Joachim
de Barrande,
par Daniel de
Montplaisir
Prague
célèbre en ce moment, d’août à
octobre, les 210 ans de la naissance de
Joachim Barrande. Dans cette ville dont un quartier entier et un pont
sur la Moldau (ou la Vltava en
tchèque) portent son nom, colloques,
expositions et réceptions commémoratives se sont succédés pour rendre
hommage au plus grand paléontologue du XIXème siècle
et, si l’on en croit Olivier Poivre
d’Arvor, lorsqu’il dirigeait l’Institut français de Prague, « le plus
grand géologue de tous les temps. » Pendant
ce temps, la France continue de l'ignorer. Barrande présente en effet
aux yeux de la république deux tares ineffaçables : il fut un catholique
ardent et, pire encore, un légitimiste fidèle.
Le petit Joachim vit le
jour à Saugues, village du Gévaudan aux confins de la Haute-Loire, de la
Lozère et du Cantal, le 11 août 1799. D'une famille bourgeoise aisée de
propriétaires fonciers. Son père, Augustin, possédait et dirigeait une
fabrique de tissus. Bien vite, à l'école paroissiale, les
exceptionnelles capacités intellectuelles du garçonnet furent
remarquées par ses maîtres qui l'encouragèrent à poursuivre ses études
à Montpellier. Là, on l'oriente directement vers Paris et le collège
Stanislas, fondé en 1804 par l'abbé Claude Liautard et figurant déjà
parmi les meilleures préparations scientifiques de la capitale. Car
Joachim est un “matheux” passionné de recherches et d'expérimentations.
A quinze ans, il a déjà aménagé un petit laboratoire dans son internat.
Il réussit brillamment le concours d'entrée à Polytechnique en 1819 et
en sort major parmi 67 élèves. Il choisit alors le corps des ponts et
chaussées. Son premier grand chantier consiste à élever un pont sur la
Loire à Decize, ville appelée à devenir un important carrefour fluvial à
la jonction du canal du Nivernais et du canal latéral à la Loire. En ce
temps là, le duc de Richelieu, chef du gouvernement, s'est lancé dans
une politique de grands travaux, notamment par le percement de canaux
navigables afin de constituer un réseau desservant toute la France. Pour
des raisons géologiques, l'opération s'avère délicate mais Barrande la
mène à bien et mesure alors l'importance d'une meilleure connaissance de
la nature des sédiments rocheux. C'est là aussi qu'il rencontre le duc
d’Angoulême, neveu du roi Louis XVIII qui suit avec beaucoup d'intérêt
l'indispensable modernisation du pays. Depuis la Révolution, la France a
pris un retard considérable en matière d'infrastructures et
d'équipements collectifs. Un des objectifs de la Restauration est de le
combler. Pour cela, il faut des ingénieurs, un métier qui fascine le duc
d'Angoulême. Barrande produit sur lui une forte impression. Aux yeux du
prince, il incarne à merveille cette nouvelle génération que l'on dit
romantique et qui entend redresser la France par la foi, par le roi et
par la maîtrise du progrès technique, lesquels vont de pair et ne sont
pas incompatibles. Cette idée éprouve encore du mal à percer dans la
France des années 1820 mais Angoulême et Barrande la partagent. C'est
donc tout naturellement que le premier se souvient du second lorsqu'il
s'agit, en 1828, de constituer l'équipe pédagogique, dirait-on
aujourd'hui, en charge de l'instruction d’Henri, duc de Bordeaux, né en
1820 et prochain héritier du trône puisque il est le dernier rejeton de
la branche aînée des Bourbons après l'assassinat de son père le duc de
Berry, sept mois
avant
sa naissance.
