
Les misérables
qui nous gouvernent
par Thierry
Giaccardi
A
Lucie et Eugénie, promesses d’une Europe retrouvée.
A nos
amis wallons à qui nous ne comptons pas notre soutien et dont la bonne
humeur nous a toujours charmé…
Le XXIe siècle ne sera possiblement pas européen[1],
nous commençons à en pressentir les raisons qui sont multiples, malgré
la propagande habile de l’Union européenne. La justification de l’Union,
qui n’est pas allée sans une certaine forme de violence, du moins
mentale et politique, - et dont l’abandon de la souveraineté nationale
en est la plus spectaculaire-, a été celle de la paix en Europe et de
la puissance du continent. Il est à craindre que ni l’une ni l’autre ne
se réalisent. L’espace Schengen, dont le premier accord n’avait été
signé en 1985 que par 5 pays, a favorisé l’immigration de masse,
véritable violation des peuples[2],
et le crime organisé qui gangrène la société civile, (selon les rapports
d’Europol, l’agence européenne de police). Nous verrons assez rapidement
s’il a permis à des cellules terroristes de s’implanter durablement sur
le territoire de l’Union, après les attentats particulièrement
meurtriers en Espagne et en Angleterre. L’Europe a continué
imperturbablement à perdre son industrie. Or, comme le rappelle Daniel
Dewavrin, patron de l'Union des industries métallurgiques et minières,
“l'industrie restera toujours le
vecteur principal de l'innovation, indispensable à la productivité et à
la compétitivité de l'économie”[3].
Elle n’est plus à la pointe de la recherche scientifique et
technologique dans nombre de secteurs-clés, (phénomène qui s’est accru
considèrablement après la Seconde Guerre mondiale). Le cas de la France
qui n’investit pas suffisamment
dans la recherche
est particulièrement préoccupant[4].
La recherche et l’innovation sont des indices de volonté de puissance,
concept sur lequel il conviendrait de s’attarder, la volonté de
puissance n’étant après tout que l’expression de la vitalité d’une
nation, et non, comme la vulgate actuelle veut nous le faire accroire,
un comportement aberrant et dangereux, (il suffirait de relire l’oeuvre
de Charles de Gaulle pour s’en convaincre).
L’Union dépend de
pays potentiellement hostiles pour son approvisionnement énergétique.
Or, selon un rapport de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris,
publié en 2006, “la France, à l’image des pays développés, présente une
triple discontinuité énergétique : une dépendance énergétique en
augmentation, une efficacité énergétique insuffisante, et une
externalité carbone à prendre en compte qui remet en cause le modèle
énergétique français”. C’est ainsi que le taux d’indépendance
énergétique de la France n’a été que de 50,5 % en 2006, selon l’INSEE.
La politique de l’euro fort dessert l’activité économique en France qui
ne transforme pas suffisamment pour en tirer profit, contrairement à
l’Allemagne. Militairement, il est difficile d’imaginer à court ou moyen
terme une politique de défense commune : trop d’intérêts divergents,
trop d’arrière-pensées, en un mot trop d’histoire. La lutte de pouvoir
pour l’une des entreprises européennes les plus stratégiques, EADS,
démontre, si besoin était, que les vieilles nations européennes ne sont
pas prêtes de se fédérer. La méfiance de la France envers l’Allemagne et
réciproquement a été telle que cette entreprise pourtant florissante,
une des plus belles réussites mondiales de ces dernières décennies, a
failli sombrer.
