Cercle Jeune France

  Des Lettres, de l'Histoire, de la Politique de la France

                "L'âme d'une nation ne se conserve pas sans un collège officiellement chargé de la garder."

                                                                                                                                      Ernest Renan

 

 

 

 

RETOUR ACCUEIL

 

 

ARCHIVES

 

Libre opinion 1

Libre opinion 2

Libre opinion 3

Libre opinion 4

Libre opinion 5

Libre opinion 6

Libre opinion 7

Libre opinion 8

Libre opinion 9

Libre opinion 10

Libre opinion 11

Libre opinion 12

Libre opinion 13

Libre opinion 14

 

 

 

Si vous souhaitez vous inscrire à notre liste de diffusion, merci de nous le signaler par courriel.

 Accueil / Présentation / Notre équipe / Archives édito / Nous écrire / Liens

Le français au coeur

d'une guerre économique

 

 

Par la Fondation de lague française

pour l'innovation sociale et scientifique

 

 

(Site internet : www.flfisets.com)

 

  Cet article a été écrit par Jean-Marc Beausoleil, universitaire, Réjean Potvin, bachelier en formation professionnelle, Raba Brahimi, universitaire, Michel Gagnon, ingénieur.

 

 

Actuellement une guerre économique se déroule sournoisement et touchera à moyen et à long terme tous les travailleurs et salariés, négativement si l’on perd et positivement si l’on gagne. Cette guerre économique s’étend à la planète avec la mondialisation.

 Ici, il faut comprendre que, de toutes les langues parlées dans le monde, seuls le français et l’anglais sont parlés sur tous les continents et que le français joue actuellement un rôle de rempart pour la protection des autres langues. Le français et l’anglais s’affrontent partout dans le monde : mer des Caraïbes, Europe, océan Indien, Louisiane (loi scolaire 1968), Moyen-Orient, Océanie, Afrique, etc. Et sur tous les terrains : ONU, Jeux olympiques, Organisation de la Francophonie (regroupant 53 états et gouvernements) versus pays du Commonwealth, Parlement européen, Union africaine, ALÉNA, UNESCO, Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN), Organisation mondiale du commerce (OMC),Union postale universelle, Fonds monétaire international (FMI), Interpol, etc. Oui, le français est une digue qui s’étend sur l’ensemble de la planète et empêche les autres langues d’être submergées et de se noyer. Pour ceux qui pensent que la langue espagnole est plus forte1 que le français c’est négliger qu’il n’y a pas de centre spatial fonctionnant en espagnol, qu’il n’y a jamais eu de Concorde espagnol, qu’il n’y a pas de pays hispaniques dans le G8, etc. Côté asiatique, la Chine est une mosaïque de langues : mandarin, pékinois, cantonais, etc., donc vulnérable à l’anglais comme le prouve parfois l’utilisation de l’anglais entre scientifiques chinois de régions différentes. Enfin, pour ceux qui songent à un monde (sans diversité) avec une seule langue, c’est comme rêver à un monde avec une seule espèce animale : c’est le cauchemar, le suicide. C’est aussi oublier que le latin2, qui dans son temps était  ce qu’est l’anglais actuellement, a fini par imploser (avec l’Empire romain) après avoir anéanti une multitude de langues. Et qu’on a eu droit (en occident) à plus de 1000 ans de noirceur et d’anarchie, ce qu’on a appelé le Moyen âge. Il ne faut jamais oublier aussi que les langues ont un côté pile et un côté face. D’un coté, elles rendent difficile la communication entre personnes de langues différentes. De l’autre, elles favorisent l’émergence de cultures différentes, donc de façons de voir et de penser différentes, ce qui est une garantie de survie pour surmonter les obstacles que doit affronter l’espèce humaine. Sans oublier que la barrière que créent les langues a aussi un effet protecteur sur l’économie en empêchant que l’ensemble du savoir, du pouvoir militaire, du pouvoir économique, contrôle environnemental, du pouvoir politique ne soit concentré dans une seule zone (exemples : la Rome antique, les États-Unis.)

