Cercle Jeune France

  Des Lettres, de l'Histoire, de la Politique de la France

                "L'âme d'une nation ne se conserve pas sans un collège officiellement chargé de la garder."

                                                                                                                                      Ernest Renan

 

 

 

 

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Les misérables

qui nous gouvernent 

par Thierry Giaccardi

 

      

 

A Lucie et Eugénie, promesses d’une Europe retrouvée.

A nos amis wallons à qui nous ne comptons pas notre soutien et dont la bonne humeur nous a toujours charmé…

 

 

Le XXIe siècle ne sera possiblement pas européen[1], nous commençons à en pressentir les raisons qui sont multiples, malgré la propagande habile de l’Union européenne. La justification de l’Union, qui n’est pas allée sans une certaine forme de violence, du moins mentale et politique, - et dont l’abandon de la souveraineté nationale en est la plus spectaculaire-, a été celle de la paix  en Europe et de la  puissance du continent. Il est à craindre que ni l’une ni l’autre ne se réalisent. L’espace Schengen, dont le premier accord n’avait été signé en 1985 que par 5 pays,  a favorisé l’immigration de masse, véritable violation des peuples[2],  et le crime organisé qui gangrène la société civile, (selon les rapports d’Europol, l’agence européenne de police). Nous verrons assez rapidement s’il a permis à des cellules terroristes  de s’implanter durablement sur le territoire de l’Union, après les attentats particulièrement meurtriers en Espagne et en Angleterre. L’Europe a continué imperturbablement à perdre son industrie. Or, comme le rappelle Daniel Dewavrin, patron de l'Union des industries métallurgiques et minières, “l'industrie restera toujours le vecteur principal de l'innovation, indispensable à la productivité et à la compétitivité de l'économie”[3]. Elle n’est plus à la pointe de la recherche scientifique et technologique dans nombre de secteurs-clés, (phénomène qui s’est accru considèrablement après la Seconde Guerre mondiale). Le cas de la France qui n’investit pas suffisamment dans la recherche est particulièrement préoccupant[4]. La recherche et l’innovation sont des indices de volonté de puissance, concept sur lequel il conviendrait de s’attarder, la volonté de puissance n’étant après tout que l’expression de la vitalité d’une nation, et non, comme la vulgate actuelle veut nous le faire accroire, un comportement aberrant et dangereux, (il suffirait de relire l’oeuvre de Charles de Gaulle pour s’en convaincre).

        L’Union dépend de pays potentiellement hostiles pour son approvisionnement énergétique. Or, selon un rapport de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, publié en 2006, “la France, à l’image des pays développés, présente une triple discontinuité énergétique : une dépendance énergétique en augmentation, une efficacité énergétique insuffisante, et une externalité carbone à prendre en compte qui remet en cause le modèle énergétique français”. C’est ainsi que le taux d’indépendance énergétique de la France n’a été que de 50,5 % en 2006, selon l’INSEE. La politique de l’euro fort dessert l’activité économique en  France qui ne transforme pas suffisamment pour en tirer profit, contrairement à l’Allemagne. Militairement, il est difficile d’imaginer à court ou moyen terme  une politique de défense commune : trop d’intérêts divergents, trop d’arrière-pensées, en un mot trop d’histoire. La lutte de pouvoir pour l’une des entreprises européennes les plus stratégiques, EADS, démontre, si besoin était, que les vieilles nations européennes ne sont pas prêtes de se fédérer. La méfiance de la France envers l’Allemagne et réciproquement a été telle que cette entreprise pourtant florissante, une des plus belles réussites mondiales de ces dernières décennies, a failli sombrer.

