Cercle Jeune France

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Clovis et le concile de 511

La première réunion administrative

du royaume de France

 

par François-Marin Fleutot

 

 

 

La France n’est pas née d'un espace géographique offert par la nature, ni de l’installation d'un peuple sur le territoire qu'elle occupe aujourd'hui, ni de la réunion de populations qu'auraient progressivement rapprochées leurs affinités ethniques. A ses origines, notre pays s’est exclusivement identifié à un pouvoir               Gisant de Clovis à Saint Denis  souverain. C'est ce pouvoir qui l'a fait naître, et qui l'a façonné. Les autres attributs de son unité - comme la langue française - ne sont venus qu'après, et de la volonté même de ce pouvoir souverain. Voilà sûrement une caractéristique très particulière de la France : elle n’a existé que par la volonté de ses rois de se servir de leur souveraineté comme d'un creuset unificateur des domaines qu'ils contrôlaient. C’est dans la geste du premier d’entre eux, le chef franc Clovis, qu’il faut chercher la première affirmation de cette volonté.

 La logique unificatrice des empereurs comme celle de l’Europe actuelle est la négation de l’histoire. La Rome républicaine, confrontée à l'expansion rapide de son influence, voit ses édiles abandonner des pans entiers de leurs prérogatives entre les mains d’un seul homme, aux pouvoirs dictatoriaux. L’empereur romain, s'appuyant sur son prestige, celui-ci devient rapidement le détenteur essentiel du pouvoir. C'est ainsi qu'affranchis de toute tutelle du sénat romain, mais en son nom (le fameux S.P.Q.R. de l'administration et des légions romaines), les dictateurs-empereurs ont bâti l’empire romain. Ayant imposé sa domination sur tout le pourtour méditerranéen, l’empire n’aura qu'un seul rival, l’empire perse, qu'il saura tenir en respect. Le vrai danger était ailleurs, dans les migrations de populations non contrôlées : toute la partie occidentale de l'empire sera secouée par la pénétration constante, avec ou sans violence, des peuples du nord, qui finiront par déstabiliser les structures impériales. On a souvent dit qu’ils ont provoqué sa chute. C'est exagéré car Rome, minée de l’intérieur, en guerre et en crise économique perpétuelles, a finalement été victime de sa logique, se révélant incapable d’imposer partout durablement la pax romana. La fameuse paix d'Auguste ne fut qu'un court moment d'équilibre, certes brillant, mais fondamentalement instable (à moins qu'elle n'ait même été qu'une pure illusion, un rêve d'historien…)

C'est si vrai qu'il est impossible de donner une date exacte à la décomposition de l'empire. mais on peut remarquer qu'au gré des circonstances, par l'énergie des peuples et l'ambition des hommes, des pays se sont alors peu a peu constitués. Il n'existe quasiment aucun document à ce sujet, beaucoup de faits admis n'étant en réalité que le fruit de supputations. Ce n'est pas faire injure aux chroniqueurs de cette époque que de le constater : de ces temps obscurs, seules quelques précieuses traces écrites nous sont parvenues. Faute de sources suffisantes de ce côté, il nous faut donc nous tourner vers ce que nous pouvons connaître des pouvoirs politiques et religieux de l'imperium romanum, ses évolutions et ses rapports avec les “barbares” : un domaine mieux documenté, et d'où est issue l’histoire des nations européennes.

 Poser la question des origines, ce n’est pas seulement chercher à mieux connaître les fondateurs de la France, c'est surtout vouloir comprendre comment, peu après l'an 500, est né un pouvoir politique cause d'un bouleversement sur lequel nous vivons encore : la transformation de la structure impériale romaine, alors vieille de 500 ans, en un royaume destiné à durer plus de 1500 ans, jusqu'à l'aube du XXe siècle… Avant la geste clovisienne, on a beau chercher désespérément des traces d’unité territoriale, d’unité linguistique, d’unité politique, on ne trouve rien - ni dans la Gaule druidique, ni dans les quelques mois (eh oui !) que dura l'épopée de Vercingétorix - qui soit même l’embryon de la France. Ajoutons que les recherches et les découvertes les plus récentes viennent confirmer que même la Gaule chevelue était romanisée bien avant la conquête Césarienne. L’idéologie des historiens, poste 1789, a conduit à triturer l’histoire pour tenter de faire naître un héros fondateur. Le mythe Vercingétorix est né de cela.