 Il y a intensification de cette guerre. Avec la monté de l’économie du Savoir3. De fait, nous  pouvons constater que l’anglais est de plus en plus présent dans tous les secteurs de l’économie québécoise. L’anglais envahit l’éducation et l’information technique et c’est dans ces deux derniers points, entre autres, que va se jouer l’issue de cette guerre économique.

 Pour changer les choses, nous devons prendre conscience collectivement qu’il est devenu très difficile (et bientôt il  sera impossible si l’on ne réagit pas) d’étudier en langue française au niveau postsecondaire (formations professionnelles, études universitaires), puisqu’actuellement plus de 75 % des livres, des manuels et des ressources didactiques sont en anglais , pire, des tests (tel aux Hautes études commerciales) sont carrément en anglais (ex : graduate management admission). Cette situation :

 

        provoque  des problèmes de transmission du Savoir ;

        augmente le décrochage scolaire ;

        nuit au recyclage des travailleurs ;

        contribue à l’appauvrissement de la population québécoise en général.

 

Sans toutefois oublier les autres effets négatifs qui sont :

 

        l’anglicisation des Québécois (ici, il faut bien comprendre qu’il y a une différence entre être anglicisé et être bilingue. Etre anglicisé, c’est avoir honte de ce qu’on est, c’est avoir honte de bien parler sa langue. Être bilingue, c’est perfectionner une langue seconde, mais pas au détriment de sa langue maternelle. Comme c’est d’être capable d’imposer l’utilisation de sa langue maternelle lorsqu’il le faut, par exemple au travail, sur son territoire, dans ses études, sur les contrats que nous signons, sur les factures, dans les manuels d’instructions des équipements que nous achetons, aux Communes, dans les zones internationales tels les postes frontières, les hôtels internationaux, les jeux olympiques, etc.) ;

        les difficultés que provoque cette situation à l’intégration des immigrants ;

        l’exode des cerveaux favorisé ;

        la perte de contrôle de notre économie puisque ne pas contrôler le Savoir c’est ne pas contrôler son économie.

 Les institutions d’enseignement postsecondaire sont en train de devenir étrangères à la société qui leur a donné le jour : livres en anglais, conférences en anglais, affichage en anglais, tests d’entrée en anglais, obligation du personnel de soutien de parler l’anglais, etc.

 Les institutions d’enseignement postsecondaire québécoises s’éloignent de plus en plus de ce qui devrait être leur objectif, soit permettre à une société d’évoluer et de progresser, tout en lui permettant de garder sa diversité comme de pouvoir intégrer de nouveaux immigrants.

 On ne peut pas en vouloir aux institutions postsecondaires, car elles sont confrontées à une problématique de société qu’elles ne peuvent résoudre seules. Ce qui a donné naissance à un organisme québécois sans but lucratif travaillant autant au niveau national qu’interna­tional .La Fondation de langue française pour l’innovation sociale et scientifique  a été créée en 2000. Cet organisme sans but lucratif est formé de professeurs, d’universitaires, de professionnels, mais aussi de travailleurs. La Fondation travaille à conscientiser la population et à mettre au point des solutions viables économiquement au problème du manque de livres et de ressources en langue française.

 La Fondation de langue française pour l’innovation sociale et scientifique et ses partenaires ont à résoudre ce manque de livres, de manuels et de ressources didactiques en français. Dans sa recherche de solutions, les différents paliers gouvernementaux doivent appuyer la Fondation pour qu’elle puisse faire aboutir les solutions. Dans le cas contraire, cela pourrait sonner la fin des institutions postsecondaires québécoises. Des institutions postsecondaires étasuniennes ne fonctionnant qu’en anglais et que nous serions obligés de subventionner dans le cadre des ententes commerciales internationales  pourraient prendre la place des institutions d’enseignement publiques du Québec.

 Ce scénario ne tient pas du délire, car la situation de Poste Canada démontre clairement ce qui pourrait arriver dans le secteur de l’éducation. Actuellement dans le cadre des ententes commerciales internationales (Chapitre 11 de l’ALÉNA) une multinationale étasunienne (United Parcel Service ou UPS) conteste le monopole de Poste Canada. L’entreprise de messagerie étasunienne a intenté une poursuite en dommages et intérêts contre Poste Canada de 160 millions de dollars étasuniens (ou 260 $ millions canadiens).