Certes, à défaut d’une politique de défense commune, nous avons l’OTAN, laquelle n’a pourtant pas  bonne presse en France à partir du général de Gaulle, (tradition perpétuée en France par la Nouvelle Droite). Or l’OTAN,  préfigurée par le traité de Bruxelles, n’est après tout que la concrétisation de l’alliance permanente entre les Etats-Unis, le Canada et les pays européens, (le cas de la Turquie est suffisamment complexe pour mériter un développement à part). Cet ensemble de pays se structure militairement autour de l’hyperpuissance américaine : c’est une définition parmi d’autres du monde occidental qui montre bien que la hiérarchie n’est pas favorable à l’Europe, (comment pourrait-elle l’être puisque l’Europe a cessé de croire en elle-même ?). La Russie et les pays asiatiques ne s’y trompent pas. L’Occident - même s’il n’est pas un espace homogène et si des intérêts contradictoires nuisent à sa visibilité, du moins  appréhendé de l’intérieur - est  une chance à condition, toutefois, qu’il se perçoive comme une civilisation distincte et respectueuse des autres. Il est vrai que l’Occident, comme toute civilisation,  hésite entre plusieurs traditions et plusieurs philosophies à chaque période donnée de son histoire : la nôtre ne fait pas exception à la règle. Ce qui peut donner l’impression que nos pires ennemis se trouvent à l’intérieur de la zone occidentale. Il est vrai aussi que l’idée d’un marché supranational s’impose au détriment d’une Europe fédérale. C’est du reste cette logique du marché qui semble justifier l’entrée dans l’Union Européenne de nations qui ne sont ni historiquement ni géographiquement européennes.

 

 

                                          Une Europe de la Défense ?

Or, l’Europe des marchands est condamnée car la marchandise ne peut ni unifier les peuples ni servir de superstructure, c’est-à-dire de cadre de pensée, (la vulgate marxiste parlerait de système politique et idéologique reposant sur une base économique donnée). Il est manifeste que les marchands ont conquis le pouvoir politique au même moment où les juristes s’emparaient de la société civile. Le capitalisme financier, -qui peut se définir par la prise du pouvoir par les actionnaires au sein de l’entreprise-,  s’accommode fort bien de l’hypertrophie du droit, laquelle créé la plus grande confusion dans l’esprit des peuples. De cette conjonction, nous pouvons dire qu’elle affaiblira considérablement l’Europe au point sans doute de la vider de toute substance et de préparer l’apparition d’une nouvelle civilisation ou l’expansion de cultures étrangères au détriment des cultures européennes. Les marchands qui nous gouvernent sont manifestement dépourvus de grandes idées, leur intelligence du globe et de l’avenir des peuples est celle d’un enfant repu, courtois (plutôt délicat), et sentimental. Le sentimentalisme, qui est sans doute de toutes les manifestations de la confusion actuelle le plus affligeant, substitue à la raison l’ordre affectif. Vie affective se nourrissant d’images grossières qui n’interrogent pas le monde mais qui appauvrissent notre imaginaire. En effet, de tous les marchands, le plus exécrable est le marchand d’images. Les images sous toutes leurs formes – clips, affiches, photographies - ont aujourd’hui bouleversé notre paysage social et urbain. Elles ont tissé de nouveaux environnements qui nous retiennent prisonniers. A cette fausse réalité, - jeux spéculaires avec la réalité déroutants où l’homme de chair devient une ombre -, s’ajoute la prolifération des règles de droit qui nuisent considérablement au bon fonctionnement des sociétés. Au point qu’on se surprend à méditer plus favorablement cette phrase de Georges Ripert : « l’homme vivant sous la servitude des lois prend sans s’en douter une âme d’esclave ». Jean-Paul Doucet, ancien professeur des facultés de droit, présente le problème selon un  autre point de vue :

 L’une des plus graves erreurs de notre droit positif consiste dans la multiplication des textes, car elle engendre un effet inverse de celui qui est recherché: alourdissement des procédures (ne serait-ce qu’en raison des conflits de lois dans le temps), relaxe de criminels pour des raisons de pure forme, espoir chez les malfaiteurs endurcis d’échapper aux poursuites grâce aux manœuvres de leur conseil judiciaire. La prolifération des lois constitue une cause indirecte mais certaine d’aggravation de la délinquance.