A sept ans, selon
l’usage, le petit prince est « passé aux hommes. » A huit ans, il a déjà
connu trois gouverneurs successifs, les deux premiers, Montmorency et
Rivière étant morts prématurément. Le troisième est le baron Maxence de
Damas, ancien ministre des Affaires étrangères, rival de Chateaubriand
dans la carrière politique et proche des jésuites. Le volet scolaire de
l’éducation est confié à un précepteur, Mgr Claude Tharin, ancien évêque
de Strasbourg, assisté de deux sous-précepteurs : le premier est l’abbé
Martin de Noirlieu, ancien aumônier de Polytechnique, où il a, lui
aussi, remarqué Barrande. Voilà donc celui-ci doublement poussé pour
devenir, à vingt-neuf ans, le plus jeune membre de l’entourage du duc de
Bordeaux, chargé de lui enseigner les mathématiques, la géographie, la
physique et la chimie. Immédiatement, entre eux « le courant passe. »
Barrande s’avère un excellent pédagogue qui sait illustrer ses leçons
par des expériences. A cet effet, il fait aménager un petit laboratoire
aux Tuileries où le duc de Bordeaux apprend tout en jouant. Henri se
passionne pour l’artillerie et la construction de forteresses. Barrande
lui en découvre les ressorts.
Portrait du duc de Bordeaux
par Alexandre-Jean-Dubois-Drahonnet
Lorsque survient la
révolution de juillet 1830 contraignant Charles X et sa famille à
prendre la route de l’exil, le duc de Bordeaux ne conserve auprès de lui
que son gouverneur, Damas, son premier valet de chambre, le chevalier de
la Villatte, et Barrande. En dépit de la brillante carrière que ce
dernier aurait pu espérer en se ralliant au régime de Louis-Philippe, il
ne se pose pas un instant la question : la fidélité à ses principes lui
commande de suivre son élève, même proscrit, afin de poursuivre
l’instruction de celui qui sera, de toute façon, le légitime héritier du
trône de France. La leçon ne sera pas perdue. Voilà donc Barrande dans
la petite cohorte des exilés, s’embarquant à Cherbourg pour l’Angleterre
puis gagnant l’Ecosse où le château des Stuarts, près d’Edimbourg, est
offert comme résidence à Charles X et aux siens. Imperturbable,
l’ingénieur poursuit son enseignement exactement comme s’il était resté
aux Tuileries. Il considère que l’éducation du prince ne doit en rien
souffrir du chaos des évènements. Un jour, il n’en doute pas, Henri
montera sur le trône et la préparation au métier de roi doit se dérouler
sans heurts. Les leçons constituent d’ailleurs une manière positive de
faire un peu oublier au prince la précarité de sa situation : ballotté
de châteaux en châteaux, orphelin de père et maintenant aussi privé de
sa mère, la duchesse de Berry, qui a quitté l’Ecosse pour essayer de
soulever la Vendée, qui a échoué et qui a été incarcéré par le
gouvernement de Louis-Philippe.
Durant l’été de 1832,
Barrande accompagne son élève dans le Great Northern Tour à
travers les Highlands : une boucle de près de 1200 kilomètres qu’il est
d’usage de faire parcourir aux jeunes nobles écossais dans le cadre de
leur formation. Quelque chose qui préfigure ce que sera le fameux
Tour de France par deux enfants d’Augustine Fouillée (alias G.
Bruno), publié en 1877, quelque chose qui évoque aussi le Grand tour
de France accompli par Charles IX en 1564 sous la conduite de sa
mère, Catherine de Médicis. Le tour d’Henri, pour partie à pied, pour
partie en voiture, dure huit semaines. C’est pour Barrande l’occasion de
compléter les évocations historiques, qui prédominent, par une
observation de la nature, alliant géographie, géologie, botanique et
zoologie.
A peine le tour achevé,
la famille royale s’apprête encore à déménager, cette fois pour l’empire
d’Autriche, Charles X préférant l’hospitalité des Habsbourgs catholiques
à celle des Hanovre protestants. François 1er installe ses cousins à
Prague, dans le château des anciens rois de Bohême. C’est ici que se
noue un effroyable panier d’intrigues autour de l’éducation du prince.