 Une situation similaire pourrait survenir d’ici quelques années au niveau de l’éducation. Des universités et des collèges étasuniens pourraient, comme ils ont déjà commencé à le faire hors des États-Unis tels en France où l’Université de Chicago a installé une succursale,  vouloir installer des succursales au Québec, par exemple des écoles de formation professionnelle, des collèges techniques, etc., question de faire des profits qui seraient acheminés aux États-Unis pour améliorer l’éducation dans leur maison mère. Ceci aurait un impact certain sur l’augmentation de l’exode des cerveaux ( M. Victor Johnson, directeur adjoint de la Nafsa ou l’association nationale pour l’éducation internationale des É.U. déclare : « la recherche étasunienne est dépendante des étrangers. Au cours des quinze dernières années, plus de la moitié des Prix Nobel scientifiques étasuniens sont nés hors des Etats-Unis »). De surcroît, ils pourraient exiger dans le cadre des ententes commerciales internationales d’être subventionnées par les contribuables québécois et de jouir de tous les avantages des institutions d’éducation québécoises. La seule chose qui les empêche de le faire actuellement, c’est que le gouvernement peut encore utiliser l’argument de la protection de la diversité culturelle (exclusion culturelle). Mais, d’ici dix (10) ans, au rythme où vont les choses, les institutions étrangères (étasuniennes) pourront faire valoir que tout se passe en anglais et exiger d’être traitées comme les institutions québécoises. Ceci  nous amènerait progressivement à perdre le contrôle de notre système d’éducation, donc de notre avenir, puisque ces succursales d’institutions étasuniennes d’enseignement installées ici et subventionnées à coup de millions de dollars par les fonds publics finiraient par fonctionner comme aux États-Unis. Mais, ce qui est bon pour les États-Unis ne l’est pas nécessairement pour le Québéc.

 Fait à noter, la clause de l’exclusion culturelle (déclaration universelle en 2001 de l’UNESO ou de l’ONUESC sur la diversité culturelle en vigueur depuis le 19 mars 2007) mise actuellement de l’avant par les pays francophones se trouve à protéger l’ensemble des pays du monde de l’envahissement de ce secteur par les institutions d’enseignements étasuniennes, y compris le système d’éducation canadien-anglais. En d’autres mots, si présentement les institutions d’enseignements étasuniennes n’ont pas envahi le Canada anglais et n’ont pas exigé d’être subventionnées, c’est qu’elles savent qu’elles se feraient dire que c’est un champs exclu des ententes commerciales. Mais la seule chose qui exclut  ce secteur des ententes commerciales c’est l’exclusion culturelle.

 Enfin, si l’on regarde actuellement les écoles internationales au Québec qui sont chapeautées par « l’International baccalauréat organisation » dont les bureaux sont à Nlle York, et la situation du manque livres en français juxtaposée aux ententes commerciales, on peut craindre qu’un jour notre système d’éducation soit dirigé des États-Unis. Quand c’est nous qui payons et que c’est le voisin qui décide, il y a peut-être des questions à se poser.

 Par ailleurs, sachant qu’il y a un lien entre le niveau d’éducation et la richesse d’une nation, on se rend compte que cette situation d’anglicisation de l’éducation au Québec qui génère décrochage scolaire et problèmes de transmission du Savoir nuit profondément à notre niveau économique.

