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Le temps des "kaïra"

L’Avant-Guerre civile ethnique

 

par Raphaël Dargent

 

Strasbourg, 10 novembre 2005

   «Le plus dur semble aujourd’hui derrière nous». Voilà ce matin ce que se répètent, pour s’en convaincre, beaucoup des Français victimes des violences urbaines quand ils constatent que celles-ci vont peu à peu en diminuant. On aimerait que cela fût vrai, qu’en effet l’heure soit à l’apaisement, qu’en effet tout rentre dans l’ordre. Or, je ne le crois pas. Le plus gros de la tempête est malheureusement encore à venir. Pour dire vrai, il se pourrait bien que ces émeutes ne constituent en réalité qu’une sorte de répétition, même pas générale, de ce qui nous attend d’ici quelques années, cinq, dix, quinze ans au plus, à savoir une authentique guerre civile interethnique. Je sais bien ce que cette expression de «guerre civile» peut avoir de choquant pour les belles âmes. Peu importe. Après quatorze nuits de guérilla urbaine inouïe – mais non pas imprévisible car il fallait bien que cela survienne – il est temps de parler clair et de dire les choses telles qu’elles sont, d’appeler un chat un chat. Depuis une semaine, j’ai lu et entendu trop d’inepties sur le sujet.

I. Racailles et «collabos»

Racaille. Commençons par ce mot autour duquel la bien-pensance s’exclame et pousse ses cris d’orfraie. N’est-il pas surréaliste qu’une polémique soit née et ait enflé autour de ce mot prononcé par Nicolas Sarkozy ? Comment donc aurait dû parler le Ministre de l’Intérieur ? Eût-il fallu parler de «garnements», de «chenapans» ou encore comme l’angélique Chevènement de «sauvageons» ? Car enfin comment appeler, sans choquer personne, et surtout pas nos commissaires politiques de l’égalitarisme, nos gardes rouges du droit-de-l’hommisme, ces voyous qui brûlent tout sur leur passage, voitures, bus, centres commerciaux, entreprises, entrepôts, gymnases, écoles, ces délinquants qui caillassent les forces de l’ordre, les pompiers, les chauffeurs de bus, ces salopards qui vendent leur drogue à nos enfants et les rackettent, ces barbares qui battent à mort un homme innocent, ces monstres qui arrosent d’essence et mettent le feu à une femme handicapée ? Existe-t-il même un mot approprié pour dire à quel degré de folie, de haine, d’inhumanité sont parvenus ces individus ? Ce mot même de «racaille», bien faible en réalité pour dire ce qu’ils sont, ne choque que les idiots, ceux qui croient ou font semblant de croire que Sarkozy montrait du doigt TOUS les jeunes des banlieues – ce qu’il ne fit jamais ! – et les privilégiés, cette gauche idéologue qui habite loin de ces quartiers. Mme Michèle Stouvenot, éditorialiste au Journal du Dimanche, affirme que l’appellation est «désuète», «qu’on ne l’entend plus guère que dans les vieux et bons quartiers de Neuilly». «C’est dire, conclut-elle, si Nicolas Sarkozy ne parle pas comme les gens». Que Mme Stouvenot quitte donc les couloirs climatisés de son journal ! Elle verra que n’est pas décalé celui qu’elle croit. Ce terme de «racaille», ces barbares en herbe (l’expression prend ici tout son sens) l’ont adopté eux-mêmes depuis des années, revendiquant d’être, en verlan, la «caillera». A tel point, qu’en signe d’identification, de reconnaissance – réflexe proprement tribal, «communautaire» dirait-on aujourd’hui – le mot de «kaïra» s’affiche sur leurs sweet-shirt, sur fond de gueule de Pitt Bull.

