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La sélection du mois
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A lire««
A lire absolument«««
Incontournable |
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Jean Bastaire«««
Pour Jeanne d'Arc
Editions du Cerf, 2004.
On finit par oublier que
Jeanne d'Arc est avant tout une femme, une chrétienne, une patriote.
Avec vivacité, Jean Bastaire réfléchit sur les notions d'honneur en
politique, de patriotisme éclairé par la foi, de résistance à
l'oppression. Dans la lignée d'un Malraux ou d'un MIchelet, il fait de
Jeanne la figure d'une France combattant pour la liberté et la
fraternité et, à l'heure où s'édifie l'Europe des vingt-cinq, le modèle
d'une défense de l'indépendance nationale harmonieusement ouverte à la
solidarité internationale.
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Jean Bastaire nous a aussi
gratifié d'un Péguy contre Pétain de toute beauté il y a quelques
années. Son Jeanne d'Arc s'inscrit dans cette lignée. Ouvrage
incontournable pour tout bon patriote. |
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Daniel Teysseire
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La France singulière
Essai de politique
historique sur la spécificité française
Bourin éditeur, 2006.
Qui n'a pas entendu
parler de la fameuse "exception française"? tout le monde peut en citer
des exemples, mais personne, jamais, n'en a évoqué les raisons. Et
pourtant, elles existent tout au long de l'histoire de notre pays et
imprègnent notre inconscient collectif. Daniel Teysseire leur a consacré
un essai court, décapant et tonique. Il y raconte cette France qui de
Clovis à de Gaulle en passant par Richelieu, Louis XIV, la Révolution et
Napoléon, a toujours dit non à une Europe dominante. Une France dont le
peuple reste fidèle à des valeurs d'identité nationale inscrites au fond
de lui-même mais que ses élites, à l'inverse, trahissent souvent. n
N'étaient ses jugements concernant le gaullisme, l'ouvrage bien vu
de Daniel Teyssiere peut constituer un bon vade-mecum historico-politique pour qui veut se battre pour conserver la
"singularité" française. |
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Pierre Manent««
La raison des nations
Réflexions sur la
démocratie en Europe
Gallimard, 2006.
Nous voici pris entre
notre vieille nation que nous ne voulons pas quitter et l'Europe
nouvelle que nous espérons rejoindre sans savoir comment. A un
gouvernement représentatif tend se substituer une "gouvernance
démocratique" qui ne nous gouverne ni ne nous représente. nous voyons
sans nous émouvoir notre existence politique se défaire parce que nous
sommes en proie à l'illusion d'une humanité unifiée qui pourrait tenir
ensemble en se passant de toute forme politique. Pierre Manent interroge
l'histoire, récente et lointaine,de la nation; la manière dont elle a
accueilli et nourri la démocratie; et comment son effacement menace
cette démocratie même.
n
Pierre Manent démontre une
fois de plus que le libéralisme, pensée politique autant qu'économique,
n'est pas incompatible avec l'attachement à et la défense de la
nation. Au contraire: pour défendre la démocratie en Europe, encore
faut-il que cette dernière soit consciente d'elle-même, de sa
civilisation et de ses racines politiques, les nations. |
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