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La sélection du mois «
A lire««
A lire absolument«««
Incontournable |
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Le
livre du Mois
Paul François
Paoli «««
La France sans identité
Pourquoi la République ne s'aime
plus?
éditions Autres temps, 2008.
Comment peut-on être
français? Il ,e sert à rien de créer un ministère de l'Identité
nationale, si nous ne sommes plus capables de réfléchir à cette
question. Dans cet essai, Paul François Paoli affirme que les Français
ont moins besoin d'un discours sur la démocratie et les droits de
l'homme que de retrouver le goût d'une culture et d'une langue qui font
de la France une entité particulière. N'est-ce pas ce doit à la
singularité qui est aujourd'hui occulté dans un monde qui semble voué à
une uniformité massive? promouvoir des valeurs pour l'humanité, comme
l'a fait la révolution française, ne signifie pas se confondre avec le
reste du monde. A l'heure où la prétention occidentale à représenter
l'Universel est mise à mal par des puissances montants, comme la Chine
ou l'Inde, il est urgent de se demander dans quelle mesure il est encore
possible de persévérer dans son être sans succomber à la tentation du
repli. n
Il est peu dire que la
réflexion poursuivie ici par Paul François Paoli, collaborateur régulier
au Figaro littéraire, est une lecture incontournable pour nos
fidèles du Cercle Jeune France , et pour tout autre, bons
Français qui voudraient comprendre où en est parvenu leur pauvre pays et
souhaiterait encore tirer pour l'avenir les leçons de nos errements. La
question de l'immigration est au centre de l'ouvrage mais pas seulement:
celle de la vocation universelle de la France également, vocation
sûrement surannée selon l'auteur et qui nous nuit peut-être aujourd'hui
plus qu'elle ne nous sert. A méditer certainement de toute urgence.
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François
Cahen «««
1918 - Forteresses
Bayol, 2009.
Octobre 1918. Les Alliés
ont percé le front des Balkans. les forces des Puissances Centrales
s'effondrent. Coupée du gros de l'armée, coupée du monde, une
colonne de soldats austro-hongrois reflue vers le nord. autour d'eux:
les montagnes et les maquisards serbes; derrière eux: un détachement
franco-grec lancé à leur poursuite; devant eux: l'espoir d'un asile;
parmi eux: le colonel Alugilać, officier d'élite de l'armée impériale,
héros de la guerre, et le soldat Nielk, lâche, taciturne, cynique.
n
Voilà un jeune auteur qui
se lance dans le roman historique avec talent et avec souffle ! 1918-
Forteresses est une très belle fresque sur la fin d'un monde,
celui de l'Autriche-Hongrie, et le commencement d'un nouveau, celui des
Etats-Nations, le tout sur fond de guerre et de Révolution bolchevique :
le sujet est somme toute est classique mais le récit vivant et fort bien
mené, autour de personnages tout en complexité, comme l'est leur
identité bousculée par l'Histoire. A lire! |
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Régis
Debray
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Le moment fraternité
Gallimard, Nrf, 2009.
Liberté,
égalité, fraternité : 'Les trois marches du perron suprême', disait
Victor Hugo.
Peut-on encore accéder à la marche d'en haut sans retomber dans la
terreur ou bien dans la niaiserie ? Et comment, au royaume morcelé du
moi-je, retrouver le sens et la force du nous, un nous
durable faisant toujours référence à une sacralité, séculière ou
révélée. Régis
Debray
se demande d'abord ce que sacré veut dire, concrètement ; et les
droits de l'homme se donnant comme l'expression contemporaine de
la solidarité humaine, il examine ce que cette
nouvelle
religion civile nous fait faire,
actuellement. Et de dégager les voies d'accès à une fraternité sans
phrases.n
Dans son style si caractéristique - qui peut finir par moment par
alourdir le texte - Régis Debray fait une fois encore oeuvre de
salubrité publique en nous livrant ses réflexions sur les dérives
faussement humanistes et consuméristes de notre temps. |
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Adrien
Goetz«««
Intrigue à
Versailles
Grasset, 2009.
Trois mètres de toile
manquent à la tapisserie de Bayeux, qui décrivent les derniers
rebondissements de l'invasion de l'Angleterre par Guillaume le
Conquérant. Que représentaient-ils ? Les historiens se perdent en
conjectures. Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil,
ronge son frein au musée de la Tapisserie, à Bayeux. La directrice du
musée, dont elle est l'adjointe, est victime d'un attentat. Des
fragments de tapisserie réapparaissent à Drouot. Pénélope est convoquée
par le patron du Louvre qui lui confie une mission discrète. Cette
semaine-là, Diana, princesse de Galles, et Dodi al-Fayed, disparaissent
sous le tunnel du pont de l'Alma. Devant Pénélope éberluée se déroule
l'histoire secrète de la tapisserie. Un mystère qui débute en 1066 et se
prolonge jusqu'à ces jours tragiques de 1997. n
Après
Intrigue à l'anglaise, Adrien Goetz poursuit ici avec érudition et
humour les aventures de Pénélope Breuil, détective improvisée, sur fond
d'histoire de France et d'histoire de l'art. Pur bonheur! |
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