Mais l’indignation est sans limite chez nos apôtres gauchistes; c’est même chez eux comme une seconde nature. Avant-hier, ils s’indignaient des mesures de couvre-feu qu’ils jugeaient attentatoires aux libertés fondamentales, aujourd’hui ils s’émeuvent de la volonté de Nicolas Sarkozy d’expulser les étrangers, quelles que soient leurs situations, qui ont participé à ces violences. N’est-ce pas justement parce que l’état d’urgence a été déclaré que l’étendue des violences s’est réduite depuis deux nuits ? Quant à l’expulsion des étrangers émeutiers, n’est-elle pas une simple mesure de bon sens ? Quel pays au monde peut-il accepter qu’on vienne de l’extérieur le mettre à feu et à sang ? Faut-il donc que ceux qui polémiquent ainsi soient inaptes à tout raisonnement autre qu’idéologique ? A vrai dire, on a beau être habitués depuis des années à de telles inepties, ces présentes réactions d’indignation sont proprement ahurissantes et dépassent l’entendement. Ce ne sont là que défis au sens commun. On n’ose imaginer quel camp choisiront demain ces gens quand le pays sera en plus grand péril encore. On ne devrait jamais oublier que c’est par pacifisme et par volonté d’apaisement déjà, que l’essentiel de la Gauche, vota hier les pleins-pouvoirs au maréchal Pétain, condamnant la France à l’armistice, c’est-à-dire à l’abaissement, et ce en toute connaissance de cause.

Les polémiques proprement scandaleuses des Hollande, Mamère et autres Buffet ou Besancenot doivent les disqualifier définitivement aux yeux du pays profond. Pour notre part, nous savons désormais qu’il nous faudra tout faire pour que ces gens ne reviennent pas au pouvoir. Il fut un temps où certains patriotes parlaient d’Anti-France pour qualifier leurs adversaires. Il n’est pas interdit aujourd’hui de ressortir l’expression des placards où on l’avait remisée, croyait-on pour toujours. Mais c’est toute la Gauche qui révèle aujourd’hui son vrai visage, à l’exemple de cette gauche républicaine dont nous fûmes proches, eu égard à notre combat commun contre l’Europe supranationale (même si nous avons toujours su que son NON avait peu à voir avec le nôtre), qui s’égare et dérape complètement. C’est peut-être là le seul mérite des événements dramatiques que nous vivons : ils clarifient remarquablement les positions et nous désignent nos véritables amis. Les crises nationales sont toujours de formidables révélateurs.

II. L’aveuglement idéologique de la Gauche

Oui, la Gauche s’égare et avec elle les commentateurs et une partie du pays en considérant que ces événements expriment uniquement une grande colère sociale.
Qu’il y ait une désespérance sociale dans ces quartiers n’est pas contestable et nul ne le conteste en vérité. Mais le chômage n’est pas réservé aux seuls enfants de l’immigration, il existe partout et pas seulement dans ces banlieues; il touche aussi des quinquagénaires «blancs». Ces derniers ne mettent pas pour autant le feu à leur quartier. Et puis qu’on ne nous raconte pas d’histoires : ceux qui brûlent et saccagent ne sont pas tant les chômeurs en fin de droits que ceux qui au contraire vivent fort bien et prospèrent de leurs trafics illicites, gagnants pour certains d’entre eux en une seule journée ce qu’un enseignant ne gagne pas en un mois !
Qu’on cesse aussi de dire, contre toute vérité, que rien ne se fait pour aider les banlieues. Beaucoup s’est fait et beaucoup se fait encore. Depuis maintenant une quinzaine d’années, nombreux sont les centres socio-culturels, les équipements sportifs, les réhabilitations d’immeubles collectifs, les aménagements d’espaces verts qui ont été financés et malheureusement aussitôt dégradés, voire saccagés. Le préfet du Nord s’est, il me semble, ému de cette réalité.
Las, le gouvernement s’apprête – le Premier ministre s’y est engagé pour calmer la crise – à en remettre une couche, à distribuer à nouveau 100 millions d’euros pour ces quartiers.
Qui paiera les destructions ? Et qui financera ce plan exceptionnel ? La réponse est simple : le Français moyen, contribuable et assuré qui n’en peut plus et que la colère étouffe. Et pour quel résultat ?