Certes, à défaut d’une
politique de défense commune, nous avons l’OTAN, laquelle n’a pourtant
pas bonne presse en France à partir du général de Gaulle, (tradition
perpétuée en France par la Nouvelle Droite). Or l’OTAN, préfigurée par
le traité de Bruxelles, n’est après tout que la concrétisation de
l’alliance permanente entre les Etats-Unis, le Canada et les pays
européens, (le cas de la Turquie est suffisamment complexe pour mériter
un développement à part). Cet ensemble de pays se structure
militairement autour de l’hyperpuissance américaine : c’est une
définition parmi d’autres du monde occidental qui montre bien que la
hiérarchie n’est pas favorable à l’Europe, (comment pourrait-elle l’être
puisque l’Europe a cessé de croire en elle-même ?). La Russie et les
pays asiatiques ne s’y trompent pas. L’Occident - même s’il n’est pas un
espace homogène et si des intérêts contradictoires nuisent à sa
visibilité, du moins appréhendé de l’intérieur - est une chance à
condition, toutefois, qu’il se
perçoive
comme une civilisation distincte et respectueuse des autres. Il est vrai
que l’Occident, comme toute civilisation, hésite entre plusieurs
traditions et plusieurs philosophies à chaque période donnée de son
histoire : la nôtre ne fait pas exception à la règle. Ce qui peut donner
l’impression que nos pires ennemis se trouvent à l’intérieur de la zone
occidentale. Il est vrai aussi que l’idée d’un marché supranational
s’impose au détriment d’une Europe fédérale. C’est du reste cette
logique du marché qui semble justifier l’entrée dans l’Union Européenne
de nations qui ne sont ni historiquement ni géographiquement
européennes.
Une Europe de la Défense ?
Or, l’Europe des marchands
est condamnée car la marchandise ne peut ni unifier les peuples ni
servir de superstructure, c’est-à-dire de cadre de pensée, (la vulgate
marxiste parlerait de système politique et idéologique reposant sur une
base économique donnée). Il est manifeste que les marchands ont conquis
le pouvoir politique au même moment où les juristes s’emparaient de la
société civile. Le capitalisme financier, -qui peut se définir par la
prise du pouvoir par les actionnaires au sein de l’entreprise-,
s’accommode fort bien de l’hypertrophie du droit, laquelle créé la plus
grande confusion dans l’esprit des peuples. De cette conjonction, nous
pouvons dire qu’elle affaiblira considérablement l’Europe au point sans
doute de la vider de toute substance et de préparer l’apparition d’une
nouvelle civilisation ou l’expansion de cultures étrangères au détriment
des cultures européennes. Les marchands qui nous gouvernent sont
manifestement dépourvus de grandes idées, leur intelligence du globe et
de l’avenir des peuples est celle d’un enfant repu, courtois (plutôt
délicat), et sentimental. Le sentimentalisme, qui est sans doute de
toutes les manifestations de la confusion actuelle le plus affligeant,
substitue à la raison l’ordre affectif. Vie affective se nourrissant
d’images grossières qui n’interrogent pas le monde mais qui
appauvrissent notre imaginaire. En effet, de tous les marchands, le plus
exécrable est le marchand d’images. Les images sous toutes leurs formes
– clips, affiches, photographies - ont aujourd’hui bouleversé notre
paysage social et urbain. Elles ont tissé de nouveaux environnements qui
nous retiennent prisonniers. A cette fausse réalité, - jeux spéculaires
avec la réalité déroutants où l’homme de chair devient une ombre -,
s’ajoute la prolifération des règles de droit qui nuisent
considérablement au bon fonctionnement des sociétés. Au point qu’on se
surprend à méditer plus favorablement cette phrase de Georges Ripert :
« l’homme vivant sous la servitude des lois prend sans s’en douter une
âme d’esclave ». Jean-Paul Doucet, ancien professeur des facultés de
droit, présente le problème selon un autre point de vue :
L’une
des plus graves erreurs de notre droit positif consiste dans la
multiplication des textes, car elle engendre un effet inverse de celui
qui est recherché: alourdissement des procédures (ne serait-ce qu’en
raison des conflits de lois dans le temps), relaxe de criminels pour des
raisons de pure forme, espoir chez les malfaiteurs endurcis d’échapper
aux poursuites grâce aux manœuvres de leur conseil judiciaire. La
prolifération des lois constitue une cause indirecte mais certaine
d’aggravation de la délinquance.