Des clans se forment, eux-mêmes instables. Chateaubriand s’en mêle et,
après un bref séjour à Prague, colporte dans les milieux légitimistes
parisiens les pires nouvelles : le duc de Blacas, ancien ministre de
Louis XVIII et maintenant principal conseiller de Charles X fait vivre
la famille royale, et particulièrement Henri, dans un monde irréel,
truffé d’attachement absolu à l’Ancien régime, refusant les progrès du
temps, travestissant l’histoire, rejetant toute idée nouvelle. On fait
venir deux pères jésuites, qui contestent l’enseignement scientifique de
Barrande, puis on les renvoie. On
annonce
le départ de Damas et son remplacement par le marquis d’Hautpoul qui,
lorsqu’il arrive à Prague, constate que Damas n’a nullement l’intention
de quitter la place. Deux conceptions s’affrontent : la première,
soutenue par Blacas et par Mgr Latil, le confesseur de Charles X, veut
qu’on tienne Henri le plus à l’écart possible du monde moderne, la
deuxième, que professe notamment Barrande, et maintenant Hautpoul, vise
au contraire à montrer au jeune prince que la société évolue rapidement
et qu’il doit comprendre ses évolutions afin de se préparer au mieux à
ses responsabilités futures. En France, ce courant « moderniste » prend
le nom de Jeune France. Nous en avons parlé avec le portrait de
l’abbé de Genoude. Barrande est regardé comme son porte parole. En fait
à tort : le professeur entend se consacrer à son rôle pédagogique et
refuse de s’enfermer dans un clan. Mais le clan conservateur commence à
se méfier de lui et décide de lui adjoindre un deuxième scientifique,
Augustin Cauchy. De dix ans plus âgé, lui aussi polytechnicien, où il a
enseigné, et ingénieur des ponts et chaussés, sa personnalité est
cependant très différente de celle de Barrande, qu’il vise à supplanter.
Se considérant moins comme le professeur du prince que comme son
serviteur, il se soumet à tous les caprices d’un enfant et, ainsi, les
encourage. Henri commence alors à manifester des signes de troubles
affectifs. Avec franchise, Barrande s’en ouvre à Charles X dans une
longue lettre, dont la finesse d’analyse n’aurait pas déplu à Françoise
Dolto. Il y dénonce les risques de dégât psychologique entraînés par un
système éducatif sans ligne directrice autre que l’affrontement des
clans. Il rappelle qu’Henri a toutes les raisons d’être un enfant
fragile, voire instable, et qu’il a donc besoin d’une éducation
cohérente et continue, qui le forme moins qu’elle ne le flatte. Pour
prix de sa lucidité et de sa sagesse, Barrande est congédié. Mais on
l’autorise à demeurer à Prague, hors du palais, et on le gratifie d’une
petite pension. Henri pleure son départ, que désapprouve Hautpoul, lui
aussi bientôt remercié.
Ayant retrouvé sa
liberté, Barrande renonce à rentrer en France car, malgré l’ingratitude
de Charles X, il reste fidèle à la légitimité qui, à ses yeux, constitue
un principe avant de s’incarner dans des hommes.
S'il est peut-être
amer de son éviction, il n'en montre rien et peut au moins se targuer de
deux choses, même si c'est l'histoire qui le dira : il a inculqué à son
élève des valeurs que celui-ci n'abandonnera jamais, il lui aura aussi
donné le goût de l'étude et de l'appréhension scientifique de toutes les
données d'un problème.
Solitaire,
Barrande s'engage alors dans la deuxième grande oeuvre de sa vie. Le
modeste, mais alors moderne,
appartement qu'il loue, à Mala Strana, dans la vieille ville de Prague,
se transforme vite en repère de chercheur acharné. Ce qui le frappe,
c'est la relative ignorance où est encore la science du XIXème siècle de
la structure de l'écorce terrestre et de ses déterminants. Mais il lui
faut d'abord gagner sa vie et donc compléter la modeste pension que lui
verse chichement Blacas et dont il aimerait bien se dispenser.