 Clovis apparaît dans un temps où le pouvoir impérial s'est dissous, mais où la romanité est toujours vivante. Lui et les siens sont déjà installés et reconnus comme peuple fédéré (et non vaincu) depuis plus d’un siècle. La fusion politique qui s’effectue, à partir du VIe siècle, entre les attributs du roi d’origine franque et les pouvoirs administratifs, militaires et politiques de l’empire, font de Clovis l’héritier et le continuateur de cette romanité. L’intelligence politique du roi franc est d’avoir accepté et revendiqué les fondements du pouvoir impérial et de s’en être servi pour construire son regnum : c'est ainsi qu'il se fera reconnaître comme “Patrice” des romains par l’empereur d’Orient.

 L'ethno-génèse des Francs saliens a été compliquée par leur migration à partir des années 100. D'une manière remarquable, ils ont su peu à peu s’intégrer en assimilant les villages où ils s'installaient. De même la lente évolution progressive de la citoyenneté romaine - différente à l'époque impériale de ce qu'elle était sous la république - a fait de tous les occupants de l’immense territoire romain des “sujets” de l’empereur. Le droit du sol prévalant sur tout droit du sang, chaque habitant d'une région conquise comme chaque immigré installé dans l'empire pouvait affirmer : civis romanus sum. Compte tenu de leurs propres traditions ethnique, c'est le peuple franc qui profitera le mieux de cette politique intégrationniste : ni les Wisigoths à               Portrait de Clovis par François Louis Dejuinne

toulouse, comme le prouve le traité d’Alaric, ni les Burgondes en Bourgogne, avec la "loi Gombette", ni les Ostrogoths à Rome n’adopteront cette ligne de conduite. C'est ce qui conduira le regnum francorum à devenir non seulement celui des francs, mais celui de tous les gallo-romains.

Chef - roi - d’une des tribus franques alliées de l’empire, Clovis est chargé de maintenir sur le territoire qu'il contrôle la pax romana. Chef romain, représentant officiel de l’empire, il hérite de son père le titre de comes. De fait, possédant le plein exercice dévolu à un administrateur impérial, il est le représentant ès-qualité de l'Etat-S.P.Q.R. Il a tout pouvoir sur les administrations civiles, militaires et religieuses, comme n'importe quel gouverneur romain des dernières années de l'empire d’occident. Il est comes romain et roi franc salien. Un point essentiel va pourtant différencier le règne des mérovingiens des autres règnes de l’époque : même disloqué par les héritages, le regnum francorum se réunifie autour d’un seul roi. C’est l’un des premiers attributs de cette souveraineté très particulière. Il y eut ainsi plusieurs rois uniques : Clovis (507-511), Clotaire Ier (558-561), Clotaire II (613-629), Dagobert Ier (632-639), Thierry IV (721-737), Childéric III (743-751). Cette particularité est alors isolée dans le monde occidental. Elle a permis au regnum francorum de durer et d’être reconnu comme la seule force de stabilité par les empereurs d’Orient. Lorsqu’ils ont voulu reconquérir l’empire d’Occident, les orientaux se sont alliés aux Francs : ils n'imaginaient pas que, ce faisant, ils consacraient le royaume de France comme héritier de l’empire romain d’occident.