De
la même manière que le marchand souhaite vendre sa marchandise pour en
tirer un profit à court terme, sans se soucier des conséquences de sa
vente, le juriste légifère sans tenir compte des traditions et coutumes
de son peuple : il cherche à projeter une image abstraite de la loi.
C’est l’aboutissement de cette philosophie de l’autonomie qui remonte
aux Lumières. Il n’y a plus de peuple, ni d’individus, mais une nature
humaine qui s’apparente davantage à l’androïde des romans de
science-fiction. La préférence nationale devient ainsi une aberration,
le culte des morts une pathologie. Toute cette vulgate postmoderne
contredit à angle droit la théorie politique qui a permis aux nations
européennes de se défendre et de prospérer. Charles Maurras l’a exprimé
à la perfection lorsqu’il écrivait dans un de ses ouvrages les moins
connus, Le Bienheureux Pie X, Sauveur de la France,
Pie X, sauveur
de la France
Que l’Etat ne soit pas
divisé, il ne sera pas menacé de périr ; que les corps sociaux naturels
ne soient ni asservis, ni desséchés par l’Etat, celui-ci et ceux-là
auront ensemble la vigueur, l’énergie, la luxuriance ; que la nation
soit soutenue par l’expérience des Anciens et la force de la jeunesse,
ses ressources en recevront le plus heureux emploi ; que la tradition
règle et modère les initiatives ; que la jeune vie spontanée ravive et
renouvelle les habitudes traditionnelles, les groupes sociaux en seront
plus sains, solides et puissants ; qu’au surplus le tendre amour de
l’ascendance et de la descendance, comme celui du sol natal, ne cesse de
gonfler le coeur de tous, le bien public s’en accroîtra du même
mouvement, etc., etc.[5]
Maurras terminait par
deux « etc. » s’excusant presque des évidences qu’il rappelait avec sa
fermeté de style habituelle. Or, dans le monde postmoderne, la pensée a
cru pouvoir s’émanciper des évidences. Elle a préféré à la « politique
naturelle » dont parle Maurras des systèmes d’idées qui ne s’appuient
sur rien, sinon sur une tradition du nouveau, selon l’expression bien
connue de Clément Greenberg. L’idée même de citoyenneté devient suspecte
car elle renvoie à un certain nombre de devoirs et de droits : la
citoyenneté, par définition, exclut tous ceux qui n’en jouissent pas
des grandes décisions concernant la vie de la nation.
Gustave
Le Bon avait pourtant prévenu ses lecteurs : “c’est un instinct très sûr
qui enseignait aux anciens la crainte des étrangers. Ils savaient bien
que la valeur d’un pays ne se mesure pas au nombre de ses habitants,
mais à celui de ses citoyens”. Or, la nouvelle économie mondiale cherche
à englober tous les territoires imaginables. Il en résulte que le droit
de vote devient un droit pour tout individu qui séjourne sur un
territoire, même s’il ne se sent guère d’affinités avec le peuple qui
l’accueille. Immanquablement, l’étranger qui vote considère qu’il a son
mot à dire sur les institutions et sur les politiques menées dans un
pays dont il n’est pas citoyen. Il y a là une grave confusion. La notion
de terre d’accueil qui oblige le ressortissant étranger devient caduque.
L’étranger juge sans aucune retenue la collectivité qui l’accueille à
l’instar du citoyen égoïste qui se détourne de l’héritage national sous
prétexte que l’individu n’a contracté aucun devoir mais se sent libre,
autonome[6].
En Belgique, les Flamands, dont certains
Gustave le Bon
commencent à penser qu’ils haïssent les Français, refusent aux
francophones les mêmes droits dans les provinces flamandes, précisément
parce qu’ils savent bien que le droit de vote a des conséquences non
seulement politiques mais culturelles. Or, la culture flamande rejette
la culture française : il s’agit avant tout d’un rejet linguistique, le
bilinguisme pouvant y être sévèrement réprimé.