De la même manière que le marchand souhaite vendre sa marchandise pour en tirer un profit à court terme, sans se soucier des conséquences de sa vente,  le juriste légifère sans tenir compte des traditions et coutumes de son peuple : il cherche à projeter une image abstraite de la loi. C’est l’aboutissement de cette philosophie de l’autonomie qui remonte aux Lumières. Il n’y a  plus de peuple, ni d’individus,  mais une nature humaine qui s’apparente davantage à l’androïde des romans de science-fiction. La préférence nationale devient ainsi une aberration, le culte des morts une pathologie. Toute cette vulgate postmoderne contredit à angle droit la théorie politique qui a permis aux nations européennes de se défendre et de prospérer. Charles Maurras l’a exprimé à la perfection lorsqu’il écrivait dans un de ses ouvrages les moins connus, Le Bienheureux Pie X, Sauveur de la France,

 

  Pie X, sauveur de la France  

Que l’Etat ne soit pas divisé, il ne sera pas menacé de périr ; que  les corps sociaux naturels ne soient ni asservis, ni desséchés par l’Etat, celui-ci et ceux-là auront ensemble la vigueur, l’énergie, la luxuriance ; que la nation soit soutenue par l’expérience des Anciens et la force de la jeunesse, ses ressources en recevront le plus heureux emploi ; que la tradition règle et modère les initiatives ; que la jeune vie spontanée ravive et renouvelle les habitudes traditionnelles, les groupes sociaux en seront plus sains, solides et puissants ; qu’au surplus le tendre amour de l’ascendance et de la descendance, comme celui du sol natal, ne cesse de gonfler le coeur de tous, le bien public s’en accroîtra  du même mouvement, etc., etc.[5]

 Maurras terminait par deux « etc. » s’excusant presque des évidences qu’il rappelait avec sa fermeté de style habituelle. Or, dans le monde postmoderne, la pensée a cru pouvoir s’émanciper des évidences. Elle a préféré à la « politique naturelle » dont parle Maurras des systèmes d’idées qui ne s’appuient sur rien, sinon sur une tradition du nouveau, selon l’expression bien connue de Clément Greenberg. L’idée même de citoyenneté devient suspecte car elle renvoie à un certain nombre de devoirs et de droits : la citoyenneté, par définition,  exclut tous ceux qui n’en jouissent pas des grandes décisions concernant la vie de la nation. Gustave Le Bon avait pourtant prévenu ses lecteurs : “c’est un instinct très sûr qui enseignait aux anciens la crainte des étrangers. Ils savaient bien que la valeur d’un pays ne se mesure pas au nombre de ses habitants, mais à celui de ses citoyens”. Or, la nouvelle économie mondiale cherche à englober tous les territoires imaginables. Il en résulte que  le droit de vote devient un droit pour tout individu qui séjourne sur un territoire, même s’il ne se sent guère d’affinités avec le peuple qui l’accueille. Immanquablement, l’étranger qui vote considère qu’il a son mot à dire sur les institutions et sur les politiques menées dans un pays dont il n’est pas citoyen. Il y a là une grave confusion. La notion de terre d’accueil qui oblige le ressortissant étranger devient caduque. L’étranger juge sans aucune retenue la collectivité qui l’accueille à l’instar du citoyen égoïste qui se détourne de l’héritage national sous prétexte que l’individu n’a contracté aucun devoir mais se sent libre, autonome[6]. En Belgique, les Flamands, dont certains                                 Gustave le Bon             commencent à penser qu’ils haïssent les Français, refusent aux francophones les mêmes droits dans les provinces flamandes, précisément parce qu’ils savent bien que le droit de vote a des conséquences non seulement politiques mais culturelles. Or, la culture flamande rejette la culture française : il s’agit avant tout d’un rejet linguistique, le bilinguisme pouvant y être sévèrement réprimé.