Constatons que, dès l’origine, le pouvoir royal n’est pas héréditaire mais successoral. Sinon comment expliquer que, malgré les héritages successifs, un homme puisse récupérer la souveraineté d’un grand oncle ? Même séparées, les parties font un tout que tous reconnaissent comme indivisible : le royaume des Francs, héritage commun et non disloquable. C'est ainsi que les monarchies franques vont durer deux siècles et demi, alors que tous les autres royaumes ethniques vont disparaître. Autre chose est l’identification de ce pouvoir sur son espace géographique. Comme l’imperium romanum dont ils se sentent les héritiers, les rois mérovingiens vont s’emparer d’un espace où leur pouvoir sera incontesté et souverain. Toutes les relations épistolaires de cette époque parlent du royaume des Francs, celui-ci correspondant à une entité territoriale couvrant tout l’extrême ouest de l’empire romain : dès cette lointaine époque, et pour la première fois, la Gaule chevelue (province impériale) et la Gaule romaine (sénatoriale) sont rassemblées sous une seule autorité. Et c'est en tant que patrice des romains que Clovis réunit en 511, à Orléans, le premier concile où se rendent aussi bien les évêques du nord que ceux du sud. Ce concile peut être considéré comme la première réunion administrative de la France.

 Clovis est roi bien avant son baptême. Il participe totalement de son époque. Il ne justifie pas sa prise du pouvoir par une volonté divine. Il ne la justifie pas non plus par la conquête du territoire. Non, il intervient pour défendre et restaurer l'Etat gallo-romain en déshérence. Il règne sur des peuples qu'il unit sous sa seule autorité. A la différence des regnum germaniques, il assume cette diversité ethnique. Dans un sens, il adapte l'idée de l'universalité de l'imperium, qu'il oppose au "nationalisme" ethnique.

 Tout aussi originels sont son héritage familial complexe et l'apport du christianisme augustinien. La séparation du spirituel et du temporel fait que le roi n'est pas le représentant du pouvoir divin. Comme dans l'Empire romain chrétien, l'administration civile, dont le clergé fait partie, est soumise au pouvoir politico-militaire. Il est donc logique dans cette perspective que les Mérovingiens organisent et gouvernent l'administration religieuse.

 Autre fondement de la dynastie mérovingienne : elle ne tient pas son pouvoir du sacre religieux. Ceci est d’importance, car ce qui légitimera l’usurpation des arnulfo-pippinides (les carolingiens) sera leur sacre par l’église de Rome. autre trait de la souveraineté mérovingienne : le roi représente l’ultime justice. Ceci s'est vérifié à maintes occasions, nous possédons plusieurs textes en faisant foi. Le roi est appelé à trancher des litiges administratifs religieux, civils ou militaires. Il est instance de recours, même vis à vis des tribunaux ecclésiastiques. Ainsi cette souveraineté mêle-t-elle des attributs d’origine franque (les lois d’héritage, par exemple) et des attributs de l’imperium romanum. C’est cette conjugaison unique qui va donner au royaume des Francs son identité particulière.

Royaume de Clovis à sa mort en 511. Royaume partagé entre ses quatre fils.

Au temps des Mérovingiens, le rôle de l'administration épiscopale est problématique. Cette administration est entièrement aux mains des fratries "aristocratiques" gallo-romaines. Pour régner, il faut au roi conquérant imposer son pouvoir sur toutes les administrations. Comprendre comment et pourquoi Clovis réunit le concile du 10 juillet 511, premier concile du royaume unifié, est essentiel pour appréhender la place du roi et la place de cette Eglise dans le regnum francorum.

 En 507, Clovis en a fini avec les Wisigoths. Le sud est sous l'autorité du Roi nicéen. Son premier geste régalien est de convoquer les prélats de son regnum à Orléans, ville frontière entre la Gaule du nord et les pays anciennement sous domination wisigothe. Jamais auparavant les provinces du nord et du sud n'ont été unies sous un seul pouvoir. Pour la première fois dans l'Histoire, un même pouvoir s'étend sur ce qui sera la France.

 Si l'on cherche des dates symboliques, le 10 juillet 511 est l'une de celles qu'il faut retenir comme étant fondatrice de l'unité administrative de la France.