Heureusement, sa réputation d'ingénieur de pointe n'a pas échappé au
gouvernement de la Bohême qui lui confie l'ingénierie d’un grand projet
: la construction d'un chemin de fer à traction de chevaux entre Prague
et les bassin houillers de Radnitz et de Pilsen, distants de 70
kilomètres au sud ouest de la capitale. Barrande en dessine le tracé
puis en dirige le percement. Une tranchée met à jour un riche
gisement
de fossiles. Interprétant cette coïncidence comme un clin d'oeil de la
Providence, Barrande obtient l'accord de l'administration pour pousser
plus loin les investigations et ouvrir ainsi, pour la première fois dans
l'Histoire de l'humanité, des carrières dans le seul but d'y chercher
des fossiles. Bien vite, il comprend que le sous-sol de la Bohême, au
centre de l'Europe, recèle bien des clés de la compréhension de son
histoire géologique et que sont immenses les bénéfices à en tirer pour
l'exploration et l'exploitation des sous-sols. En 1839, le géologue
anglais Murchison publie ses premiers travaux sur ce qu'il appelle le
système silurien, c'est à dire une époque géologique de transition
fondamentale pour l'analyse des sous-sols contemporains. Barrande se met
à étudier celui de la Bohême, dont il tire une oeuvre monumentale, en
vingt volumes publiés de 1852 à 1881, assortis de nombreuses cartes et
croquis, recensant cinq mille espèces fossilisées :
probablement l’œuvre scientifique la plus
volumineuse écrite par un seul homme. Il
fait ainsi franchir un pas immense à la paléontologie, science encore
récente fondée par Georges Cuvier et dont Barrande a étudié
minutieusement les travaux. En plus de l'aide de sociétés savantes,
Barrande bénéficie pour financer ses recherches du soutien du prince.
Table du système
silurien du centre de la Bohème
par Joachim Barrande
La situation de ce
dernier a beaucoup changé depuis qu'il a vu partir Barrande contre leur
gré à tous deux en 1833. Charles X est mort en 1836. Son fils, le duc d'
Angoulême, n'a jamais voulu qu'on le regarde comme le roi Louis XIX mais
seulement comme l'oncle d'Henri chargé de parfaire l'éducation de
celui-ci, avec l'aide d'un nouveau gouverneur, homme sage, ouvert et
avisé, le duc de Lévis. Aussitôt Henri a-t-il rappelé auprès de lui les
anciens serviteurs limogés par Blacas, dont Barrande. Enthousiasmé par
ses recherches scientifiques, Henri lui a conseillé de demeurer à Prague
afin de les poursuivre mais lui a demandé de le visiter régulièrement à
Frohsdorf, sa nouvelle et définitive résidence à soixante kilomètres au
sud ouest de Vienne. Il se fait également accompagner par lui dans ses
voyages les plus importants, dont celui qu'il effectue en 1843 à Londres
où il rappelle solennellement son droit à la couronne de France contre
l'usurpation de Louis-Philippe.
A la mort de Louis
XIX, en 1844, Henri est devenu, pour les royalistes français, le
légitime roi Henri V, portant en exil le titre de courtoisie de comte de
Chambord, en hommage au peuple français qui lui avait, pour son baptême,
offert ce château par souscription nationale. La gestion du domaine,
ainsi que celle des autres biens du comte de Chambord et de sa femme, la
princesse de Modène qu'il a épousée en 1845, ont été confiées au marquis
de Pastoret, issu d'une vieille famille provençale mais dont les
malversations financières éclatent bientôt au grand jour. Henri le démet
de ses fonctions et les confie à Barrande. Voilà notre géologue
transformé en homme d'affaires devant veiller sur un patrimoine
important et d'autant plus difficile à gérer qu'il est géographiquement
et financièrement très dispersé, avec une partie non négligeable sise
dans un pays, la France, où le prince est interdit de séjour et où la
propriété de ses biens est contestée devant les tribunaux jusqu'en 1852.