Or, la vision naïve et dangereusement abstraite du juriste occidental qui a contaminé toute la pensée européenne, (comme la pensée révolutionnaire avait avant elle contaminé toutes les pensées), est loin d’être partagée par les juristes des autres régions du monde. L’Afrique et l’Asie s’en moquent éperdument. L’Amérique du sud semble être réticente. En revanche, elle se trouve incontestablement dans un rapport harmonieux avec les Etats-Unis, jeune nation qui invente l’avenir, (nation à bien des égards de militaires et de juristes[7]).  Mais il serait  injuste d’en imputer tous les torts aux seuls Etats-Unis. L’Europe s’est défaite pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Contrairement à l’idée répandue, elle ne s’est pas refaite avec l’Union : elle a plus ou moins unifié un marché de biens et de personnes d’où cette expansion aussi ridicule que dangereuse.  Elle s’est donc inventé une fausse bonne conscience : la préséance du droit au mépris de tout le reste, y compris d’un sens de la justice le plus sommaire. Or, il ne faut pas confondre l’état de droit, s’opposant à l’arbitraire, et la mise en coupe réglée de la société par le droit. L’élaboration de la Constitution européenne en est un exemple flagrant : il n’y a quasiment aucune référence au passé de l’Europe.

D’une certaine façon on peut avancer l’idée que les Européens miment plus ou moins consciemment les Américains : résolument tourné vers l’avenir, l’Européen, honteux de son passé, n’a pourtant ni l’énergie  ni la discipline collective de l’Américain. Il est certes tourné vers l’avenir mais il ne peut pas l’imaginer : c’est un aveugle. Il est comme pris d’effroi, nerveux, angoissé par l’avenir. C’est ainsi que l’Européen est un être contradictoire qui ne s’attire ni les bonnes grâces de ceux qu’il croit protéger par ses discours mielleux[8] ni l’approbation de celui qui l’a protégé durant la guerre froide de l’idéologie la plus meurtrière de l’histoire moderne, le communisme, (et qui l’avait libéré de la tyrannie hitlérienne). Une des réflexions les plus originales sur l’avenir européen est indiscutablement celle d’Alain de Benoist. Dans un éditorial paru dans Eléments, Benoist écrivait ceci :

 

La prédominance du modèle de l'Etat-nation a fait oublier qu'une nation peut aussi bien se composer d'une pluralité d'Etats, et un Etat d'une pluralité de nations. Il faut se défaire de cette vision étatiste et absolutiste qui a trop longtemps interdit de penser l'exercice de la démocratie dans un cadre autre que celui de l'Etat-nation, alors qu'elle a partout entraîné l'uniformisation, la relégation dans le privé de liens substantiels entre les membres des diverses communautés, la suppression des enracinements concrets et des appartenances particulières, la centralisation et la concentration des pouvoirs entre les mains d'une Nouvelle Classe de gestionnaires et de techniciens. Comme l'avait déjà noté Nicolas Berdiaev, l'Etat n'a de sens que pour autant qu'il crée les conditions du vouloir vivre ensemble, en faisant participer à la vie publique tous les membres du corps politique tout en étant le " garant de l'ordre des autonomies " (De l'esclavage et de la liberté de l'homme, Desclée de Brouwer, 1990, p. 194). Il s'agit de retrouver les échelons intermédiaires supprimés par des siècles de jacobinisme, et de faire resurgir une vie locale fondée sur des valeurs partagées, aujourd'hui menacées par la montée de la rationalité anonyme, des valeurs marchandes et de la mondialisation.[9]

 

Il se pourrait que nous trouvions dans ces observations d’Alain de Benoist de quoi nourrir une réflexion sur la vie locale qui puisse nous permettre d’entrer en résistance contre les dysfonctionnements de l’Etat et les idéologies perverses qui affaiblissent nos pays. Ce qui est certain c’est que nous serons sommés d’entrer en résistance contre un monde qui peu à peu cherchera à aliéner les Européens. Il faut donc préparer cette résistance sans plus tarder. Mais cette résistance ne pourra vaincre que si elle se fait de l’intérieur du monde occidental et non contre lui, c’est-à-dire en cherchant à opposer telle ou telle composante de l’Occident[10].n