 Sur ordre du roi Clovis, le 10 juillet 511, 32 évêchés vont être représentés à Orléans. Dix prélats viennent des provinces d'Aquitaine et deux de la province d'Eauze (ex-royaume wisigoth) : Cyprianus, métropolitain de Bordeaux ; Pétrus, év. de Saintes ; Cronopius, év. de Périgueux ; Sextilius, év. de Bazas ; Adelfius, év. de Poitiers ; Lupicinius, év. d'Angoulême ; Tetradius, métropolitain de Bourges ; Eufrosius, év. de Clermont ; Quintinaus, év. de Rodez ; Boetius, év. de Cahors ; Leontius, métropolitain d'Eauze ; Nicetius, év. d'Auch.  Six viennent de la province tourangelle : Licinius, métropolitain de Tours ; Principius, év. du Mans ; Eustocius, év. d'Angers ; Epiphanus, év. de Nantes ; Melanius, év. de Rennes ; Modestus, év. de Vannes.  Cinq viennent du diocèse de Rouen : Gildardus, métropolitain de Rouen ; Litardus, év. de Séez ; Nepos, év. d'Avranches ; Leontanius, év. de Coutances : Maurusius, ‚év. d'Evreux. Cinq autres de la province de Sens, mais sans leur métropolitain : Camillanus, ‚év. de Troyes ; Heraclius, év. de Paris ; Eusebius, év. d'Orléans ; Theodosius, év. d'Auxerre et Aventus, év. de Chartres.  Viennent de la Belgique seconde quatre évêques en l'absence de leur métropolitain saint Rémi : Lupus, év. de Soissons ; Edidius, év. d'Amiens ; Suffranius, év. de Noyon ; Livianius, év. de Senlis.  Clovis donne la présidence des débats au métropolitain de Bordeaux Cyprianus, qu'il a rencontré lors de son séjour dans cette ville après la bataille de Vouillé.

 Convoqué "nationalement" par le roi, ce concile du regnum ne s'occupe pas de doctrine mais de l'organisation administrative et judiciaire de l'épiscopat. Jamais les conciles du regnum puis du royaume, ne s'occuperont du dogme. Il n'appartient pas au roi, qui n'est pas pontifex maximus, de demander à son clergé quelle est la doctrine.

 En revanche, sans contestation possible, c'est bien le roi qui décide de la convocation des conciles de son royaume. A l'époque, des concillium (conciles) laïques se réunissaient sous l'autorité du roi, pour s'occuper des questions administratives. Nous en connaissons l'existence relatée ça et là, mais pas les dates, la disparition de la dynastie mérovingienne ayant entraîné la destruction des actes de la chancellerie royale.

 Au concile de l'administration religieuse de son regnum, en 511, Clovis est immédiatement reconnu par les prélats assemblés comme ayant pouvoir de les convoquer, mais aussi d'organiser les débats. Dans le préambule … l'acte final il est dit, "Domno suo catholicae ecclesiae filio Chlothovecho gloriosissimo regi... qui tanta ad religionis catholicae cultum gloriosae fidei cura vos excitat ut sacerdotalis mentis affectum, sacerdotes, de rebus necessariis tractaturos in unum collegi pressentis, secundum voluntates vestrae consultationem et titulos quos dedistis ea quae... respondimus" (… leur seigneur fils de l'Eglise catholique Clovis très glorieux roi... Puisque une telle sollicitude pour notre foi glorieuse vous anime que dans un esprit tout sacerdotal vous avez ordonné aux évêques de se réunir pour traiter en commun des nécessités présentes, conformément à votre volonté et suivant les questions posées par vous et selon le programme que vous avez fixé à nous répondons.).

 Le roi, souverain de son regnum, est bien celui qui ordonne et commande à l'administration, à toutes les administrations, même celle qui concerne la religion. Ajoutons qu'en roi "laïc", il n'intervient que dans la partie laïque de l'Eglise du Christ, ce qui correspond à une conception totalement ambroisienne et augustinienne de la répartition de la part de Dieu et de la part des hommes.

