|
Un
Nicolas contre l'autre
Pourquoi je choisis
Dupont-Aignan contre Sarkozy
par
Raphaël Dargent
Mes amis,
Je voudrais avec vous dénoncer une
imposture. J’entends, dans cette campagne présidentielle, Nicolas
Sarkozy citer de Gaulle. Et je vois certains autour de lui, les uns
ambitieux, les autres amnésiques ou aveugles, croire à cette imposture.
Qu’on m’explique comment, celui-là même qui fustige l’arrogance
française en politique étrangère, celui-là même qui approuva avec
enthousiasme la Constitution européenne et souhaite son retour, celui-là
même qui défend la privatisation d’EDF-GDF, qui nous promet la
discrimination positive et la modification de la loi de 1905, peut
aujourd’hui sans scrupule convoquer les mannes du Général et se
revendiquer de son héritage? Les discours, aussi lyriques et bien
intentionnés qu’ils soient, n’engagent que ceux qui les croient ! Les
mots sont une chose, et ce n’est pas la première fois qu’on les
trahirait, mais les actes en sont une autre. Oui, il y a des vrais, et
il y a des faux gaullistes !
Le gaullisme, ce n’est pas le
libéralisme ! Le gaullisme, ce n’est pas le communautarisme ! Le
gaullisme, ce n’est pas l’européisme ! Le gaullisme, ce n’est pas
l’atlantisme ! A lire Edouard Balladur et d’autres, le gaullisme
pourrait se réduire à un simple pragmatisme ! Allons, qui peut croire
cette blague ? De Gaulle était certes pragmatique mais il était surtout
patriote, il était surtout républicain ! Le gaullisme, c’est une
philosophie de l’action au service de grands principes : la souveraineté
nationale, l’autorité de l’Etat, le droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes. Le gaullisme, c’est encore le souci de l’Homme et de la
justice sociale. Bref, le gaullisme, c’est la grande synthèse nationale,
c’est tenir ensemble les deux fondements de la politique française :
l’indépendance nationale et la justice sociale ! Ainsi le gaullisme
n’est-il ni conservateur ni progressiste, il est les deux à la fois !
Fidèle à la tradition et soucieux de modernité, attaché à l’ordre mais
ouvert au mouvement !
Nicolas Dupont-Aignan est aujourd’hui le
véritable candidat gaulliste ; il n’y en a pas d’autres. Faut-il être
peu conséquent ou bassement intéressé, faut-il avoir si peu de scrupules
pour renier ses convictions et soutenir aujourd’hui Nicolas Sarkozy et
non pas Nicolas Dupont-Aignan !
En
rompant avec l’UMP, Nicolas Dupont-Aignan a fait la démonstration de son
courage et de sa cohérence politiques. Là est la véritable rupture !
Certes, la bataille électorale sera rude, mais on gagne toujours à
rester fidèle à ses convictions profondes. C’est là la leçon du général
de Gaulle. « Se hisser sur les sommets, écrivait-il, et ne plus jamais
les quitter. » Oui, cher Nicolas, tu as le courage de marcher sur cette
ligne de crête. Pour cela, les Français te reconnaîtront et là-haut nous
marcherons avec toi.
Elire un président de la République, ce
n’est pas investir un Chef de parti ! C’est reconnaître l’Homme de la
Nation, celui qui, au-delà des querelles partisanes, bousculant le
clivage gauche-droite, voit l’essentiel et rassemble les Français sur la
France ! Il n’y pas un peuple de gauche, il n’y a pas un peuple de
droite : il y a un peuple français qui veut aller de l’avant et
continuer à espérer en l’avenir, pour son pays et pour ses enfants !
Nicolas Dupont-Aignan peut aujourd’hui construire ce rassemblement !
Enfin, si élire un Président de la
République, ce n’est pas élire une simple icône, maîtresse en gaffes,
bévues et boulettes, ce n’est pas non plus élire un Super-premier
Ministre, fût-il hyperactif ! La fonction présidentielle, telle que l’a
voulue le Général, est celle d’un arbitre national, « monarque
républicain » diront certains, qui fixe le cap et ouvre des
perspectives, en s’appuyant toujours sur le peuple, et ne craint pas, le
cas échéant, de tirer les conséquences politiques d’un désaveu
populaire, car la légitimité et l’autorité ne vont jamais longtemps sans
la responsabilité. C’est cette place et ce rôle de Chef de l’Etat que
Nicolas Dupont-Aignan peut incarner face aux autres candidats, en tête
desquels Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qui veulent affaiblir la
fonction présidentielle et préparent déjà le retour aux errements d’un
parlementarisme effréné.
C’est donc fort simple, mes amis. Ces
raisons sont suffisantes. Je soutiens Nicolas Dupont-Aignan, le
Cercle Jeune France que je préside et la revue Libres que je
dirige, soutiennent Nicolas Dupont-Aignan, mes amis de L’Union
Gaulliste que je salue ici, soutiennent Nicolas Dupont-Aignan !
J’appelle toutes les associations et
mouvements que je côtoie depuis plusieurs années, qu’il se définissent
comme gaullistes, comme républicains, ou autrement, et qui sont tous
patriotes, de droite comme de gauche, à faire de même. Pour quel motif,
au nom de quel faux prétexte, pourrait-on aujourd’hui hésiter ? Ce
serait faire preuve d’une grande inconséquence politique et d’un grave
manquement à la France. Aidons Nicolas Dupont-Aignan à être candidat,
aidons-le à obtenir les parrainages nécessaires, tractons, affichons,
portons sa voix dans cette campagne, et au-delà des présidentielles,
aidons-le à construire enfin ce vaste rassemblement des patriotes et des
républicains. Mes amis, le combat, c’est maintenant !
n
Ce texte est la
transcription de l'intervention public du 28 janvier 2007 prononcée par
Raphaël Dargent lors du Banquet républicain pour la campagne
présidentielle de Nicolas Dupont-Aignan (Gymnase Japy – Paris 11ème).
|