 

[1] Expression qu’il faut comprendre non pas comme domination au sens où on a pu parler du XXe siècle comme le siècle américain, mais tout simplement comme prospérité, c’est-à-dire le contraire du déclin. Or deux indices majeurs semblent accréditer l’idée d’un déclin sévère en Europe : le vieillissement de la population et la désindustrialisation.

[2] Phénomène unique dans l’histoire moderne, c’est-à-dire au moins depuis la Renaissance, des peuples sont tenus d’accueillir des millions d’individus sur leur territoire national sur une durée courte, et de faire bonne figure, selon l’adage bien connu : plus on est plus on rit. Or, l’homme est porteur de valeurs qui diffèrent de manière assez significative d’un individu à l’autre, et les communautés sont porteuses d’avenirs qui entrent  en compétition, le plus souvent d’une manière violente.  Le président Giscard d’Estaing avait parlé dans un article paru dans le Figaro en 1991 d’invasion à propos de l’immigration de masse, exprimant ainsi une évidence, ce qui avait néanmoins suscité un tollé parmi la classe politique et intellectuelle française.

[3] Citation extraite d’un article de Sabine Delanglade, paru dans l’Express du 15 janvier 2004.  Dans ce même article, Erkki Liikanen, commissaire européen chargé des entreprises affirme que “pendant les années 1990, les services étaient, pensait-on, en mesure de tirer l'économie, à la suite du déclin de l'industrie. C'était une erreur.”

[4] Il semble bien que ce soit le passage problématique de la recherche fondamentale aux applications pratiques qui suscite les plus grandes inquiétudes chez nous.

[5] Charles Maurras, Le Bienheureux Pie X,  Sauveur de la France, Plon, Paris 1953.

[6] Il va même jusqu’à conspuer le peuple qui l’accueille sans susciter une réaction de colère collective, comme lors de certaines manifestations sportives.

[7] Ceux qui ne voient chez les Américains que des marchands se trompent. Le  caste  des militaires et des juristes, sans oublier celle des prêtres,  jouent un grand rôle aux Etats-Unis.

[8] Jacques Chirac, possiblement le président le plus incompétent de l’histoire de la Ve République malgré sa bonhommie et une réelle pudeur, en était particulièrement féru. C’est une tradition française assez récente qu’on peut faire remonter au discours de la Baule de François Mitterrand, prononcé en 1990, et qui annonçait avec beaucoup d’effets oratoires la volonté du gouvernement français d’amorcer de nouvelles relations avec les pays africains fondées sur des principes moraux.  Plus prosaïquement, on se rappellera que le fils du président, Jean-Christophe Mitterrand, sera conseiller aux affaires africaines de  1986 à 1992 ...

Ces discours bien intentionnés qui ne sont que rarement suivis des faits ne trompent, malheureusement  ou heureusement, personne. Les Américains l’ont bien compris qui se montrent réticents à l’égard de l’institution internationale qui les incarne le mieux : l’ONU. Le Français tout comme l’Anglais,  mais à partir de points de vue différents, s’en montrent choqués et parlent d’un pragmatisme de mauvais goût.  A défaut de participer activement à la construction de l’avenir mondial, il faut maintenir certaines apparences.

[9] Alain de Benoist (Robert de Herte), “Oui à l’Europe fédérale”, Eléments, n° 96, novembre 1999. La pensée de Benoist présente comme on peut le voir de nombreuses affinités avec celle de Charles Maurras.

[10] C’est ici sans doute que nous nous séparons de la pensée, pourtant lumineuse, d’Alain de Benoist qui tend à opposer l’Europe aux Etats-Unis.