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La sélection du mois «
A lire««
A lire absolument«««
Incontournable |
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Gaetano
Quagliariello««
La religion
gaulliste
Perrin, 2007.
Et si l'on envisageait de
Gaulle comme l'un des grands thaumaturges du XXe siècle? Et le gaullisme
comme une religion laïque? Il fallait sans doute le regard distancié et
empathique d'un étranger, historien spécialiste des idées et des
mentalités politiques, pour oser franchir le pas. Dans un essai nourri
de dix années de recherche parmi les archives, Gaetano Quagliariello
décortique la nature, les formes et les manifestations du charisme
gaullien. il le voit à l'oeuvre dans sa liturgie, dès 1940, dans ses
discours, dans la fabrication du mythe, dans l'usage du pouvoir
plébiscitaire et dans cette extraordinaire relation avec le peuple de
France. n
L'ouvrage vaut bien
mieux que son titre, celui-ci assez ridicule, l'éditeur ayant mieux fait
de conserver le titre original traduit de l'italien "De Gaulle et le
gaullisme". Une biographie qui démontre par exemple, s'il en était
besoin, qu'il n'y a pas eu de "coup d'Etat" en mai 58. |
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Laurent
Lafforgue et Liliane Lurçat
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La débâcle de l'école.
Une tragédie incomprise
F.-X. de Guibert, 2007.
Le système éducatif
français se trouve dans une situation qui n'est pas sans analogie avec
celle de l'armée française en 1940. Comme alors, des erreurs
conceptuelles fondamentales ont été commises et l'esprit de système a
obscurci le sens du réel. comme alors, la responsabilité appartient
d'abord au commandement, en l'occurrence, aux instances dirigeantes de
l'Education nationale qui ont transformé la nature et la finalité de
l'école et ont imposé, depuis des décennies, des pratiques pédagogiques
destructrices des apprentissages. Les conséquences de la débâcle de
l'école pour notre pays tout entier promettent d'être destructrices sans
un rapide sursaut et une profonde refondation. n
Un ouvrage collectif qui réunit les meilleurs esprits, et des esprits
courageux, en terme d'éducation. Lecture indispensable. |
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Simone
Bertière«««
Mazarin.
Le maître du jeu
Editions de Fallois, 2007.
Défiant un monde qui ne
prévoyait pas de place pour lui, Mazarin a gagné sur tous les tableaux.
A sa mort, il se trouvait maître de la France et arbitre de l'Europe,
plus puissant que ne le fut jamais aucun ministre. Il dut à son
intelligence et à sa ténacité une victoire sans appel. Sa victoire était
aussi celle de la France, à l'issue de la longue lutte qui l'opposait à
la maison d'Autriche, et elle apportait à l'ensemble de l'Europe la paix
ardemment désirée. n
Simone Bertière écrit
ici une biographie passionnante à lire et qui s'appuie sur l'information
la plus rigoureuse. Cette plongée dans le Grand Siècle, où l'art
de gouverner est portée à son paroxysme, ouvre au détour du chemin
quelques réflexions salutaires et bienvenues sur notre présent.
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