La Gauche gémit sur la répression policière de Nicolas Sarkozy mais ne voit-elle pas que la Droite libérale lui donne finalement gain de cause ? Gain de cause quand elle dote à nouveau des associations de quartiers, dont certaines se servent de l’argent public pour développer l’enracinement communautaire; gain de cause quand elle avance sur le dossier du vote des étrangers aux élections locales ou promeut la discrimination positive, servant ainsi son projet de France multiculturelle et multiethnique; gain de cause enfin quand elle reprend à son compte la folle revendication de mixité sociale, mixité qui ne fera qu’étendre à l’ensemble du territoire un problème jusqu’alors cantonné à certains quartiers, de la même façon qu’au nom de l’égalité des chances la mise en place du collège unique provoqua hier l’effondrement généralisé du niveau scolaire moyen ? La Gauche n’en a décidément jamais assez; aveuglée par son obsession égalitariste et droit-de-l’hommiste, elle se moque que le pays soit menacé de banqueroute : elle est prête, coûte que coûte, à casser la tirelire, quitte pour se faire à menacer l’identité et à terme l’unité françaises.

III. De l’intégration à la désintégration : le danger communautariste

En réalité, il ne s’agit pas tant d’un problème social que d’autres choses.
Il s’agit d’abord de délinquance pure.
Comment ne pas parler de délinquance pure quand il s’agit en vérité de la volonté de certaines mafias organisées dans ces quartiers de faire «tomber» le Ministre de l’Intérieur qui leur a déclaré la guerre publiquement et dans les faits ? Si toute l’affaire autour des termes de «kärcher» et de «racaille» a ainsi été montée en épingle jusqu’à entraîner ces émeutes, c’est bien parce que certains trafiquants, certains receleurs, certains voleurs, avaient intérêt à créer une pression telle sur le gouvernement que Nicolas Sarkozy serait contraint de démissionner. Les politiques qui relayèrent cette revendication exprimée par les banlieues font figure d’étranges complices. On a parlé d’ «organisation» pour expliquer l’importance du phénomène violent; c’est, je crois, à partir du moment où l’on prend en compte cette donnée mafieuse qu’en effet l’on peut évoquer une «organisation». Les dealers sont suffisamment nombreux partout en banlieues (et ailleurs) pour se sentir tous également menacés dans leur business comme ils disent par les propos – et les actes – du Ministre de l’Intérieur.

Il s’agit aussi d’un problème ethnique. Et là aussi, il faut désormais parler vrai.
Il n’est plus temps de se voiler la face : la France ne maîtrise plus son immigration. Il suffit pour s’en convaincre de prendre le métro parisien ou de parcourir certaines rues de Strasbourg, de Lille, de Marseille pour réaliser l’ampleur du phénomène. Corrélativement à cette vague migratoire, le communautarisme s’installe dans notre pays, les populations s’affilient par affinités culturelles et religieuses, par réflexe identitaire et ethnique.

Les belles âmes pourront dire ce qu’elles veulent : on ne peut ni assimiler ni «intégrer» indéfiniment des flots continus de populations éloignées de toutes nos traditions. Les seuils de tolérance, cela existe. De toute façon, jamais nous n’aurions dû abandonner la politique d’assimilation – qui a toujours été notre tradition nationale – au profit de celle d’intégration – conception anglo-saxonne. En réalité, la notion même d’intégration est fondamentalement une notion communautariste. Elle vise à river à leur origine première et à leur identité ethnique, les populations étrangères ainsi «intégrées». Cette politique était viciée dès le départ. Elle reconnaissait de fait que les étrangers, de traditions culturelles trop éloignées des nôtres, ne deviendraient jamais, ne souhaiteraient même jamais devenir, des Français à part entière. L’intégration supposée des populations étrangères menait tout droit à la désintégration de l’ensemble national. Nous y sommes presque.
D’ailleurs, n’était-il pas absurde de demander aux populations étrangères de «s’intégrer» à l’ensemble national alors qu’au même moment l’on n’avait de cesse de sommer la France de se repentir, ici de complaisances avec Vichy, là de la colonisation, là-bas de la torture en Algérie, alors qu’au même moment l’on expliquait aux Français que leur pays était désormais trop petit et trop faible et qu’il devait disparaître au profit d’un ensemble fédéral européen ?

