi, en 1813, quand l’horizon de la France s’assombrit, la reine Hortense prie son mari, qui est à Naples, de venir se réunir à tous les Français pour la défense de son pays. « Voilà comment il faut reconnaître, écrit-elle, tout ce que ce peuple a fait pour notre famille. » Un historien, qui cite ces paroles, ajoute : « Ce mot de peuple est constamment à la bouche de la reine. Jamais elle n’oublie que sa famille doit tout au peuple, qu’elle n’est quelque chose que par lui seul, et sans cesse elle lui rapporte tout avec reconnaissance. » La suite...

Lyautey, le service de la France

Rencontre avec Arnaud Teyssier

Raphaël Dargent. – « Un auteur ne se décide à écrire une biographie entre mille autres, que parce qu’avec ce maître choisi il se sent accordé ; pour tenter l’approche d’un homme disparu depuis des siècles, la route la meilleure passe par nous-mêmes » écrivait François Mauriac. Qu’est-ce qui vous a amené à Lyautey et attiré chez lui ?

Arnaud Teyssier. – J’ai toujours beaucoup entendu parler de Lyautey par mon père, qui a été tout jeune officier de spahis au Maroc à la fin de la dernière guerre et qui avait subi le charme de sa légende avec une force étonnante. En outre, mon arrière-grand-père avait été le représentant de la Banque de Paris et des Pays-Bas dans le royaume au lendemain de la Grande Guerre et avait à ce titre travaillé avec Lyautey. J’ai conservé une étonnante photographie que le maréchal lui avait dédicacée.  La suite...

L'intelligence du coeur

A propos d'Alain Finkielkraut

par Jean-Gérard Lapacherie

  

George Steiner, né à Paris en 1929 dans une famille juive ayant fui l’antisémitisme qui fleurissait alors en Autriche, estime qu’il est le dernier représentant du grand humanisme juif d’Europe centrale, illustré par Spitzer, Auerbach, Arendt, Klemperer, Freud, etc. humanisme qui n’a pas survécu à l’extermination des juifs d’Europe centrale. En un sens, il s’est trompé, non pas sur la « solution finale », mais sur sa place à lui dans la longue lignée interrompue de cet humanisme. Il n’en est plus le « dernier » représentant. Alain Finkielkraut, qui a vingt ans de moins que lui, a repris le flambeau et il reste fidèle, plus qu’il ne le croit lui-même, à ce qui a fait, pendant près d’un siècle, la grandeur de la pensée juive en Europe centrale, de Berlin à Saint-Pétersbourg ou de Varsovie à Salonique. La suite...

Un homme de devoir

par Raphaël Dargent

 

 

Méconnu du grand public, Bernard Saint-Hillier fut un héros à part entière, soldat engagé d’emblée en 1940 derrière de Gaulle et fidèle jusqu’au bout, jusqu’au bout à l’armée, jusqu’au bout à la France, livrant tous les combats et servant le pays pendant un demi-siècle. Cinq ans après la mort de ce grand général, Jean-Christophe Notin, s’appuyant sur des carnets jusqu’alors inédits, lui rend justice dans un ouvrage remarquable par bien des aspects et qui, au-delà d’un simple portrait, constitue une véritable plongée dans l’histoire militaire de notre pays. Issu d’une famille franc-comtoise dont l’engagement patriotique était de tradition, Bernard Saint-Hillier marcha sur les pas de son arrière-grand-père, soldat de Napoléon, de son grand-père décoré de la médaille militaire en 1859, de son père Louis, croix de Guerre, ... La suite...

Vichy, à redécouvrir

par Raphaël Dargent

 

Alain Carteret, spécialiste de Napoléon III et du Second Empire, est aussi un passionné de sa ville, Vichy, pour laquelle il se bat avec enthousiasme et énergie afin d’en mettre en lumière le plus beau du patrimoine historique et architectural. Après plusieurs ouvrages consacrés à la cité thermale, voici qu’il publie peut-être le plus réussi, « Vichy, cité Napoléon III », servant dans le même opus ses deux centres d’intérêts. Carteret a raison : Vichy n’est nullement une cité Pétain et c’est bien à tort que la ville pâtit de cette image mauvaise d’être la ville qui accueillit l’Etat français entre 1940 et 1944. Quant à l’Hôtel du Parc, de sinistre mémoire, il n’a point d’attrait particulier.  La suite...

Alain Durel «««

Les amants du silence

Le roman de Charles de Foucault

Editions de l'Oeuvre, 2009.

Aristocrate bon vivant, soldat valeureux, explorateur du Sahara, linguiste hors pair et ermite dans le sud algérien, Charles de Foucault a été assassiné à Tamanrasset le 1er décembre 1916 et béatifié à Rome le 13 novembre 2005. Sa  vie fut une perpétuelle quête d'absolu. Foucault le jouisseur, Foucault l'intrépide, Foucault le pieux a vécu de manière radicale nos désirs les plus fous. c'est pour cela qu'il fascine et déroute toujours. L'une des clefs de l'énigme Foucault se cache dans sa passion de jeunesse pour une cousine, Marie de Bondy. passion à jamais inassouvie, mais qui donna lieu à une correspondance bouleversante et éclairante. Charles et Marie n'ont jamais vécu ensemble, et pourtant ils ne se sont jamais quittés. Pas un jour sans penser à elle. pas un jour sans penser à lui.  La suite...

Mille et une vertus du souverain

Citation de Jean de La Bruyère

 

 " Que de dons du Ciel ne faut-il pas pour bien régner! Une naissance auguste, un air d'empire et d'autorité, un visage qui remplisse la curiosité des peuples empressés de voir le prince, et qui conserve le respect dans le courtisan.

Une parfaite égalité d'humeur, un grand éloignement pour la raillerie piquante, ou assez de raison pour ne se la permettre point; ne faire jamais ni menaces, ni reproches; ne point céder à la colère, et être toujours obéi. l'esprit facile, insinuant; le coeur ouvert, sincère, et dont on croit voir le fond, et ainsi très-propre à se faire des amis, des créatures et des alliés; être secret toutefois, profond et impénétrable dans ses motifs et dans ses projets....La suite...