Cercle Jeune France

  Des Lettres, de l'Histoire, de la Politique de la France

               "L'âme d'une nation ne se conserve pas sans un collège officiellement chargé de la garder."

                                                                                                                                      Ernest Renan

 

 

 

 

Retour Accueil

 

 

 

ARCHIVES

 

Citation 1 / Citation 2

Citation 3 / Citation 4 

Citation 5 / Citation 6

Citation 7 / Citation 8

Citation 9 / Citation 10

Citation 11 / Citation 12

Citation 13 / Citation 14

Citation 15 / Citation 16

Citation 17 / Citation 18

Citation 19 / Citation 20

Citation 21 / Citation 22

 

Si vous souhaitez vous inscrire à notre liste de diffusion, merci de nous le signaler par courriel.

 Accueil / Présentation / Notre équipe / Archives édito / Nous écrire / Liens

Le pouvoir n'est souvent dans nos contrées qu'une apparence, et le gouvernement se veut volontiers "gouvernance" pour ne pas oser dire combien il est faible, navigue à vue, et pratique ce que d'aucuns appellent avec justesse "la politique du chien crevée au fil de l'eau". C'est que l'autorité et la sagesse sont désormais de rares vertus et, malheur des temps, les hommes d'Etat aux abonnés absents. De quoi regretter le grand Cardinal. On peut toujours relire son Testament politique et les savoureux conseils qu'il prodiguait au futur roi-Soleil. Extrait.

 

 

La raison doit être la règle

et la conduite d'un Etat

 

 

Citation du cardinal de Richelieu,

Extraite du "Testament politique ", Librairie Médicis, 1947, pp. 17-19.

 

 

 "Le gouvernement du royaume requiert une vertu masle et une fermeté inebranslable contraire à la mollesse qui expose ceux en qui elle se trouve aux entreprises de leurs ennemis.

Il faut en toutes choses agir avec vigueur veu principalement que quand meme le succes de ce qu'on entreprend ne seroit pas bon, au moins aura-t-on cet avantage que n'ayant rien omis de ce qui pouvoit faire reussir on evitera la honte lorsqu'on ne peut eviter le mal d'un mauvais evenement.

Quand meme on succomberoit en faisant son devoir, la disgrace seroit heureuse, et au contraire quelque bon succez qu'on puisse avoir en se relachant de ce a quoy on est obligé par honneur et par consciednce, il doit etre estimé malheureux puisqu'il ne sçauroit emporter aucun profit qui egale les desavantages qu'on reçoit du moyen par lequel il a été procuré.

par le passé la pluspart des grands desseins de la France sont allés en fumée, parce que la premiere difficulté qu'on rencontroit à leur execution, arretoit tout court ceux qui par raison ne doivent pas que de les poursuivre et s'il est arrivé autrement durant le regne de V. M (Votre Majesté) la perseverance avec laquelle on a constamment agi en est la cause.

Si une fois on n'est pas propre à l'execution d'un bon dessein il en faut attendre un autre et lors qu'on a mis la main à l'oeuvre, si les difficultés qu'on rencontre obligent à quelque surceance, la raison veut qu'on reprenne ses premières aires aussitost que le temps et l'occasion se trouveront favorables.

En un mot rien ne doit detourner d'une bonne entreprise sy ce n'est qu'il arrive quelque accident qui la rende tout à fait impossible et il ne faut rien oublier de ce qui peut avancer l'execution de celles qu'on a resolues avec raison.

C'est ce qui m'obligent à parler en ce lieu du secret et de la diligence qui sont si necessaires au bon succez des affaires que rien ne le peut être davantage.

Outre que l'experience a fait foy, la riaosn est evidente ceu que ce qui surprend etonne d'ordinaire de telle sorte qu'elle ôte souvent les moyens de s'y opposer et que poursuivre lentement l'execution d'un dessein et le divulgueur est le meme que parler d'une bonne chose pour ne la pas faire." n