Cercle Jeune France

  Des Lettres, de l'Histoire, de la Politique de la France

            "L'âme d'une nation ne se conserve pas sans un collège officiellement chargé de la garder."

                                                                                                                                      Ernest Renan

 

 

 

 

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Un panel de citations de Gambetta dont on appréciera la naïveté optimiste mais aussi la hauteur de vues. C’était un temps où la République était un idéal…

La politique selon Gambetta

 

 

 « Lorsqu’on veut fonder un gouvernement […] ce qui doit préoccuper ceux qui fondent cette œuvre, c’est de créer une forteresse qu’on puisse défendre contre les factieux qui l’attaquent et non une tente ou un hangar ouverts à tous les vents et que tout le monde peut renverser en passant. »

 « Il faut donc que nos élus soient avant tout des démocrates […] pénétrés avant tout de la nécessité de l’amélioration intellectuelle et morale du plus grand nombre […] ils ne doivent pas cesser de poursuivre, dans l’administration comme dans la législation, les moyens pratiques d’éclairer les esprits et de faire arriver à la lumière les capacités intellectuelles que recèle la masse entière du peuple, laquelle est tenue à l’écart, et qui, comme une mine non exploitée, renferme peut-être des trésors de facultés et d’aptitudes que la misère et l’ignorance éteignent, que l’obscurantisme asservit ou corrompt, au détriment de la patrie. »

 « Mais il viendra certainement le jour où la politique, ramenée à son véritable rôle, ayant cessé d’être la ressource des habiles et des intrigants, renonçant aux manœuvres déloyales et perfides, à l’esprit de corruption, à cette stratégie de dissimulations et de subterfuges, deviendra ce qu’elle doit être, une science morale, expression de tous les rapports des intérêts, des faits et des mœurs, où elle s’imposera aussi bien aux consciences qu’aux esprits, et dictera les règles du droit des sciences humaines. »

 « […] il y a deux politiques, il y en a eu de tout temps, il y en aura toujours deux, parce que le mouvement humain est ainsi fait : il porte les uns à l’innovation, à la marche en avant, à l’affirmation toujours plus audacieuse vers le progrès, vers la conquête et vers la réforme ; il retient les autres, qui, par tempérament, par qualité d’esprit – car c’est souvent une qualité, il y a plus de suite dans les esprits qui résistent – sont au contraire pour le stationnement, pour le calcul longtemps balancé avant la résolution. J’aime ces deux esprits et je les respecte. » n