 Ce Concile et ceux qui vont suivre (une vingtaine) sous les rois mérovingiens organisent l'administration laïque des pouvoirs ecclésiastiques dans le regnum. Le premier canon‚ dicté par les évêques à Orléans concerne la soumission au Roi des nominations épiscopales. Ce dernier nomme les métropolitains et les évêques après leur "élection". Le roi n'est pourtant pas le chef de l'Eglise. L'Eglise dans son administration terrestre lui est soumise.

 Ce concile d'Orléans est le premier rassemblement qui réunisse la hiérarchie religieuse du nord au sud. Auparavant, sous l'administration impériale, avaient eu lieu des synodes provinciaux. En Gaule, des conciles réunirent les évêques du nord (Trèves), et d'autres, ceux du sud (Vienne - Arles). La première unification administrative, du sud au nord, se fait sous l'autorité de Clovis lors de ce concile. Même au temps de la splendeur impériale, les réunions gallo-romaines, autour de l'Autel de l'Empereur à Condat, ne sont pas des assemblées regroupant les civitates du nord au sud mais seulement les civitates de la "Gaule chevelue".

 A Orléans, la faible représentation des évêchés belgo-germano-romains est consécutive aux problèmes rencontrés dans le nord. La forte imprégnation païenne du monde gallo-romain et la domination des peuples restés hors du christianisme (Francs occidentaux et orientaux, Alamans, Thuringiens etc.) n'ont pas permis une conversion massive de ces provinces. Les quelques évêchés que l'on rencontre dans les civitates, sont des "oasis" dans un désert païen.

 Réunissant le concile d'Orléans, Clovis soumet l'administration religieuse à son pouvoir. Simplement, comme cela se passait dans l'Empire romain chrétien. A l'avenir, chaque fois que l'Eglise catholique de France interviendra dans les problèmes entre le Roi et Rome, elle se souviendra des conciles mérovingiens et de l'origine de sa liberté gallicane. Dans la longue histoire royale de la France, de nombreux rois seront excommuniés par Rome. Et pourtant, l'Eglise de France restera toujours subordonnée au pouvoir laïc des rois.

 Clovis, roi baptisé dans la religion chrétienne, ne confond pas dans sa pratique gouvernementale sa croyance privée et l'administration de l'Etat. Dans l'histoire du baptême de Clovis, ce n'est pas le regnum qui est baptisé, la cohabitation des différentes croyances religieuses demeure. Les mérovingiens ne sont pas de droit divin et ils n'en n'auront jamais le désir, c'est une idée qui n'est pas de ce temps. Les mérovingiens sont des rois dont le pouvoir est laïc et dont la religion est catholique. L'attitude constante de cette dynastie pour protéger les intérêts de l'Eglise (et même fonder des monastères, églises, etc.), de lui octroyer des droits, est une largesse royale, non une obligation royale.

 A trop lire Grégoire de Tours, on oublie totalement que les Francs furent les seuls dans la partie occidentale du monde romain à révolutionner ainsi le politique.

 Clovis est le fondateur des royaumes modernes. Les nations qui surgiront après la révolution de 1789 n'en sont pas les héritières, même si elles se construisent sur les ruines des royaumes. Nos Nations sont les héritières spirituelles des regnum germaniques affirmant leur souveraineté au nom d'une certaine idée de leur peuple. Il leur manque ce qui unit dans la diversité. Elles sont contraintes d'imposer la Nation une et indivisible. La souveraineté n'est pas incarnée par le souverain, mais par la nation assemblée (le peuple, la race, etc.) et l'on sait depuis Staline, Hitler et Mao, les déviances et les malheurs que cela peut apporter au monde. n

 

François-Marin Fleutot est le directeur de “La Dépêche de la Compagnie d’Artagnan et Planchet” et l'auteur de : “Apostrophes sur les origines du Royaume de France” (éd. Boxidi, 1997) (commande à la Compagnie d’Artagnan et Planchet, adresse postale 16, rue Pestalozzi – 75005 Paris) envois franco de port contre 20 €  ainsi que “Des royalistes dans la Résistance” (éd. Flammarion, 2000)