IV. Nul ne se renie impunément : l’identité de la France

Dans ces conditions, nul ne doit s’étonner de ces violences. Tout était malheureusement prévisible. De plus en plus de jeunes Français, issus de l’immigration certes mais nés en France, renient ce qui devrait être leur pays, ne le reconnaissent pas, et même maintenant le combattent. Comme dans ces chansons de rap qui insultent la France de «garce qu’il faut baiser à mort» et qui appellent justement à tout brûler.
Qui se souvient de ce stade de France – si mal nommé – qui siffla la Marseillaise lors d’un match opposant l’équipe nationale à celle d’Algérie, qui se souvient encore des drapeaux algériens qui flottaient le soir de la réélection de Jacques Chirac en 2002, à la grande stupéfaction du couple présidentiel, qui voit enfin ces jeunes Français portant fièrement leurs tee-shirts aux couleurs de la Turquie, du Maroc, de l’Algérie, prend conscience de la gravité de la situation.
Encore faut-il là-dessus rajouter l’incontestable montée en puissance de l’islam dans notre pays, et le drame est déjà joué. Un mot justement de la religion. Qu’il ait été nécessaire au XIXe siècle de lutter contre les congrégations qui s’immisçaient dans toutes les affaires privées et publiques, qu’il ait été nécessaire de séparer alors l’Église de l’État, n’est pas contestable, mais que nous en soyons encore là aujourd’hui, alors même que les églises sont vides, les curés de moins en moins nombreux et les valeurs chrétiennes partout bafouées, moquées, décriées est proprement inepte. La France n’est certes plus «la fille aînée de l’Église»; doit-elle pour autant renier ses propres racines, renoncer à son identité propre ? Car la religion, quoi qu’en disent les laïcards, fait partie de l’identité nationale. C’est là l’étrange incohérence des hérauts modernes de la laïcité : après avoir bouté le catholicisme hors de France, les voilà qui se battent pour que l’islam y ait sa place et prospère ! Aujourd’hui, le laïcisme – la laïcité pervertie en idéologie haineuse – est stupide et même criminel parce qu’il sape les derniers ressorts moraux du pays. C’est la France, rappelons-le, qui a souhaité que l’on gomme toute référence à l’héritage chrétien de l’Europe dans le Traité constitutionnel européen. C’est Chirac et Villepin qui souhaitent aujourd’hui que la Turquie rejoignent l’Union européenne. L’Islam n’a donc pas fini de prospérer en France, contredisant non seulement notre héritage culturel et religieux mais aussi nos principes républicains. Charles Péguy écrivait il y a déjà un siècle que «Le mouvement de dérépublicanisation de la France est profondément le même mouvement que le mouvement de sa déchristianisation». Faut-il être naïfs pour ne pas voir dans les violences actuelles cette composante identitaire, ethnique et religieuse ? A force de se renier soi-même, nous serons balayés ? Faut-il être fous ou inconscients pour agir de la sorte ?

