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La sélection du mois «
A lire««
A lire absolument«««
Incontournable |
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Michel
Winock««
Clemenceau
Perrin, 2007.
Georges Clemenceau fut
l'homme aux quatre têtes: le Tigre qui déchire les ministères; le
dreyfusard qui mène pendant neuf ans le combat du droit et de la
justice; le premier flic de France qui dirige d'une main de fer pendant
rois ans le ministère de l'Intérieur; enfin le Père la Victoire qui,
rappelé à 76 ans à la tête d'une France en guerre et au bord de l'abîme,
conduit, indomptable, le pays jusqu'à l'armistice et la paix avec
l'Allemagne. Cet homme de la gauche républicaine incarne une
"certaine idée de la France". ce n'était pas exactement celle du général
de Gaulle - mais, pour reprendre une expression de Charles Péguy, tous
deux ont eu la charge d'empêcher que la France disparaisse de la carte
du monde. ce n'est pas le moindre de leurs mérites. nce. n
Voici une biographie
vivante qui, sans valoir celle de Jean-Baptiste Duroselle, présente bien
des qualités et se lit avec plaisir. |
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Ivan
Rioufol
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La fracture identitaire
Fayard, 2007.
Une fracture identitaire
ébranle le fragile équilibre de la nation, héritière d'une vieille
histoire partagée. nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins. si
rien ne vient rapidement mettre fin au processus de déculturation et de
défrancisation enclenchée par une école amnésique et un
multiculturalisme impensé, la France risque,avant la fin de ce siècle,
de n'être plus qu'un Etat additionnant des communautés claquemurées,
désunies, voire hostiles. L'amenuisement du sentiment national donne
prise aux exigences identitaires des minorités et, singulièrement, aux
surenchères de l'islam politique qui cherche à tirer profit du
déracinement de l'immigration musulmane. n
Ivan Rioufol nous livre ici, à son habitude, un ouvrage courageux et
lucide. Il pointe avec acuité le péril de dissociation qui pèse sur
notre pays et nous met en garde : il est temps de regarder la réalité en
face. |
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Françoise
Hildesheimer«««
La double mort du roi
Louis XIII
Flammarion, 2007.
Dans la galerie des rois
de France, Louis XIII fait grise mine, coincé qu'il est entre son père,
Henri IV, et son fils, Louis XIV. s'intéresse-t-on à son règne, c'est le
nom de Richelieu qui flamboie; au point que les livres d'histoire
sautent parfois sans vergogne de la mort du cardinal, en décembre 1642,
aux débuts tumultueux du futur Roi-Soleil; comme si, avec Richelieu, on
avait enterré Louis XIII. C'est oublier que Louis a survécu six mois à
son ministre: six mois ignorés de la postérité, amis capitaux pour
l'histoire de France. Ce sont ces six mois qui sont racontés ici. n
Françoise Hildesheimer
nous narre ici un instant charnière de notre histoire où l'on voit que
Louis le Juste était un grand roi qui fit l'essentiel pour transmettre
au mieux le pouvoir dans de bonnes conditions à son fils et assurer, via
la Régence et Mazarin, les conditions de la continuité de sa politique
et de la stabilité du pays. |
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