Cercle Jeune France

  Des Lettres, de l'Histoire, de la Politique de la France

               "L'âme d'une nation ne se conserve pas sans un collège officiellement chargé de la garder."

                                                                                                                                      Ernest Renan

 

 

 

Politique française

 

Éditorial

Chronique nationale

Tribune européenne

Regard international

Libre opinion

Informations militantes

 

Lettres  françaises

 

Nos immortels

Langue française

Idées et réflexions

Critique littéraire

 

Histoire de France

 

Rois et serviteurs

Les Napoléon

Panthéon républicain

De Gaulle et le gaullisme

Patrimoine

Traditions et terroirs

 

Notre bibliothèque

 

Sélection du mois

Citation

Grands entretiens

 

 

ARCHIVES

 

Citation 1 / Citation 2

Citation 3 / Citation 4 

Citation 5 / Citation 6

Citation 7 / Citation 8

Citation 9 / Citation 10

Citation 11 / Citation 12

Citation 13 / Citation 14

 

Si vous souhaitez vous inscrire à notre liste de diffusion, merci de nous le signaler par courriel.

 

 Accueil / Présentation / Notre équipe / Archives édito / Nous écrire / Liens

Le 20 avril 1808 naissait Louis-Napoléon Bonaparte,neveu du grand Napoléon et futur empereur lui-même. A bien des égards sa présidence puis son règne (1848-1870) mérite d'être largement réévalués. Mais force est de constater que les plus hautes autorités de l'Etat ignore l'anniversaire, nulle commémoration n'étant prévue pour honorer la mémoire du premier Président de la République française et de notre dernier souverain, ceci à l'heure même où l'on multiplie les commémorations en tous genres. Largement ignoré, largement méprisé aussi, Louis-Napoléon fut pourtant autrement plus grand que la caricature qu'en fit Victor Hugo, et avec lui nombre de républicains. Le Cercle Jeune France, qui reconnaît toutes les traditions nationales, se devait de rendre hommage au modernisateur de notre pays.

 

Reconstituer

la société française

 

 

Citation de

Louis-Napoléon Bonaparte

Extraite de "L'idée napoléonienne", 1840.

 

L'idée napoléonienne consiste à reconstituer la société française bouleversée par cinquante ans de révolution, à concilier l'ordre et la liberté; les droits du peuple et les principes d'autorité. Au milieu de deux partis acharnés, dont l'un ne voit que la passé, et l'autre que l'avenir, elle prend les anciennes formes, et les nouveaux principes. Voulant fonder solidement, elle appuie son système sur des principes d'éternelle justice, et brise sous ses pieds les théories réactionnaires enfantées par les excès des partis. Elle remplace le système héréditaire des vieilles aristocraties par un système hiérarchique qui, tout en assurant l'égalité, récompense le mérite et garantit l'ordre. Elle trouve un élément de force et de stabilité dans la démocratie, parce qu'elle la discipline. Elle trouve un élément de force dans la liberté, parce qu'elle en prépare sagement le règne en établissant des bases larges avant de bâtir l'édifice. Elle ne suit ni la marche incertaine d'un parti, ni les passions de la foule; elle commande par la raison, elle conduit parce qu'elle marche la première. Planant au-dessus des coteries politiques, exempte de tout préjugé national, elle ne voit en France que des frères faciles à réconcilier, et dans les différentes nations de l'Europe que les membres d'une seule et grande famille. Elle ne procède pas par exclusion, mais par réconciliation; elle réunit la nation au lieu de la diviser. Elle donne à chacun l'emploi qui lui est dû, la place qu'il mérite selon sa capacité et ses oeuvres, sans demander compte à personne ni de son opinion, ni de ses antécédents politiques."n