Avec le concours efficace des secrétaires permanents auprès du comte de
Chambord, dont l'habile Moricet qui devient son ami, Barrande étoffe
considérablement la fortune du prince, ce qui permet notamment d'apurer
les dettes colossales laissées à leur mort par sa mère la duchesse de
Berry et par sa soeur la duchesse de Parme, ainsi que d'apporter un
soutien déterminant à d'autres recherches scientifiques, telle que
celles du comte Hilaire du Chardonnet, l'inventeur du fil de soie
artificiel qui sauve les soieries lyonnaises de la maladie du ver à
soie. Barrande a mis au point des modèles mathématiques pour jouer et
pour gagner en bourse, qu'on appelle encore la rente. Mais il n'en tire
rien pour son enrichissement personnel. Les généreux émoluments que lui
verse le prince sont intégralement investis dans ses recherches. A
Prague, il n'a pas même songé à se chercher un logement plus vaste et
ses visiteurs sont tout étonnés de ne pas trouver chez lui de lit car
celui-ci, escamotable, se trouve en outre enfoui derrière des piles de
documents et des caisses pleines de
fossiles. Barrande travaille douze à
quatorze heures par jour, six jours par semaine et sans jamais prendre
de congé, afin de mener de front le service du prince et celui de la
science. Sa robuste constitution n'en souffre pas. Il ne cherche même
pas à se faire une vie privée, bien qu'il soit bel homme et dispose d'un
charme naturel par sa mine franche, son visage à l'ovale parfait orné de
grands favoris qui sont devenus blancs avec le temps, sa grande culture
et son aisance mondaine. Il demeure célibataire, entièrement dévoué aux
deux causes qui remplissent toute son existence. Sa réputation
scientifique se propage dans toute l'Europe et en Amérique. Barrande
entretient une correspondance avec des savants du monde entier. Seule la
France feint de l'ignorer en raison de sa fidélité au roi en exil. La
confiance que lui porte celui-ci ne faiblit jamais, au point qu'en 1883,
sentant venir la mort, le comte de Chambord le désigne, malgré ses
quatre-vingt quatre ans, comme son exécuteur testamentaire, au côté
toutefois, d'un homme plus jeune, Alfred Huet du Pavillon, un autre
scientifique, spécialisé lui dans la botanique et qui a été présenté au
prince par ... Barrande.
L'homme de devoir et de
fidélité, au terme d'une vie de labeur comme il en existe peu d'autres
exemples, ne survit pas longtemps à son maître mort le 24 août 1883.
Victime d'une subite et fulgurante inflammation des poumons, Joachim
Barrande s'éteint le 5 octobre 1883, à Frohsdorf, où il aidait la
comtesse de Chambord à régler les derniers problème de la succession de
son époux et à l'accompagner dans un deuil que la princesse a beaucoup
de mal à maîtriser malgré sa foi ardente.
Son corps repose
dans le petit cimetière du village, voisinant les tombes des autres
serviteurs du prince qui n'ont pas voulu que leur dépouille fut ramenée
en France puisque celle d'Henri V ne pouvait y être reconduite. La
totalité de ses travaux et de ses collections a été léguée au musée
national de Prague où l’on peut toujours les voir.
Il a fallu attendre 1966 pour que le
village natal de Barrande lui élève un monument et 2000, après le
bicentenaire de sa naissance, pour que le collège local porte son nom.
Rallié au second Empire, Cauchy, lui, a droit aux honneurs de la Tour
Eiffel depuis 1889 : en France, le ralliement a toujours du bon, c’est
la fidélité qui inquiète … n
|