Or, la vision naïve et
dangereusement abstraite du juriste occidental qui a contaminé toute la
pensée européenne, (comme la pensée révolutionnaire avait avant elle
contaminé toutes les pensées), est loin d’être partagée par les juristes
des autres régions du monde. L’Afrique et l’Asie s’en moquent
éperdument. L’Amérique du sud semble être réticente. En revanche, elle
se trouve incontestablement dans un rapport harmonieux avec les
Etats-Unis, jeune nation qui invente l’avenir, (nation à bien des égards
de militaires et de juristes[7]).
Mais il serait injuste d’en imputer tous les torts aux seuls Etats-Unis.
L’Europe s’est défaite pendant et après la Seconde Guerre mondiale.
Contrairement à l’idée répandue, elle ne s’est pas refaite avec
l’Union : elle a plus ou moins unifié un marché de biens et de personnes
d’où cette expansion aussi ridicule que dangereuse. Elle s’est donc
inventé une fausse bonne conscience : la préséance du droit au mépris de
tout le reste, y compris d’un sens de la justice le plus sommaire. Or,
il ne faut pas confondre l’état de droit, s’opposant à l’arbitraire, et
la mise en coupe réglée de la société par le droit. L’élaboration de la
Constitution européenne en est un exemple flagrant : il n’y a quasiment
aucune référence au passé de l’Europe.
D’une certaine façon on
peut avancer l’idée que les Européens miment plus ou moins consciemment
les Américains : résolument tourné vers l’avenir, l’Européen, honteux de
son passé, n’a pourtant ni l’énergie ni la discipline collective de
l’Américain. Il est certes tourné vers l’avenir mais il ne peut pas
l’imaginer : c’est un aveugle. Il est comme pris d’effroi, nerveux,
angoissé par l’avenir. C’est ainsi que l’Européen est un être
contradictoire qui ne s’attire ni les bonnes grâces de ceux qu’il croit
protéger par ses discours mielleux[8]
ni l’approbation de celui qui l’a protégé durant la guerre froide de
l’idéologie la plus meurtrière de l’histoire moderne, le communisme, (et
qui l’avait libéré de la tyrannie hitlérienne). Une des réflexions les
plus originales sur l’avenir européen est indiscutablement celle d’Alain
de Benoist. Dans un éditorial paru dans Eléments, Benoist
écrivait ceci :
La prédominance du modèle de l'Etat-nation
a fait oublier qu'une nation peut aussi bien se composer d'une pluralité
d'Etats, et un Etat d'une pluralité de nations. Il faut se défaire de
cette vision étatiste et absolutiste qui a trop longtemps interdit de
penser l'exercice de la démocratie dans un cadre autre que celui de
l'Etat-nation, alors qu'elle a partout entraîné l'uniformisation, la
relégation dans le privé de liens substantiels entre les membres des
diverses communautés, la suppression des enracinements concrets et des
appartenances particulières, la centralisation et la concentration des
pouvoirs entre les mains d'une Nouvelle Classe de gestionnaires et de
techniciens. Comme l'avait déjà noté Nicolas Berdiaev, l'Etat n'a de
sens que pour autant qu'il crée les conditions du vouloir vivre
ensemble, en faisant participer à la vie publique tous les membres du
corps politique tout en étant le " garant de l'ordre des autonomies "
(De l'esclavage et de la liberté de l'homme, Desclée de Brouwer, 1990,
p. 194). Il s'agit de retrouver les échelons intermédiaires supprimés
par des siècles de jacobinisme, et de faire resurgir une vie locale
fondée sur des valeurs partagées, aujourd'hui menacées par la montée de
la rationalité anonyme, des valeurs marchandes et de la mondialisation.[9]
Il se pourrait que nous
trouvions dans ces observations d’Alain de Benoist de quoi nourrir une
réflexion sur la vie locale qui puisse nous permettre d’entrer en
résistance contre les dysfonctionnements de l’Etat et les idéologies
perverses qui affaiblissent nos pays. Ce qui est certain c’est que nous
serons sommés d’entrer en résistance contre un monde qui peu à peu
cherchera à aliéner les Européens. Il faut donc préparer cette
résistance sans plus tarder. Mais cette résistance ne pourra vaincre que
si elle se fait de l’intérieur du monde occidental et non contre lui,
c’est-à-dire en cherchant à opposer telle ou telle composante de
l’Occident[10].n
[1]
Expression qu’il faut comprendre non pas comme domination au
sens où on a pu parler du XXe siècle comme le siècle américain,
mais tout simplement comme prospérité, c’est-à-dire le contraire
du déclin. Or deux indices majeurs semblent accréditer l’idée
d’un déclin sévère en Europe : le vieillissement de la
population et la désindustrialisation.