 La meilleure façon pour nous de créer une économie dynamique et créative est de valoriser l’emploi du français sous toutes ses formes. À titre d’exemple, durant les années 1970  tout semblait possible en français et  l’on a assisté à une explosion de créativité dans tous les secteurs économiques au point où on a fini par contrôler jusqu’à 60 % de notre économie. De cette période, où 

      –        le français n’était pas un obstacle, mais un atout,

        l’on avait compris que tout ce qui est bon ne vient pas d’ailleurs,

 sont nés ou ont prospéré les Caisses de dépôts et de placements du Québec, la Société générale de financement du Québec, le Fond de solidarité FTQ, Caisse populaire Desjardins,la Banque Nationale, la Banque Laurentienne, Omer DeSerres, Cosmétique Lise Watier , Bombardier, Industries Lassonde, le super marché Métro, Kanuk, Cascade, le Cirque du Soleil, Festival juste pour rire (avec 100 $ millions de dollar de chiffre d’affaire annuel), Rôtisserie St-Hubert, la pharmacie Jean Coutu, SNC-Lavalin, Québecor, Cogeco, Rona, Hydro-Québec, Louis Garneau sport, Groupe Canam, La Coop fédérée, Transcontinental, la Fondation André et Lucie Chagnon, Fondation J-A De Sève, Fondation  Paul  Gérin Lajoie, Fondation Daniel Langlois etc.

 Parler anglais peut être important mais ce n’est pas essentiel ; ce qui est essentiel c’est de comprendre et bien assimiler le Savoir et surtout de créer. Si on crée des produits et si on offre des services d’expertise pertinents, que nous parlions ou non anglais, nous allons vendre nos produits et nos services et notre économie va prospérer.

 L’anglicisation ne fait que démontrer notre manque d’imagination. L’anglicisation ne fait qu’illustrer notre absence de confiance en nous, car, si nous ne sommes pas capables de bâtir une économie prospère en français, nous ne serons pas plus capables d’édifier une économie prospère en anglais. Parce que l’anglais, n’est rien d’autre qu’un contenant et non pas un contenu. Contrairement à l’anglais, à partir du moment que nous avons les structures sociales appropriées, le français pour nous favorise : 

     -      l’unité et la stabilité sociale ;

      -     l’intégration des immigrants ;

-         la rétention des cerveaux ;

-         une culture et une façon de penser différentes.

 Donc, le français favorise un contenu et une prospérité économique.

 La prospérité économique n’est pas basée sur l’anglais. La prospérité économique dépend des structures que nous mettons en place pour être bien ensemble. La prospérité économique dépend de : notre imagination (pensons à la Suisse qui n’a rien, à part des montagnes, et qui est un des pays les plus riches du monde) ; de notre pouvoir de rétention des cerveaux ; de notre magnétisme à intégrer des immigrants ; de notre plaisir à créer et de notre détermination à respecter ce que nous sommes individuellement et collectivement.

 Ceci  met le français au cœur de notre économie comme au cœur de l’économie du monde à partir du moment où l’on comprend que le français est une digue qui protège l’ensemble des langues du monde.

 C’est toute cette situation que la Fondation de langue française pour l’innovation sociale et scientifique oeuvre à résoudre en travaillant sur le problème du manque de livres, de manuels et de ressources didactiques en français. L’objectif étant de : 

      –        améliorer la compréhension du Savoir ;

        réduire le décrochage scolaire ;

        favoriser l’enrichissement des travailleurs et de la population en général ;

        favoriser l’intégration des immigrants ;

        protéger les institutions postsecondaires contre une invasion des institutions étrangères qui exigeraient d’être subventionnées, ce qui réduirait par le fait même les sommes d’argent disponibles pour les institutions d’enseignement publiques du Québec ;

        favoriser un dynamisme économique.

 Enfin, il faut être conscient que l’économie industrielle est en voie d’être remplacée par l’économie du Savoir, d’où l’importance de ne pas être dépendant du Savoir des autres.

