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Vichy, à redécouvrir

par Raphaël Dargent

                    

 

 A propos de Alain Carteret,

Vichy, Cité Napoléon III,

imprimerie Vidal, 2009.  

       

                                                                                                                    

Alain Carteret, spécialiste de Napoléon III et du Second Empire, est aussi un passionné de sa ville, Vichy, pour laquelle il se bat avec enthousiasme et énergie afin d’en mettre en lumière le plus beau du patrimoine historique et architectural.

Après plusieurs ouvrages consacrés à la cité thermale, voici qu’il publie peut-être le plus réussi, « Vichy, cité Napoléon III », servant dans le même opus ses deux centres d’intérêts.

Carteret a raison : Vichy n’est nullement une cité Pétain et c’est bien à tort que la ville pâtit de cette image mauvaise d’être la ville qui accueillit l’Etat français entre 1940 et 1944. Quant à l’Hôtel du Parc, de sinistre mémoire, il n’a point d’attrait particulier.

Vichy s’est bel et bien développée grâce au Second Empire et à l’action personnelle de l’Empereur qui y a effectué cinq cures entre 1861 et 1866. Ainsi Vichy mériterait cette appellation officielle de « cité Napoléon III », comme le réclame l’auteur. C’est à cette visite de la cité impériale qu’il nous invite en présentant entre autres les chalets impériaux, le parc Napoléon III, la villa Marie-Louise, l’histoire du petit chien de Marguerite Bellanger, maîtresse de Napoléon III, la gare inaugurée en 1862, l’église Saint-Louis édifiée en 1865 par l’Empereur, avec cet étonnant vitrail exécuté par le maître-verrier Antoine Lusson qui représente Saint-Napoléon. Mais on y admire aussi les établissements thermaux et le casino, la source des Célestins, les berges de l’Allier, la villa Strauss, l’ancienne église Saint-Blaise qui abrite la Vierge noire ainsi que la nouvelle église Saint-Blaise, Notre-Dame des malades, édifiée en 1931 dans un style « Art Déco », église stupéfiante dont il faut absolument voir l’intérieur, recouvert de vitraux gigantesques et de mosaïques lumineuses. Un bijou.

Alain Carteret n’oublie que Vichy est également la ville de Valéry-Larbaud ou du journaliste Albert Londres – étonnant spectacle que cette maison natale du journaliste, à la façade néo-gothique qui fait penser à un décor de cinéma, maison malheureusement en état de délabrement avancé et dont on ne comprend pas pourquoi nul n’entreprend de la restaurer pour en faire un lieu culturel. 

Voici un bien bel ouvrage, richement illustré et agrémenté des photographies qu’a prises l’auteur lui-même. Il faut avoir eu la chance de visiter Vichy en suivant les pas et les commentaires d’Alain Carteret pour comprendre combien l’homme est connaisseur de sa ville et soucieux du moindre détail de présentation, avide de transmettre la moindre anecdote.

Bref, un ouvrage indispensable pour redécouvrir Vichy et son riche patrimoine. n  

L’ouvrage, vendu 20€, peut être commandé directement auprès de l’auteur en lui écrivant à

a.carteret@wanadoo.fr