[2]
Phénomène unique dans l’histoire moderne, c’est-à-dire au moins
depuis la Renaissance, des peuples sont tenus d’accueillir des
millions d’individus sur leur territoire national sur une durée
courte, et de faire bonne figure, selon l’adage bien connu :
plus on est plus on rit. Or, l’homme est porteur de valeurs qui
diffèrent de manière assez significative d’un individu à l’autre,
et les communautés sont porteuses d’avenirs qui entrent en
compétition, le plus souvent d’une manière violente. Le
président Giscard d’Estaing avait parlé dans un article paru
dans le Figaro en 1991 d’invasion à propos de
l’immigration de masse, exprimant ainsi une évidence, ce qui
avait néanmoins suscité un tollé parmi la classe politique et
intellectuelle française.
[3]
Citation extraite d’un article de Sabine Delanglade, paru dans
l’Express du 15 janvier 2004. Dans ce même article,
Erkki Liikanen, commissaire européen chargé des entreprises
affirme que “pendant les années 1990, les services étaient,
pensait-on, en mesure de tirer l'économie, à la suite du déclin
de l'industrie. C'était une erreur.”
[4]
Il semble bien que ce soit le passage problématique de la
recherche fondamentale aux applications pratiques qui suscite
les plus grandes inquiétudes chez nous.
[5]
Charles Maurras, Le Bienheureux Pie X, Sauveur de la France,
Plon, Paris 1953.
[6]
Il va même jusqu’à conspuer le peuple qui l’accueille sans
susciter une réaction de colère collective, comme lors de
certaines manifestations sportives.
[7]
Ceux qui ne voient chez les Américains que des marchands se
trompent. Le caste des militaires et des juristes, sans
oublier celle des prêtres, jouent un grand rôle aux Etats-Unis.
[8]
Jacques Chirac, possiblement le président le plus incompétent de
l’histoire de la Ve République malgré sa bonhommie et une réelle
pudeur, en était particulièrement féru. C’est une tradition
française assez récente qu’on peut faire remonter au discours de
la Baule de François Mitterrand, prononcé en 1990, et qui
annonçait avec beaucoup d’effets oratoires la volonté du
gouvernement français d’amorcer de nouvelles relations avec les
pays africains fondées sur des principes moraux. Plus
prosaïquement, on se rappellera que le fils du président, Jean-Christophe
Mitterrand, sera conseiller aux affaires africaines de 1986 à
1992
...
Ces discours bien intentionnés
qui ne sont que rarement suivis des faits ne trompent,
malheureusement ou heureusement, personne. Les Américains l’ont
bien compris qui se montrent réticents à l’égard de
l’institution internationale qui les incarne le mieux : l’ONU.
Le Français tout comme l’Anglais, mais à partir de points de
vue différents, s’en montrent choqués et parlent d’un
pragmatisme de mauvais goût. A défaut de participer activement
à la construction de l’avenir mondial, il faut maintenir
certaines apparences.
[9]
Alain de Benoist (Robert de Herte), “Oui à l’Europe fédérale”,
Eléments, n° 96, novembre 1999. La pensée de Benoist
présente comme on peut le voir de nombreuses affinités avec
celle de Charles Maurras.
[10]
C’est ici sans doute que nous nous séparons de la pensée,
pourtant lumineuse, d’Alain de Benoist qui tend à opposer
l’Europe aux Etats-Unis.