 Actuellement, sur le plan économique, nous sommes partis sur une très mauvaise pente en étant complètement aveuglés par les États-Unis. Nous risquons de nous suicider économiquement, socialement et politiquement. Nous avons perdu de vue que notre prospérité économique dépend de notre matière grise. Nous avons complètement perdu de vue que l’économie prospère se conjugue en français sans aucun problème à partir du moment qu’on le veuille. Il n’y a qu’à penser à toutes les entreprises de langue française prospères, tel Carrefour (numéro 2 mondial) qui est le plus grand concurrent de Wall Mart dans le monde, à l’Oréal qui est le numéro 1 mondial du cosmétique, à Vinci numéro 1 et à Bouygues numéro 2 au monde dans la construction, à Saint-Gobain numéro 1 et Lafarge numéro 2 dans le monde au niveau des matériaux de construction, à Veolia Environnement qui est numéro 1 et de Suez qui est numéro 2 de la distribution et gestion de l’eau dans le monde, à Air France-KLM qui est numéro 1 dans le monde du transport aérien, à Areva qui est numéro 1 dans le nucléaire dans le monde, à Michelin qui est numéro 1 dans le monde dans le pneumatique, à LVMH qui est numéro 1 dans le commerce du luxe dans le monde, à Air liquide qui est numéro 1 dans le monde au niveau des gaz industriels et médicaux, à Danone qui est numéro 1 dans le monde dans le domaine des produits laitiers frais, à Essilor qui est numéro 1 dans le monde pour les verres de lunettes, à Axa qui est le numéro 2 dans le monde dans le domaine des assurances, etc. Sans parler des systèmes biométriques Sagem (il détient 50 % du marché mondial à usage gouvernemental), d’Alcatel (qui détient 42 % du marché mondial des équipements ADSL pour les connexions à Internet), des Renault-Nissan, des BD tel Tintin (« avec près d’un quart de milliard d’albums au compteur des ventes ») ou  Astérix,  Dassault, Hachette, Airbus,  Financière Pinault, Alsthom, Peugeot, centre de lancement spatial de Guyane française, etc.

 La meilleure façon pour nous de créer une économie dynamique et créative est de valoriser l’emploi du français sous toutes ses formes. Le français n’est pas un obstacle, mais un atout, particulièrement dans la future économie basée sur le Savoir, donc sur l’ÉDUCATION. n

  

1 Pour ceux qui pensent à la langue espagnole, c’est négliger qu’il n’y a pas de centre spatial fonctionnant en espagnol, qu’il n’y a jamais eu de Concorde espagnol. Que l’Amérique du Sud parle l’espagnol, mais beaucoup le portugais. Que Madrid n’est pas une capitale économique mondiale ou de siège sociaux (commerciaux ou sociétaux) mondiaux et qu’il n’y a aucun pays hispanique dans le G8 ou au conseil permanent de sécurité de l’ONU. Ce qui donne l’impression que l’espagnol est de taille à résister à l’anglais, c’est la présence de millions d’hispaniques (14% en 2006) aux États-Unis (qui vivent souvent d’une façon précaire : travail non spécialisé et 22% vivent dans la misère en 2006). Mais dans ce pays, ils sont soumis à des législations très protectionnismes au niveau linguistique; près de vingt-cinq (25) États ont passé des lois similaires à la loi 101 (au Québec) tout en étant plus sévères que cette dernière (plusieurs États ont passé des lois faisant de l’anglais la seule langue d’enseignement). Sans parler du très grand nombre d’hispaniques aux États-Unis (comparativement aux Blancs) subissant des peines de prison pour des délits où  ici ils ne seraient pas emprisonnés, ce qui est perçu par nombre de sociologues comme une façon de contrôler cette minorité. Enfin, l’Union nord-américaine des libertés civiques notait en juillet 2002 que l’accès aux services de bases et à l’égalité des chances dans les secteurs de la santé et de l’éducation continue de diminuer pour les hispaniques vivants aux États-Unis.

2 Éteignoir « Comme le latin autrefois, l’anglais conduit les langues à l’extinction » Claude Hagène, linguiste

3 M. Fernand Amesse professeur  aux HEC défini l’économie du Savoir ainsi «  Dans l’ancienne économie, il y avait beaucoup d’éléments matériels collés à un peu de connaissance. Aujourd’hui, on trouve beaucoup de connaissances souvent collées à un peu de matériel . » Tels un médicament sous forme de capsule, un logiciel, un disque compact, une disquette, une clé USB, du papier-monnaie sécuritaire, un terminal de paiement électronique, une calculette, un scaphandre spatial, une fibre optique, un ordinateur portable, un satellite, un vaccin, un capteur d’énergie solaire, une carte à puce, un téléphone cellulaire, un téléavertisseur, des lentilles cornéennes etc.