V. Vers la Grande Guerre civile interethnique ?

En tous les cas, il faudrait ne rien comprendre à la situation réelle de notre pays pour ne pas voir dans ces évènements de guérilla urbaine l’annonce de possibles embrasements généralisés, peut-être d’une guerre civile entre communautés. La question de la Grande Guerre civile interethnique européenne a été posée par l’écrivain M. G. Dantec. Le propos a beau semblé apocalyptique, il apparaît de moins en moins farfelu.
Car la France n’est pas seule concernée par ces problèmes d’immigration et d’islamisation. Les Pays-Bas, eux aussi, prennent la mesure du problème. Avec le melting-pot que produit la centrifugeuse mondialiste, toute l’Europe et plus largement tout l’Occident sont désormais concernés. Ce désastre n’est pas le résultat d’une évolution sui generis, mais le fruit de politiques délibérées, politiques d’immigration que nos dirigeants veulent poursuivre tout en l’infléchissant quand ils appellent à tort, comme justement Nicolas Sarkozy, à une «immigration choisie», à des quotas d’immigration professionnelle. Cela fait maintenant deux décennies que l’on prépare nos esprits à ce multiculturalisme et à ce communautarisme. Or partout où il existe, il ne fonctionne pas et entraîne les plus graves tensions. C’est peut-être bien Dantec qui a raison : l’éclatement de l’ex-Yougoslavie n’a peut-être été que le signe avant-coureur de l’éclatement prochain de l’Europe. Au train où vont les choses, nous allons certainement en effet vers la guerre civile. Nul doute alors que la France, du fait de l’importance de ses communautés d’origines arabes et noires, sera en première ligne. Des penseurs comme Alain Finkielkraut ont le courage de dire ce qui menace. Voici déjà que des populations africaines s’organisent par quartiers, investissent des immeubles, occupent des églises, se posent en victimes, évoquent le passé colonial et au nom de ce passé revendiquent une radicalité politique. Sur fond d’antisémitisme, l’activisme du triste Dieudonné entre dans ce cadre, tout comme les propos haineux contre «la race blanche» de ses amis de la Tribu K.
Le politologue Alexandre del Valle analysait clairement la situation en 1998 lorsqu’il écrivait: «Obligés d’accueillir dans leurs pays des millions d’immigrés musulmans globalement inintégrables, sans être jamais consultés démocratiquement sur ce point, les peuples européens sont les grands oubliés dans cette affaire. Nos dirigeants «politiquement corrects» les méprisent et les trahissent. Ils se permettent de traiter de «racistes» ceux qui manifestent leur refus de la submersion de l’Europe, oubliant au passage que leurs mandats leur ont été attribués avant tout pour garantir la pérennité et la sécurité de la nation.» (1)

VI. Pour le réarmement moral du pays

Dans l’immédiat ce qui est à souhaiter, c’est que «force reste à la loi» et que nul ne continue à donner gain de cause aux émeutiers en leur cherchant je ne sais quelles circonstances atténuantes. Ensuite, il est clair que le Ministère de l’Intérieur doit continuer son travail et en effet faire le ménage dans les banlieues, les vider de la «racaille» qui les peuple, dealers et trafiquants en tous genres. Et ce, quoiqu’en disent la Gauche aveugle et idéologique, prête à tous les renoncements. Sur ce plan, et sur ce plan seulement – celui de l’ordre public – il s’agit de soutenir Nicolas Sarkozy. Même si l’actuel Ministre de l’Intérieur n’est pas exempt de contradictions puisqu’il est aujourd’hui victime du communautarisme qu’il promeut et qu’il promet encore, jouant ainsi aux pompiers pyromanes.
Enfin, il faudra, et c’est là le plus difficile, que les Français retrouvent ce qu’ils sont, à savoir leurs valeurs, leurs racines, leur identité. Qu’ils cessent en tous les cas de se renier indéfiniment. C’est la condition sine qua non de la concorde civile et de l’unité nationale et, au-delà, de la pérennité du pays. Il s’agit désormais d’entendre l’avertissement et de travailler enfin au réarmement moral du pays.

Nous voici entrés dans le temps des kaïra, celui qu’il faut malheureusement appeler celui de l’Avant-Guerre civile. Est-il encore possible d’éviter le grand déchirement, l’embrasement généralisé, la guerre civile inter-ethnique ? Cela n’est pas sûr.n

(1) Alexandre del Valle, Islamisme et États-UnisUne alliance contre l’Europe (L’Age d’Homme, 1997). Il faudrait relire aussi l’analyse intelligente d’Eric Werner, in L’Avant-Guerre civile (L’Age d’Homme, 1998).

Cet éditorial a également été publié sur le site du Stalker